Liste : livres lus en septembre 2021

Christophe Bagonneau. À contre-jour, la nuit.
Revue L’Arc. Georges Perec.
Julien Thèves. Les rues bleues.
René Frégni. Elle danse dans le noir.
Hélène Bessette. Le bonheur de la nuit.
Virginia Woolf. Des fantômes sous les arbres (traduction de Christine Jeanney).
Myriam OH (Ould-Hamouda). Scènes d’intérieur sans vis-à-vis.
Roberto Bolaño. Un petit roman lumpen.
Mathieu Riboulet. Un sentiment océanique.
Rebecca Gisler. D’oncle.
Anne Savelli. Décor Lafayette.
Quentin Leclerc. Rivage au rapport.
Manu Larcenet. L’étoile qui danse.

Le vaisseau noir progresse dans le cosmos et étend son ombre sur le texte

Je suis désagréable quand je suis triste, c’est idiot car ça ne m’aide pas à me sentir mieux, au contraire, parce que je me sens nul d’avoir été désagréable. Le moment où j’ai peur de m’ennuyer : je vois arriver la chape d’ennui, elle avance doucement à travers le cosmos, comme un vaisseau menaçant et inéluctable, sans se presser, la force tranquille maléfique. Je panique. Un truc dans ma tête dit : « Tout sauf l’ennui », et c’est une stratégie vraiment pourrie parce que ça me laisse croire que je peux faire n’importe quoi pour me sauver, par exemple devenir sombre ou relou, autrement dit : le contraire de ce qui fait du bien. Ce qui me fait du bien, à moi, c’est qu’on m’aime et qu’on me le dise. Qui a envie d’un mec qui fait la gueule ? Le câlin qui sauve. L’ami qui m’écrit : « Et si on se voyait ? », il ne sait pas qu’il me sauve aussi (mais je risque de lui dire non, quand même, et je me sentirai nul après ça). Un message : on pense à moi, j’existe.

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