Liste : livres lus en novembre 2021

Lucie Taïeb. Les échappées.
Jean-Claude Leroy. Lettre ouverte (longtemps réservée) à un éditeur noyé en poésie et dans son sang.
Émile Bravo. Spirou, l’espoir malgré tout, première et deuxième parties.
Camille Ruiz. Perdre Claire.
Raymond Guérin. L’apprenti.
François Durif. Journal de résidence, bilan de compétences.
Marie Cosnay. Comètes et Perdrix.
Zidrou & Frank Pé. La bête, 1.
François Le Lionnais. La peinture à Dora.
Anne Savelli. Des oloés.
Henri Calet. Contre l’oubli.
Fabcaro. Et si l’amour c’était aimer ?
Paul Auster. La chambre dérobée (traduction de Pierre Furlan).
Antoine Idier. Dissidanse rose, fragments de vies homosexuelles à Lyon dans les années 70.
Patrice Luchet. La rentrée de tout un peuple.
Pierre Herbart. Le rôdeur (relu).
Pierre Herbart. L’âge d’or (relu).

Les fantômes ont des doigts

Normalement, je ne suis pas fétichiste. J’ai acheté ce livre, d’abord, parce qu’il m’intéressait et qu’il était vendu à un prix normal. Le fait qu’il soit dédicacé par Pierre Herbart a seulement déclenché cette impulsion qui fait la différence : cette bonne raison que j’attends pour acheter un livre particulier, plutôt que les dix autres qui m’appellent du même cri strident. Je ne fais jamais la queue pour obtenir une signature de mes écrivains préférés (mais, puis-je l’avouer ? allez, oui : devant mes écrivains préférés, il n’y a pas souvent la queue) et on ne me verra pas courir les boutiques d’antiquités pour maniaques d’autographe. Mais là, la chose s’est présentée à moi, c’était juste naturel.

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Masculin / féminin (Paris est tout petit)

J’envoie cette photo à G. alors que je marche sur le boulevard Saint-Germain. Je lui écris : « le poulpe du boulevard Saint-Germain », parce que je passe devant cette devanture tandis que j’ai rendez-vous avec lui, et parce qu’il vient de me faire lire une nouvelle dans laquelle il est question d’un poulpe et de son tentacule (parce que « tentacule » est masculin et que, comme je le lui fais remarquer : ça tombe bien). Il me répond : « Moi, j’ai trouvé une licorne » et, en effet, sur la table du café de la rue Champollion où il m’attend, il y a La licorne de Pierre Herbart – la première fois qu’on s’est rencontrés, boulevard Saint-Germain, c’était Contre-ordre sur la table, et c’était moi qui le lisais.

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Liste : lectures d’avril 2019

Louis Aragon. Les voyageurs de l’impériale.
Jean-Paul Engélibert. La lumière de Tchernobyl.
Raymond Penblanc. Les trois jours du chat.
Sandra Bechtel. J’ai du mal.
Pierre Herbart. Contre-ordre.
Didier Daeninckx. Meurtres pour mémoire.
André Dhôtel. David.

Il possédait quelque chose en commun avec un être

Chaque phrase de ce livre, je voudrais la reprendre à mon compte. Je voudrais l’avoir écrite. Contre-ordre : c’est exactement le livre que j’écrirais, si j’en étais capable. Que c’est beau ! Et quand j’aurai lu tous les livres de Pierre Herbart, je les relirai.

Habiter / résider

« J’habite à Luçon » : est-ce une expression synonyme de « je suis en résidence à Luçon » ? Disons que oui. Habiter / résider. Habiter dans cette maison à Luçon, y être chez moi, cela commence-t-il lorsque j’y ai lavé mes chaussettes (et d’autres choses) pour la première fois ? Je l’ai fait, ça y est. Quand j’ai fait cuire des spaghetti (en l’espèce, c’étaient des penne rigate) sur la plaque électrique ? Je l’ai fait aussi, plusieurs fois. Les cintres, dans l’armoire de la chambre, sont dépareillés : je le confirme, et je les ai presque tous utilisés. Je ne me suis pas permis de punaiser quoi que ce soit au mur, mais j’ai placé à la verticale, appuyé sur l’écran de la télé, le livre de Pierre Herbart que je n’ai pas encore lu : la couverture dessinée par Pierre Le-Tan fait office d’image décorative, qui meuble l’espace pour le faire devenir mien.

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Liste : lectures de février 2019

François Bon. Dans la ville invisible.
Laurent Herrou. Je suis un écrivain.
Jean Forton. Les sables mouvants.
Louis-René des Forêts. Le jeune homme qu’on surnommait Bengali.
Mathieu Riboulet. Quelqu’un s’approche.
Matthieu Hervé. Monkey’s Requiem.
Henri Calet. Le bouquet.
Elena Ferrante. L’amie prodigieuse.
Édouard Louis. Qui a tué mon père.
Pierre Herbart. La licorne.