Antonin Crenn

Des lieux, des histoires

Pendant les ateliers d’écriture que j’ai animés, j’ai proposé à chacun, à chacune, de choisir un lieu. Et, à partir de ce lieu, d’écrire une histoire. Entre le début et la fin, que s’est-il passé ? J’ai parlé (beaucoup), pour lancer des idées, tendre des perches, indiquer des pistes. Pour décrire le lieu, pour évoquer des émotions, pour créer un personnage. Et chacun, chacune, a écrit son histoire — réelle ou imaginaire — ancrée dans un lieu. Ensuite, j’ai placé ces histoires sur la carte du territoire :

(La carte apparaît en petit sur le blog, ce n’est pas terrible. Le meilleur moyen de la consulter, c’est en plein écran en cliquant ici, et sur un ordinateur plutôt que sur un téléphone).

Il y a encore des timides, qui n’ont pas osé m’envoyer leur texte après que l’atelier s’est terminé. Tant pis pour moi… mais, il n’est pas trop tard ! J’aimerais encore compléter cette carte : j’y ajouterai les textes quand ils arriveront…

Ne surtout pas les démêler (l’intention et l’influence)

J’avais écrit une note d’intention, pour justifier mon envie de faire cette résidence, mon projet d’écrire ce roman. À l’époque, mon personnage s’appelait Martin (comme dans le Héros) — maintenant, il s’appelle Théo — et j’avais écrit ça :

Martin est au bord du canal avec un groupe d’amis. Les amis se baignent dans le canal, comme c’est désormais permis de le faire à Paris (nous sommes bien dans une description réaliste d’aujourd’hui). En marge du groupe, le garçon du septième étage : il se tient éloigné de l’eau, car il ne sait pas nager. La soirée s’étire : on se promène au bord de l’eau, on franchit les ponts, le groupe d’amis se dilate, forme de petites grappes.

Marrant, que j’aie voulu situer cette scène-là au bassin de la Villette (où on se baigne, c’est vrai), alors que toutes les scènes parisiennes sont localisées plutôt autour de la Nation. Mais, j’avais besoin d’eau à ce moment du récit.

Fin avril, pendant cet intermède parisien entre mes deux mois luçonnais, avec J.-E., on est passé dans ce coin-là. Je ne pensais plus à la note d’intention. Devant le pont levant de la rue de Crimée, j’ai aimé observer une nouvelle fois son fonctionnement (j’ai fait cette vidéo, bêtement : une story, comme on dit).

Ici en Vendée, j’ai pensé plusieurs fois à Rohmer, à cause de Saint-Juire. Et figurez-vous que dans notre DVD de l’Arbre, le Maire et la Médiathèque, à la maison, nous avons aussi Fermière à Montfaucon, en guise de bonus sur le thème rural (ce Montfaucon, ce n’est pas celui du Lot, mais celui de l’Aisne). C’est un documentaire. Et figurez-vous, aussi, qu’on peut voir sur Gallica plusieurs documentaires que Rohmer a réalisés pour l’Institut pédagogique national. Un après-midi où il pleuvait sur la plaine de Luçon, je suis resté enfermé, et j’ai vu d’abord celui-ci : Métamorphoses du paysage : l’ère industrielle.

Il est fascinant — la beauté des plans, celle de la langue. À 1 minute 30, nous montrant une pelleteuse sur un chantier urbain, et nous montrant surtout le petit garçon qui observe la pelleteuse, il dit : « L’espèce de fascination qu’elle exerce, la rêverie qu’elle suscite, la beauté propre qu’elle possède, sa poésie même, pourrions-nous dire, sont-elles si différentes de celles dont nous parons notre vieux moulin de toile et de planches ? » Alors, quand J.-E. est venu me voir à Luçon, je lui ai montré ce film, et je suis resté scotché à nouveau.

À la minute 19, on voit le pont levant de la rue de Crimée. Encore lui.

J’ai fini par l’écrire, cette scène prévue dans la note d’intention. Alors que d’autres ont été modifiées (ou ont disparu), celle-ci n’a pas tellement changé : elle était claire dans mon esprit dès le début. J’y ai seulement ajouté ce détail : ce jeu de poulies, cette belle mécanique de la rue de Crimée. Pour le plaisir de me laisser pénétrer par les coïncidences, par les influences.

Il est possible que la péniche de Cidrolin, dans les Fleurs bleues, ait confirmé mon envie de canal. J’avais emporté ce livre sans savoir ce qu’il y aurait dedans, et il s’avère d’un grand soutien dans l’écriture de ce chapitre. À cause du bord de l’eau, donc, mais surtout grâce à sa fin qui ne résout rien. La question posée au début (« Est-ce Cidrolin qui rêve du duc d’Auge, ou le duc d’Auge qui rêve de Cidrolin ? ») pourrait ressembler à une énigme, dont le lecteur voudrait à tout prix découvrir le fin mot. Mais, on ne le saura pas vraiment, ce fin mot, car il n’a aucune importance. La beauté du récit n’est pas dans la résolution du problème, mais dans le récit-même de ce flou, de ces passages entre la réalité et le rêve. Oh, comme je voudrais qu’on comprenne, en lisant Les présents, que mon projet est précisément celui-là ! mêler le réel à la fiction, ne surtout pas les démêler.

Deux surprises

Il y aura deux surprises, ce soir : les élèves vont découvrir leurs propres textes, mis en pages ; et moi, je vais découvrir leurs textes, mis en voix — ils vont les lire, leurs histoires !

Venez, c’est à la salle des fêtes.

C’est un pic, c’est un cap

On traversait la forêt de Vouvant. Un panneau signalait la possibilité qu’une biche nous coupât la route : ça n’a pas manqué, une biche est sortie du bois, a traversé devant nous. Puis, un autre panneau, plus loin : « Attention enfants ». J’ignorais que des enfants sauvages pussent vivre en ces bois. On ne les a pas vus.

Au sortir de la forêt, une petite route bifurque, presque un chemin. Des arbres, encore, mais d’un autre type. Plus domestiques. Un genre de parc. Ils sont immenses, ils sont en feuilles, ils nous masquent la chose que nous sommes venus voir — moi, je ne sais pas encore ce que ce sera, car c’est une surprise. D’un coup, elle surgit. Comme la biche, un peu plus tôt.

C’est une très grande chose. Un truc immense. Une proéminence, un échafaudage, un derrick, une tour Eiffel, un château d’eau. Que dis-je ? C’est un chevalement. C’est ainsi que le nomme W.

Cette excroissance de béton posée sagement sur le sol est la manifestation visible (la partie émergée de l’iceberg) d’un phénomène souterrain dix fois plus profond : le puits dans lequel descendaient les mineurs — car ce chevalement est en quelque sorte la cage d’ascenseur dans laquelle ils se massaient, matin et soir, pour aller au charbon. Deux cents mètres de descente : j’en frémis. C’est effrayant, mais c’est abstrait ; j’ai du mal à réaliser, du haut de ma petite vie confortable, ce que cette distance représente. J’essaie de comparer avec une grandeur connue : deux cents mètres, ce serait comme la tour Montparnasse, mais à l’envers, sous le niveau du sol (ce ne serait pas bête, d’ailleurs, d’enterrer la tour Montparnasse — une idée à creuser).

Je me demande à quoi ressemblerait le paysage, vu de là-haut. Je dis :
« Il faudrait installer un escalier, une échelle.
— Il n’y a que les ouvriers qui travaillaient ici, et ceux qui ont rénové la structure, qui ont pu profiter de cette vue : laissons-leur ce tout petit privilège.
— Ah, mais ! je ne parlais pas de faire monter tout le monde, d’en faire une attraction. Ce serait seulement pour moi, pas pour les touristes.
— Tu es un touriste ! »

En quittant Épagne (car c’est le nom de ce lieu), W. nous fait passer par Faymoreau : les corons étagés en terrasses, les jardins, le jour déclinant sur le bocage. Nous reprenons la route, sans croiser ni biche ni enfant (les unes et les autres sont couchés, sans doute, à cette heure). En regagnant la plaine, le soleil a disparu.

Sages comme des images dans le journal

Là, le but du jeu était : « faire semblant d’être des enfants sages pendant que le photographe de Ouest France est dans la classe ». Ils sont très forts en mime, les gosses de Saint-Martin-Lars !

Voilà, grâce au journal, vous connaissez maintenant les bonnes bouilles des élèves dont je parle sur ce blog, ici et . Vous pourrez les rencontrer en vrai, vous aussi, à Saint-Juire, mardi prochain à 18h30.

Écrire en noir et blanc et en couleurs

En vrai, je suis en couleurs (vous pourrez le vérifier si vous venez vendredi soir à Saint-Michel-en-l’Herm, comme l’article vous y invite). Et en vrai, il arrive que je sois aussi froissé que sur ce journal (parce que je ne repasse jamais mes chemises).

(Ouest France, 14 mai 2019)

Un récit « silencieux », sur le fil

Après L’épaisseur du trait, on retrouve Le héros et les autres dans L’hebdo des notes bibliographiques, la revue de l’Union nationale Culture et Bibliothèques pour tous.

Je partage ici cette belle recension :

Martin, lycéen, vit dans une petite ville de province, à rebours des autres, principalement ceux de sa classe, excepté Félix. Seul, il arpente la ville et « ses géographies » inlassablement : le cours de la rivière, les ruines du château, le square avec son monument aux morts et son jeune héros de bronze. Parfois, après le lycée, il arrive à entraîner Félix dans de longues promenades, lui fait partager ses lieux, le retrouve au petit pont. Ils échangent peu malgré une relation complice. Puis un jour, Félix n’arrive pas…

Livre de passage dans lequel Martin se confronte au monde, se cherche, s’interroge dans son rapport aux autres. Qui suis-je ? Qui sont-ils ? Qu’est-ce qu’un héros et qui peut prétendre l’être ? Le héros et les autres est un récit « silencieux », sur le fil, dans lequel Antonin Crenn est au plus près de la fragilité de l’adolescence, cette période dans laquelle tout peut basculer. On sait peu de choses de Martin, rien de concret sur son quotidien, sa famille, et la temporalité même… Le lecteur le suit juste dans un court laps de temps qui préfigure celui de la construction de soi. Un beau récit, sobre et épuré, à contretemps des modes. Un écrivain en devenir.

(M.-T.D. et A.-M.R.)

Ce qui est Renaissance et ce qui ne l’est pas

Je connaissais déjà Fontenay-sous-Bois et Fontenay-aux-Roses, mais les gens d’ici, quand ils disent « Fontenay », c’est pour dire « Fontenay-le-Comte » — et cette ville-là, je ne la connaissais pas.

Je l’ai visitée hier, de la meilleure façon, c’est-à-dire en compagnie de W. (connu sur ce blog comme « l’intrépide W. »), qui la connaît mieux que sa poche. Après qu’on a pique-niqué au bord de la Vendée (pour ne pas oublier que la Vendée est une rivière), il m’a emmené au parc, sur une terrasse d’où on peut embrasser toute la ville d’un coup d’œil et depuis laquelle, peut-être, un Rastignac du Bas-Poitou a lancé un jour son fameux « À nous deux ! »

Fontenay-le-Comte depuis le parc Baron

C’est une belle ville pour ceux qui aiment les vieilles pierres (moi, j’aime ça). Les bords de la rivière, avec les maisons de guingois qui tombent droit dans l’eau (sans quai pour les en séparer) m’ont fait penser à Saint-Céré. Marrant.

Fontenay-le-Comte, quai de la Vendée

Au château de Terre-Neuve, j’ai appris que Georges Simenon a séjourné deux ans dans ces murs. Il louait deux pièces à l’étage, mais, pour écrire, il préférait être en bas. Il a déplacé une table, qu’il a installée dans un endroit propice : en plein milieu de la chapelle, face au jardin. L’anecdote m’a plu, parce que figurez-vous que j’ai fait la même chose, dans l’endroit où je réside : j’ai déplacé un genre de meuble qui était dans l’entrée, pour le coller dans la chambre, contre la fenêtre : ça me fait un bureau avec vue sur le jardin. Tout pareil. Sauf que mon logement n’est pas Renaissance du tout (il est plus rustique, il est labellisé « camping à la ferme »). L’autre différence, c’est que Simenon a écrit huit romans en Vendée, et que je ne garantis pas d’en faire autant pendant ma résidence.

Déjà, si je termine celui que je suis venu écrire, c’est bien. Je suis peut-être en train d’en commencer la fin. J’ai écrit ces jours-ci quelque chose qui ressemble à l’avant-dernier chapitre… Alors, logiquement, je dois attaquer le dernier, à présent. Le dernier chapitre des Présents. L’enjeu de ce chapitre sera de ne rien résoudre du tout, sans finir en queue de poisson. Je voudrais que le lecteur en soit arrivé au même point que mon personnage, c’est-à-dire qu’il finisse par se moquer éperdument de distinguer le vrai du faux, l’histoire réelle du fantasme. J’espère avoir déjà désamorcé, dans la deuxième partie, tout ce qui aurait pu faire croire qu’on menait une enquête, parce qu’il n’est tellement pas question de cela — je ne voudrais pas qu’on voie du suspense où il n’y en a pas.

J’ai réfléchi là-dessus, à la terrasse du seul café ouvert le dimanche à Fontenay-le-Comte (je vous donne le tuyau de suite pour vous épargner de vaines errances : c’est celui à côté des Halles). Je me suis fait cuire doucement la peau en gribouillant dans mon cahier. J’avoue : je n’ai pas seulement écrit, j’ai aussi lu quelques pages de Queneau, pour rire (« Sais-tu seulement cexé, la vérité ? »). Et pour attendre le car du retour. Puis, je suis rentré. Et j’ai écrit ce billet sur mon petit bureau Henri-II, face à la fenêtre, avec vue sur l’accueil du camping.

On allait au bord de la mer

Je le savais : j’étais déjà venu à la Tranche-sur-Mer. Un nom pareil ne s’oublie pas. J’ai donc cherché, avec Juline, dans nos albums photos, et on a trouvé les preuves.

L’été, pour les vacances, « on allait au bord de la mer, avec ma sœur, ma mère » (et on écoutait cette chanson, précisément, dans la voiture, car notre mère n’avait pas d’autre cassette à mettre dans l’autoradio). Deux fois, nous sommes venus en Vendée.

La première fois devait être en 1999, à vue de nez (il n’y a pas de date sur la photo), et c’était à Saint-Hilaire-de-Riez. Ce nom-là aussi m’avait amusé (« riez ! », dit-il). J’ai presque l’air sportif, sur cette photo : j’aurais une raquette à la main que ça n’étonnerait personne — enfin, si : ça m’étonnerait moi, parce que je n’ai jamais aimé ça, jouer à la balle). Je n’ai aucune idée de quelle est cette chose que je tiens en main : on dirait un gros caillou. Quant au doigt sur l’objectif de l’appareil photo jetable, c’est celui de ma mère, sans doute.

La Tranche-sur-Mer été 2001

Voilà la Tranche-sur-Mer : j’en suis certain. La Tranche n’a pas changé — ce qui a changé, c’est ma tronche. Et encore : si peu ! Sur cette photo-là, une date (imprimée, au dos, par la machine qui développe et qui tire les photos automatiquement) : nous sommes en 2001. Puisque je suis assis, on voit tous les plis, et on constate que je n’avais toujours pas le goût du sport, à l’époque, mais que j’avais celui des crêpes au Nutella et que je ne m’en privais pas (une autre photo de la même série l’atteste, mais je ne vous la montre pas). Je n’avais pas une mauvaise allure, non, mais tout de même, je trouve que je me suis arrangé avec l’âge. Ma grande sœur n’a pas eu besoin de s’arranger beaucoup, elle, parce qu’elle était déjà presque aussi belle qu’aujourd’hui. Bon, elle faisait un peu la gueule, parce qu’elle n’aimait pas les photos, mais on voit bien qu’elle est belle quand même.

Mes souvenirs de ces vacances, honnêtement, sont flous, et se chevauchent. Où nous résidions (au camping ? en appartement ?), je n’en sais rien. Je confonds ces deux étés, et je les mêle à d’autres, passés au bord d’autres mers. Je me rappelle seulement la plage, les baignades. Les crêpes. Nous ne devions pas faire grand-chose d’autre. Et on aimait ça. C’était bien.

Se laisser surprendre

Troisième et dernière séance à Saint-Martin-Lars-pour-les-intimes (Saint-Martin-Lars-en-Sainte-Hermine pour les officiels) : cette fois, je n’ai pas eu besoin de me lever aux aurores, parce que je suis venu en début d’après-midi.

Puisque je ne vous cache rien, voilà : juste avant, j’ai déjeuné en excellente compagnie, au restaurant de Saint-Juire. Je n’ai pris qu’un verre de Mareuil, afin d’avoir toute ma tête devant les élèves, mais je me suis régalé avec tout le reste. Une bonne adresse. Tellement bonne, que l’un de mes compagnons de table m’a dit y avoir déjeuné avec Arielle Dombasle (rapport au film de Rohmer, évidemment) : quant à savoir si elle était assise sur le même siège que moi, ah, on ne le saura pas. On laissera libre cours à son imagination. Fin de l’intermède gastronomique et cinématographique.

Je suis venu l’après-midi, donc, pour changer nos habitudes. Surprise ! On prend très vite des habitudes. La preuve : une petite fille de l’autre classe m’a dit : « tout à l’heure, quand on sera dehors, on te verra te promener » — parce que les autres fois, qui étaient des vendredis matins, quand j’avais fini l’atelier d’écriture avec les grands, je faisais un tour au village (au plan d’eau, par exemple, ou au-delà, vers le château) et je tombais sur les petits, guidés par leur instituteur, en pleine visite pédagogique. Une habitude, déjà.

Voilà, les histoires des enfants ont pris forme. Chacun a trouvé — il me semble — l’enjeu de son texte : le défi qu’il devait relever soi-même, qui est différent de celui de la voisine ou du voisin. Pour surprendre le lecteur, en fonction de la promesse qui lui a été faite dans le titre de l’histoire. Quelques défis : raconter deux fois la même histoire avec deux points de vue (celui de l’homme, celui de l’extraterrestre) ; faire croire au lecteur que l’histoire se terminera bien, puis lui montrer le contraire (pardon pour le spoiler, mais je vous le dis : les animaux n’utiliseront pas leurs pouvoirs pour éviter que l’arbre soit abattu) ; écrire le texte à la première personne, pour éviter de désigner et de décrire le personnage, afin que le lecteur comprenne seulement à la fin à qui il avait affaire.

Ils sont vivants, ces enfants : ça saute dans tous les sens (je parle des idées dans leurs têtes, mais pas seulement, je me comprends). Ils me surprennent. Ils s’éparpillent et puis, hop, d’un coup ils ont trouvé ce qu’ils voulaient, et ils écrivent. Ils vont encore m’étonner, je l’espère, lorsqu’ils présenteront leurs créations au public. Ils liront ; ils exposeront leurs textes et leurs dessins ; ils danseront, qui sait ? Tout est possible. Je leur ai dit : étonnez-moi.

Ça se passera le mardi 21 mai, à la mairie de Saint-Juire (et là, eh bien, vous comprenez que ma digression du début n’était pas innocente).