Vendredi 26 août 2005

Encore un rêve de B*. Je suis au lycée. Plusieurs fois, je le vois et je l’évite. Plus tard, je suis dans une salle de cours (où aucun cours n’a lieu) : il y a d’autres gens, notamment S* (je ne me rappelle pas les autres). B* vient vers moi pour me parler. Je suis surpris, et ravi. Il me dit, en substance, qu’il faut que je comprenne ceci : son cœur est déjà pris. Il m’apprend qu’il y a déjà une personne — non, deux personnes qui occupent ses pensées. D’abord, il pense être amoureux de R* (dans la réalité, R* est l’un de ses meilleurs amis depuis longtemps ; je me demande, d’ailleurs, s’ils continueront à se voir). Mais il y a aussi un autre garçon, dont il ne me dit pas le nom. Il me dit que cet autre garçon le fait craquer, mais le sentiment est moins fort. C’est plus physique. Ce garçon est beau et musclé : il fait cent vingt pompes par jour. Je suis très étonné, car j’apprends donc que B* est pédé (on en revient toujours à ça), et même un « vrai pédé », pur et dur, pas une sorte d’hétéro déguisé : il aime les vrais beaux mecs musclés, pas les tapettes efféminées (c’est ce que je pense dans le rêve). Il assume pleinement son homosexualité en désirant des hommes masculins. Mine de rien, ça change tout pour moi : s’il ne veut pas de moi, ce n’est donc plus à cause de son orientation sexuelle, mais simplement parce que je ne lui plais pas. J’oublie de dire que, lorsque B* s’approche de moi, il dégage quelque chose d’une grande intensité, une force, une aura. Il rayonne de beauté pure.

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Jeudi 25 août 2005

Goudelancourt. Cette nuit, j’ai encore fait un rêve archi-transparent. J’étais sur mon ordinateur, connecté à Internet, je surveillais ma messagerie. Je cherchais à savoir si, oui ou non, B* avait lu mes mails. Et si (ô miracle) il y avait répondu. Pour savoir cela, j’ai recours un ce système un peu saugrenu : grâce à Internet, je peux surveiller le niveau d’encre dans un encrier (petit flacon, style « encre de Chine ») qui se trouve chez B*. Je m’aperçois que ce flacon est vide. Mais il ne s’est pas vidé naturellement, à force d’être utilisé ! Non, je vois bien que c’est B* lui-même qui l’a vidé, volontairement. Je le prends très mal, car cela signifie qu’il refuse de me répondre. Pire : non seulement il refuse de me répondre, mais il manifeste carrément son hostilité contre mon envie de renouer avec lui, que j’ai exprimée en lui écrivant ces mails. Je suis vexé qu’il ne me le dise pas franchement et que je doive passer par ce stratagème pour le deviner. Très triste de ne plus le revoir, et désolé de comprendre qu’il a mal interprété mon attitude. Je comprends également que c’est M* qui, en grande partie, l’encourage à agir ainsi.

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Mercredi 24 août 2005

Ça continue… J’ai renvoyé un Riri le Clown à B* tout à l’heure. J’en suis particulièrement fier, il m’a bien fait marrer. Je sais déjà quels seront les prochains Riri. Je vais amener en douceur le sujet sérieux, à savoir : « Je ne veux pas te perdre, mais toi, que veux-tu ? » C’est un travail complexe et subtil, qui s’étale sur plusieurs jours… Mais les trois prochains jours, il n’y aura pas de Riri, puisque je pars à Goudelancourt.

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Lundi 22 août 2005

On est rentrés à la maison hier, après avoir passé une nuit à Nuits. Ce qu’il y a de chouette avec les vacances, c’est qu’on est ravis de partir de chez soi et, après, on est ravis de rentrer chez soi. Ça fait du bien de retrouver ma chambre, mon lit, mon univers, mes habitudes. J’ai passé une bonne nuit, je me suis levé tard (10 heures).

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Vendredi 19 août 2005

Ces deux derniers jours, j’ai commencé le découpage de Une enquête de Régis et Lucien : des viennoiseries pour les canards, j’ai déjà quatorze planches. Je sais que je n’aurai pas le temps de dessiner cette histoire. Dans deux semaines, c’est la rentrée, et je ne pourrai plus dessiner. Ce ne sera plus comme au lycée, où j’avais tellement de temps libre. Ça me fait peur. J’ai peur de passer à côté de ce que je veux vraiment faire. Et si mes études m’éloignaient de mon but ? (Alors que les études sont censées nous en rapprocher…)

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Mardi 16 août 2005

Mon rêve. Au lycée, dans la cour. Je vois Florian. Il va voir tout le monde, mais il m’ignore. Je suis un peu vexé. J’ai envie d’avoir une relation plus intime avec lui ; j’ai même l’impression qu’il me plaît. Enfin, il me voit, il vient vers moi, il me fait la bise (sur la joue, mais très près de la bouche, c’en est troublant). Nous sommes comme deux grands potes qui se disent tout. Enthousiaste, je lui raconte : « Ça y est, c’est fini mon histoire avec lui (tu vois de qui je veux parler bien sûr), j’ai tourné la page. Je lui ai tout dit. Mais j’avoue qu’il occupe encore mes pensées… Voilà quand même une bonne chose de faite. » Avec nous, il y a deux autres copains, dont Alexandre (un copain du collège que je ne revois plus). Alexandre me dit, sur le ton de la surprise : « Tu savais que j’étais pédé ? » Je comprends de travers, pensant qu’il me demande : « Tu savais qu’il était pédé ? » (en parlant de Florian) et je réponds donc : « Bien sûr ! » Alexandre est encore plus surpris. Il répète sa question. Cette fois, je comprends : « Il savait que tu étais pédé ? » et je réponds : « Oui oui ! » Il n’en revient pas. Enfin, je comprends ce qu’il me disait : qu’il l’est lui aussi. Ah ! Bon ! Alexandre est pédé ! Eh bien non, je ne le savais pas. Le quatrième type (que je n’identifie pas) l’est également. C’est un copain depuis longtemps, alors je suis étonné de l’apprendre… et surtout content. Moi qui me désespérais d’être le seul. À la fin, nous sommes quatre copains pédés, on rigole bien, tout est bien (happy end).

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