Lundi 22 août 2005

On est rentrés à la maison hier, après avoir passé une nuit à Nuits. Ce qu’il y a de chouette avec les vacances, c’est qu’on est ravis de partir de chez soi et, après, on est ravis de rentrer chez soi. Ça fait du bien de retrouver ma chambre, mon lit, mon univers, mes habitudes. J’ai passé une bonne nuit, je me suis levé tard (10 heures).

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Vendredi 19 août 2005

Ces deux derniers jours, j’ai commencé le découpage de Une enquête de Régis et Lucien : des viennoiseries pour les canards, j’ai déjà quatorze planches. Je sais que je n’aurai pas le temps de dessiner cette histoire. Dans deux semaines, c’est la rentrée, et je ne pourrai plus dessiner. Ce ne sera plus comme au lycée, où j’avais tellement de temps libre. Ça me fait peur. J’ai peur de passer à côté de ce que je veux vraiment faire. Et si mes études m’éloignaient de mon but ? (Alors que les études sont censées nous en rapprocher…)

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Mardi 16 août 2005

Mon rêve. Au lycée, dans la cour. Je vois Florian. Il va voir tout le monde, mais il m’ignore. Je suis un peu vexé. J’ai envie d’avoir une relation plus intime avec lui ; j’ai même l’impression qu’il me plaît. Enfin, il me voit, il vient vers moi, il me fait la bise (sur la joue, mais très près de la bouche, c’en est troublant). Nous sommes comme deux grands potes qui se disent tout. Enthousiaste, je lui raconte : « Ça y est, c’est fini mon histoire avec lui (tu vois de qui je veux parler bien sûr), j’ai tourné la page. Je lui ai tout dit. Mais j’avoue qu’il occupe encore mes pensées… Voilà quand même une bonne chose de faite. » Avec nous, il y a deux autres copains, dont Alexandre (un copain du collège que je ne revois plus). Alexandre me dit, sur le ton de la surprise : « Tu savais que j’étais pédé ? » Je comprends de travers, pensant qu’il me demande : « Tu savais qu’il était pédé ? » (en parlant de Florian) et je réponds donc : « Bien sûr ! » Alexandre est encore plus surpris. Il répète sa question. Cette fois, je comprends : « Il savait que tu étais pédé ? » et je réponds : « Oui oui ! » Il n’en revient pas. Enfin, je comprends ce qu’il me disait : qu’il l’est lui aussi. Ah ! Bon ! Alexandre est pédé ! Eh bien non, je ne le savais pas. Le quatrième type (que je n’identifie pas) l’est également. C’est un copain depuis longtemps, alors je suis étonné de l’apprendre… et surtout content. Moi qui me désespérais d’être le seul. À la fin, nous sommes quatre copains pédés, on rigole bien, tout est bien (happy end).

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Vendredi 12 août 2005

Hier, pique-nique au bord de la rivière. Les petits se sont baignés. Moi, j’ai trouvé des morceaux de charbon, probables vestiges d’un feu récent. Avec ça, je pouvais dessiner sur les rochers. Je n’avais jamais fait ça ! J’ai eu l’impression d’être l’un des premiers hommes, découvrant le dessin… J’ai fait mes petites peintures rupestres. J’avais du noir plein les mains, c’était agréable. Puis, un coup d’eau pour tout effacer. Dessiner pour le plaisir de dessiner, et non pour le résultat final…

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