Je nage, plus à mon aise que dans l’eau véritable

J’ai fait comme Théo dans Les présents (une fille me demande si mes livres sont autobiographiques et je lui réponds que, d’une certaine manière, les personnages me ressemblent, mais j’aurais dû ajouter : « et réciproquement », car aujourd’hui c’est moi qui imite Théo), j’ai fait comme lui au métro Mairie-de-Montreuil : j’ai pris la rue Pierre-de-Montreuil. Je ne suis pas allé jusqu’au parc Montreau qui s’appelait autrefois « parc de Montreuil » (je l’ai lu sur des plans historiques), j’ai bifurqué dans la rue Lenain-de-Tillemont, du nom d’un historien qui possédait un domaine ici, un parc qui n’existe plus désormais. On a construit un collège sur ce terrain et, en face, on a aménagé un parc à l’emplacement d’une usine : un parc de moins, un de plus. Les Grands-Pêchers sont des tours d’habitations ; plus loin, les fameux murs abritent encore du vent les petits pêchers. Un château d’eau. Il fait beau. Je suis en promenade et, pourtant, je vais bosser : le goût de ce paradoxe encore.

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Je ne me souviens pas du parc Montreau

Je parlais de Gaston, mon hamster, l’autre jour sur ce blog. La bestiole m’avait servi, étant môme, d’objet métaphysique pour faire un pari avec la mort : je raconte ça dans le Cafard hérétique et, évidemment, c’est une anecdote de pas grand-chose, qui est seulement une occasion de parler de mon père – parce que c’est de lui que je veux parler, en vrai. Mon père et ce hamster ne se sont pas connus : les années qu’ils ont passées sur terre n’ont pas coïncidé, Gaston étant arrivé quand j’avais dix, onze ans.

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