C’est de lumière qu’il s’agit, justement

C’est lui qui m’a écrit le premier : « Nous voilà voisins de palmarès. » Ses Planètes et mon Héros avaient eu le même prix ex-æquo. Puisque notre rencontre n’a pas eu lieu en vrai, forcée par des circonstances, mais seulement parce que nous en avions envie, nous n’avons pas eu besoin de meubler une conversation creuse. Et, puisque nous n’avions pas de banalités à échanger, nous avons parlé des choses qui comptent. Il s’est procuré mon Héros et j’ai acheté ses Planètes. Je lui ai offert Passerage parce qu’il m’offrait Nuit claire comme le jour. Je me suis trompé dans ma propre adresse, alors le colis s’est perdu, puis il est arrivé quand même. Entretemps, Mario m’avait renvoyé son livre. Je l’ai dévoré aussitôt. Le premier exemplaire, arrivé en second, je l’ai offert à un ami, car la dédicace de Mario m’y invitait — elle contenait ce mot : amitié.

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Désir quand même (inventaire)

Envie de pas grand chose. Tristesse diffuse. Joie de trouver une écriture amie, sur une enveloppe, dans ma boîte aux lettres. Honte de ne pas répondre à d’autres messages, laissés en friche depuis trop longtemps, alors que j’avais aimé les recevoir quand ils sont arrivés. Joie de participer bientôt à un événement avec des vrais gens, si tout se passe bien, grâce aux camarades de Papier Machine. Déception, par anticipation, de voir tout annulé une fois de plus. Plaisir de voir que ma curiosité est contagieuse : à force de poser à tout le monde des questions sur Jean Vaudal, on me répond que mes recherches ont du sens, et que mon article vaut le coup d’être écrit. Vertige devant le grand vide qui me dit, à propos de tout, et surtout de n’importe quoi : « À quoi bon faire ça ? » Joie de parler avec N. de son texte magnifique, qui complètera la saison 3 de nos « Histoires pédées ». Frustration de mener cette conversation sur un écran, comme une réunion de travail, alors qu’elle aurait dû ressembler à une soirée au bistrot. Douceur des heures passées inaperçues, et des bières bues chez G. et E. sans penser à dehors. Frustration de devoir partir si vite, quand je comprends que le temps est passé quand même et que surgissent les mots : « couvre-feu ». Plaisir d’avoir été choyé, dans l’intimité et la chaleur, pour mon anniversaire discret. Tristesse de n’avoir pas soufflé mes bougies avec ma mère, comme nous en avions pris l’habitude au fil de mes vingt-neuf premiers anniversaires. Émotion d’entendre Juline commenter le dessin qu’elle a fait pour moi, en disant : « Ici, ce sont les parents. » Frustration de ne pas l’avoir célébré dans le bruit et la foule, alors que je n’ai jamais eu l’habitude de le faire : devant l’impasse, j’éprouve le désir urgent de ces fêtes impossibles. Effort agréable, mais effort tout de même, de composer un planning pour ma résidence : il faut se projeter pour ne pas moisir. Peur que mes idées d’atelier n’excitent que moi, et laissent les élèves froids. Joie de sentir encore une fois (dans l’œil de quelqu’un, puis dans celui de quelqu’une) la petite étincelle s’allumer. Tristesse d’entendre parler de ces élèves qui, bourrés de qualités (comme tous les êtres humains), se laissent partir à la dérive, par la faute de tout le monde à la fois et de personne en particulier. Désir de pas grand chose, désir quand même. Colère contre tout. Surprise de sentir que le corps marche encore quand la tête ne tourne pas rond : goûter un rayon de soleil, manger, faire l’amour. Dégoût de tout ce qui me dégoûtait déjà : rien ne change, rien ne s’arrange. Plaisir minuscule de porter mon chapeau sous la pluie, plutôt qu’un encombrant parapluie, depuis que j’ai fait couper mes cheveux : j’évite le chapeau lorsqu’ils sont trop longs, car il les aplatit et me fait une tête horrible (au lycée, merci). Agacement, tout de même, à cause de cette petite pluie qui s’immisce : nous avons si peu d’endroits où nous abriter, quand tout est fermé. Plaisir d’imaginer ce geste, qui serait partagé par plusieurs personnages de Rue des Batailles : ébouriffer ses cheveux pour relever un épi écrasé, c’est-à-dire : un tic qui s’efforce de rétablir le désordre, plutôt qu’un tic qui, au contraire, chercherait à lisser une mèche indomptable. Perplexité devant la complexité de mon propre plan de travail. Envie d’écrire quand même.

Disons, pour simplifier : « quand nous étions jeunes »

Je ne l’avais pas remarqué, la dernière fois que je suis sorti à Pierre-et-Marie-Curie : il y a un très beau Bar du Métro. J’ai pourtant l’œil pour ces choses-là, d’habitude. Il y a dix ans, j’avais voulu n’en rater aucun : j’avais photographié trente-deux établissements nommés « Au Métro » situés à la sortie d’une station : la série est sur cette page. J’avais été jusqu’à Levallois, jusqu’à Asnières, même. Mais ce bar à Ivry m’avait échappé. Sur Street View, je remonte le temps : en mai 2008, la terrasse était installée ; depuis 2014, le rideau de fer est baissé. Quand j’ai entrepris cette collection en 2010, le bar était-il ouvert ou fermé ? Sur la porte de l’immeuble, du côté de la rue Celestino-Alfonso, sont affichés des permis de construire et, sans doute, de démolir. Je n’ai pas traversé l’avenue pour les lire en détail. Je pense à Queneau, Courir les rues : « Faut que j’aille voir avant que tout ça ne disparaisse. » Mais c’est trop difficile, ça va trop vite, on en rate forcément.

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Tenir en attendant quoi ?

Jeter ce bazar, au milieu du potimarron, que je ne peux pas mettre dans ma tambouille ? Je dis à J.-E. que c’est trop bête et que je vais désormais garder les graines. Je les nettoie, je les fais sécher. Je les ferai griller. Ça prend un temps fou et ça m’occupe les mains. Du même coup, ça m’occupe la tête : l’une et les autres sont connectées par les nerfs, la moelle épinière, le cerveau. Je pense moins quand je fais des trucs concrets. Dans un moment comme celui-ci, où je ne fais pas grand-chose de bien avec ma tête, ne serait-il pas temps de scier la planche de pin achetée il y a six mois, pour ajouter un étage à ma bibliothèque ? Les graines de potimarron sur une assiette, puis versées dans un bol : J.-E. dit qu’elles ressemblent à des pièces d’or. Est-ce que ça nous rend heureux ? Non. Mais c’est du plaisir : ça nous fait tenir. Tenir en attendant quoi ?

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La composition chimique de l’homme de 2020

L’an passé, à la même date, je pesais deux kilos de plus. Ce que ça dit de mon année écoulée ? Je ne sais pas. On m’a proposé une nouveauté, cette fois : me prélever quelques tubes de sang supplémentaires, puis les garder de côté. Ils seront conservés pendant trente ans dans un frigo sécurisé, au Luxembourg, pour des recherches futures. J’ai donné mon accord. Pourquoi pas ? Dans trente ans, si le monde existe encore, peut-être des gens voudront-ils connaître la composition chimique de l’homme de 2020. Moi ou un autre, on fera l’affaire.

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Il nous reste le jardin de Reuilly

On descend l’avenue Gambetta à visage découvert. Il est trois heures du matin, on a pas mal picolé, l’avenue est déserte. On ne craint pas de projeter nos fluides et notre haleine sur des inconnus : il n’y a personne. Il ne fait même pas froid, on avale de grandes bouffées d’air. C’est un moment rare.

Ce weekend, j’avais prévu de traîner au salon de la revue (annulé), puis de retrouver les camarades de Papier Machine pour une lecture à la librairie (annulée). Vendredi, j’ai appris l’annulation du Marché de la poésie qui devait avoir lieu dans quinze jours. Je m’accrochais encore à cet espoir : il serait épargné, parce que c’est un marché de plein air. « Les grands magasins et les centres commerciaux fonctionnent, alors pourquoi nous interdirait-on de vendre des livres en plein air ? Les théâtres et les cinémas fonctionnent : pourquoi nous interdirait-on de lire nos textes en plein air ? » J’ai été naïf. C’est un sale coup qu’on nous fait encore. À nouveau, s’abattent sur moi la tristesse et la colère. Un étau se resserre d’un cran sur ma poitrine. À défaut de le faire éclater (je ne sais pas faire ça), l’envie de disparaître pour échapper à son emprise.

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C’était une montagne

Quand les amis sont arrivés, tout est devenu plus léger, plus facile. Avant ça (une demi-heure plus tôt, et tous les jours qui ont précédé), la perspective de cette soirée était une montagne. Elle m’excitait et m’effrayait : insurmontable. J’avais peur d’être responsable de quelque chose. Et puis, G. m’a rassuré : « Ce sera aussi au feeling, hein. » On est adultes, on est raisonnables. Surtout : on a envie de se voir. Alors, quoi ? Mais cette actualité pesante, poisseuse, qui me colle à la peau, qui s’insinue partout. La difficulté d’entreprendre les choses les plus simples. Et le matin même : cette attaque dégueulasse, inattendue, dans mon quartier même. Je suis resté planqué chez moi (c’est l’heure de faire mes courses, mais tant pis). Lorsque je sors enfin, je vois les dix ambulances garées devant la mairie, prêtes à nous accueillir au cas où, comme en 2015. J’ai des frissons. Je dis à G. : « Bienvenue à Paris. » On se perd un peu, on fait un détour inutile — mais presque plaisant. Lui avec sa valise, moi avec le sac qui contient les recueils Il manque le corps. Il manque plus que jamais, le corps. Puis : beaucoup moins, d’un coup, lorsqu’ils arrivent. Les amis. On fait ça un peu clandestinement : une poignée de fidèles. Obligé de me priver de la présence des autres (on se rattrapera) afin de n’être pas trop nombreux. Quelques messages gentils reçus dans la journée, pour s’excuser de n’être pas là (mais ces messages, c’est votre façon d’être là). Avec les présents, on a parlé, on a bu des coups, c’était bien. Celles et ceux qui ne se connaissaient pas, désormais, se connaissent. J’aime que mes livres servent à cela : être autre chose que des livres. Des occasions de se voir. Je n’ai pas l’habitude de fêter mes anniversaires : j’envoie une invitation quand mon livre sort. D’autres se marient et envoient des faire-part. Ils font se rencontrer leurs amis, les présentant brièvement l’un à l’autre. Puis les amis court-circuitent l’entremetteur : ils sympathisent. J’aime observer ça.

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Un beau gars croisé dans la 9 et j’oublie le poids du monde

J’ai réduit mes déplacements à leur fonction technique : je me rends d’un point à un autre, sans détour, sans même regarder le décor. Moi dont les gens disent : celui-qui-marche-dans-les-rues-de-Paris. Depuis dix jours, je suis comme les enfants qui dissimulent leur visage avec les mains, disant : « Je suis caché. » Si on ne me voit pas, je n’existe pas. Les visages dans la rue : ils n’existent pas. Je ne vois personne, je parcours une ville déserte, vidée des humains qui la peuplaient. Robot parmi les robots, je ne me promène pas : je vais quelque part. Ce temps perdu, ces quinze minutes de marche, je les meuble d’activités automatiques : je réponds à des messages, les yeux sur mon écran. Faire ça dehors, ce n’est pas moi. Mais cet espace dehors, ce n’est pas ma ville.

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C’est une comédie rocambolesque dans un paysage exotique

C’est un panorama : la tour Eiffel, la Sainte-Chapelle, l’église Notre-Dame-de-la-Croix. Trois pompiers regardent la colonne de fumée derrière les cités du Bas-Belleville. Ils sont en repos. En goguette, comme nous. Ils grignotent ou sirotent des trucs. Nous aussi, nous regardons l’incendie depuis le belvédère.
« C’est à côté du Père-Lachaise, dit J.-E.
— À côté de chez nous, alors. »

Il y a aussi deux types blonds, dont un qui me regarde (pas le plus beau des deux, tant pis). On descend dans le parc, on trouve un banc à l’ombre comme des petits vieux. Au-dessus, une fanfare joue des classiques archi-connus que je ne sais pas reconnaître. À notre gauche, un gars fait jouer sa sono à fond (un autre genre de musique). Entre les deux, moi qui lis Quand la parole attend la nuit et J.-E. qui me raconte son livre à lui. Et puis soudain, je ne sais pas pourquoi : ça tombe comme ça. La tristesse. Elle s’abat sans crier gare.

« Reprendre un café », dit-il. Je dis : « D’accord. » On descend encore, on cherche une terrasse. En fait, je ne cherche pas, je me laisse faire. Je dis : « Au soleil on sera bien. » Finalement, on choisit l’ombre, rue Saint-Maur, et on y est bien aussi. Et ce n’est pas un café, mais une bière. Je dis oui à tout. Et soudain (non, pas soudain : peu à peu, à tout petit peu) ça revient. Je ne sais pas quoi, mais « ça » revient. Il y a une guirlande de fanions au-dessus de nos têtes. Je raconte mon livre. On regarde les programmes du cinéma.

C’est un blockbuster des années 70. Chaque séquence a l’air de nous dire combien elle a coûté, comme le personnage de Catherine Deneuve qui, dans une mise en abyme, ne peut s’empêcher de demander le prix de chaque chose. Il y a des courses-poursuites. C’est une comédie rocambolesque dans un paysage exotique : c’est chouette, mais on se demande pourquoi ç’a été restauré comme on restaure les chefs-d’œuvre. Le « sauvage » qui donne son titre au film est un homme qui a fui sa vie. Il a disparu, sans laisser d’adresse. Forcément, ça m’intéresse. Il vit différemment, loin du monde, sur son île. Il croit que personne ne saura le retrouver. Il ignore qu’on l’a déjà retrouvé depuis longtemps. Que son île est surveillée, ses déplacements documentés. Les légumes qu’il vend au marché (croyant gagner sa vie en travaillant) sont achetés par la multinationale qu’il a fui (pour changer de vie). Le vrai sujet du film est là : d’un coup, à la moitié, le récit prend une épaisseur inattendue. Il plonge dans l’absurde, dans le fatal. La petite liberté qu’on croyait bucolique (« il faut cultiver notre jardin ») est une prison dorée, une farce sinistre, et le héros est humilié. On bascule dans une infinie tristesse. Or, le scénario n’ose pas s’aventurer dans cette voie ; il rebondit par une pirouette. Il choisit l’autre aventure, celle de la romance légère. Et quelques plans tournés à New York, pour montrer au spectateur qu’il reste du budget. Il repart avec le sourire. Moi, je suis déçu : je préférais la tristesse.

Il ne change pas tout par magie

Il laisse son petit tas de saletés au milieu de la chaussée pour aller bavarder avec un autre ; l’autre fait des gestes ; le premier se remet à sa tâche ; mais, avant que son balai touche à nouveau le pavé, il retourne dire un mot au passant ; un promeneur de chien se joint à la conversation ; ils vont tous les trois au bistrot pour la poursuivre au comptoir. Ils s’occupent. Ils disposent sur la ligne du temps, l’une après l’autre, des actions minuscules. Si un événement infime peut être reporté parce qu’un autre se présente, ils ne laissent pas passer cette occasion : toute distraction est bonne à prendre, pourvu qu’elle meuble agréablement l’espace et le temps. Ils prennent du plaisir, ils croient qu’ils existent. Monsieur Hulot sort de chez lui : le balayeur l’aborde, ils échangent quelques mots. Le temps de les prononcer, et d’effectuer certains gestes, est du temps où ils ne font pas rien. Chacun accorde à l’autre de l’attention et de la considération. Il ne lui dit pas qu’il l’aime, mais il lui dit « Tu existes. » Car ce serait cela, exister : empiler des actions minuscules, prendre du plaisir pour s’anesthésier, ne pas mourir. D’habitude, pourtant, ces images me réjouissent. J’ai vu souvent Mon oncle. Je l’ai vu sur le grand écran de l’institut français de Varsovie en 2009. Je l’ai vu sur la télé de J. et J. en Californie, car il fallait qu’ils connaissent ce film que j’aime tant, qui m’émerveille, qui va chercher la gaieté en moi. Mais les images passent et je serre les dents pour ne pas pleurer. Je me lève pour préparer une infusion de n’importe quoi (j’ouvre une boîte au hasard), afin de cacher mon visage un instant. Je me rappelle la promenade à Saint-Maur-des-Fossés, la statue dérisoire de Tati : l’hommage d’une ville sinistre, aseptisée, standard. Depuis longtemps, j’ai pris l’habitude de passer plusieurs heures par jour seul : les moments de vide, j’essaie de les concentrer sur ces heures-là. Non pour les cacher, mais pour ne pas les faire subir. Ce soir J.-E. voulait voir un très beau film triste. Je lui ai dit : « plutôt quelque chose de gai », mais même Mon oncle me déprime. C’est faux : je suis triste et Mon oncle me fait du bien, mais il ne change pas tout par magie.

Au bord de ce chemin, en plein soleil, s’élevaient les murs blancs d’un petit cimetière, enserré comme un cloître. C’était le soleil qui blanchissait la pierre ainsi, brûlant toutes les autres couleurs, et brûlant mes yeux : j’entrais dans l’ombre balsamique de ces murs. Une fontaine : je faisais couler l’eau sur moi, elle s’évaporait aussitôt. Puis, je montais cet escalier, atteignant une sorte de chemin de ronde – c’est à ce point du récit que cessait le souvenir, et que je commençais d’inventer. Il y avait un paysage, il y avait une rencontre. Ç’avait été le préambule à ma nuit. Ce soir je n’ai pas repris le rêve où je l’avais laissé : j’ai pris un autre chemin, au long d’une voie ferrée, contournant ce lac un peu trop sage, suivant le chemin d’ombre au long du canal. J’avais décidé qu’après le pont, seulement, je commencerais d’inventer. J’irais en direction de ce parc qui descend en gradins vers la Seine jusqu’à tremper dans son eau ; ce parc où je ne me suis jamais promené, mais où je me souviens avoir planté un arbre étant écolier. Arrivant là-bas, j’aurais été forcé d’imaginer la suite. Ç’aurait pu être beau. Mais j’ai tardé au long du canal, et je me suis endormi avant le pont. De quoi j’ai rêvé ensuite, je ne sais pas.