C’était la rentrée ! Je vais tenter de raconter les choses dans l’ordre. Je me suis levé tôt, mais ça ne m’a pas posé de problème. J’ai pris le RER de 7h36. À la gare, j’ai rencontré Pierre (un type qui était dans ma classe en terminale), nous avons fait une station ensemble, car il est très sympathique (et très matinal ! Il allait rejoindre Arnaud… si tôt ?) Dans le train, j’étais peinard, il n’y avait pas grand-monde. Je trouve cela plutôt agréable, le RER, mais je sais que je vais vite déchanter quand je le prendrai tous les jours : c’est la nouveauté qui me plaît. Je regarde défiler le paysage… Face à moi, le soleil se levait tranquillement. Je regarde les gens. Sur les sièges d’en face, un couple très agréable commentait les articles du gratuit 20 Minutes.
Continuer la lectureJeudi 1er septembre 2005
Je me suis fait tirer le portrait par ce cher Photomaton à la gare RER. La photo n’est pas mal, ça ira. J’en ai besoin pour l’inscription à Duperré et pour ma carte « Imagine R ».
Continuer la lectureMercredi 31 août 2005
J’ai fait Bou et Gie. C’est le sixième de la collection, mine de rien ! Il s’appelle : Bou et Gie voyagent dans le temps. J’ai tout fait aujourd’hui : scénario, dessin, couverture.

Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no6 (intitulé Mieux dans mes baskets, mieux dans ma vie, 3 août – 25 novembre 2005), j’ai dix-sept ans.
Mardi 30 août 2005
Je me suis baladé cet après-midi avec Flore dans les 3e et 10e arrondissements de Paris : on a été voir mon école, puis on a cherché sa fac. On a traîné dans un square, on a pris un pot dans un café… c’était très agréable. Avec Flore, c’est fou, je peux passer des heures à papoter de tas de choses.
Continuer la lectureLundi 29 août 2005
Cet après-midi, j’étais chez Benoît. Mon scénario était : « Au fait ? Il n’y a rien qui t’a surpris dans ma lettre ?, etc. » et je lui aurais dit ce que je suis. Finalement, je n’en ai pas eu le courage, ni (surtout) l’envie. Après tout, c’était inutile de le faire. Nous avons passé l’après-midi à glandouiller. C’était bien. Je ne regrette rien.
Continuer la lectureDimanche 28 août 2005
Nous sommes rentrés de Goudelancourt hier. Une fois les valises rangées, la première chose que j’ai faite, ç’a été d’envoyer ces deux Riri à B*. Je ne suis pas très content de moi, car je n’ai pas réussi à être drôle. J’ai été trop grave. Tant pis. Au moins, j’ai fait ce que j’avais prévu de faire, et c’est important. Pour « noyer le poisson », comme je le dis, et faire oublier le ton du premier, je lui ai envoyé ce deuxième Riri, pas très drôle non plus. Bon. C’était un « jour sans », tant pis. Aujourd’hui, à midi, je n’ai toujours pas reçu de réponse. Mais je ne m’inquiète pas : peut-être n’a-t-il pas consulté ses mails ?
Continuer la lectureVendredi 26 août 2005
Encore un rêve de B*. Je suis au lycée. Plusieurs fois, je le vois et je l’évite. Plus tard, je suis dans une salle de cours (où aucun cours n’a lieu) : il y a d’autres gens, notamment S* (je ne me rappelle pas les autres). B* vient vers moi pour me parler. Je suis surpris, et ravi. Il me dit, en substance, qu’il faut que je comprenne ceci : son cœur est déjà pris. Il m’apprend qu’il y a déjà une personne — non, deux personnes qui occupent ses pensées. D’abord, il pense être amoureux de R* (dans la réalité, R* est l’un de ses meilleurs amis depuis longtemps ; je me demande, d’ailleurs, s’ils continueront à se voir). Mais il y a aussi un autre garçon, dont il ne me dit pas le nom. Il me dit que cet autre garçon le fait craquer, mais le sentiment est moins fort. C’est plus physique. Ce garçon est beau et musclé : il fait cent vingt pompes par jour. Je suis très étonné, car j’apprends donc que B* est pédé (on en revient toujours à ça), et même un « vrai pédé », pur et dur, pas une sorte d’hétéro déguisé : il aime les vrais beaux mecs musclés, pas les tapettes efféminées (c’est ce que je pense dans le rêve). Il assume pleinement son homosexualité en désirant des hommes masculins. Mine de rien, ça change tout pour moi : s’il ne veut pas de moi, ce n’est donc plus à cause de son orientation sexuelle, mais simplement parce que je ne lui plais pas. J’oublie de dire que, lorsque B* s’approche de moi, il dégage quelque chose d’une grande intensité, une force, une aura. Il rayonne de beauté pure.
Continuer la lectureJeudi 25 août 2005
Goudelancourt. Cette nuit, j’ai encore fait un rêve archi-transparent. J’étais sur mon ordinateur, connecté à Internet, je surveillais ma messagerie. Je cherchais à savoir si, oui ou non, B* avait lu mes mails. Et si (ô miracle) il y avait répondu. Pour savoir cela, j’ai recours un ce système un peu saugrenu : grâce à Internet, je peux surveiller le niveau d’encre dans un encrier (petit flacon, style « encre de Chine ») qui se trouve chez B*. Je m’aperçois que ce flacon est vide. Mais il ne s’est pas vidé naturellement, à force d’être utilisé ! Non, je vois bien que c’est B* lui-même qui l’a vidé, volontairement. Je le prends très mal, car cela signifie qu’il refuse de me répondre. Pire : non seulement il refuse de me répondre, mais il manifeste carrément son hostilité contre mon envie de renouer avec lui, que j’ai exprimée en lui écrivant ces mails. Je suis vexé qu’il ne me le dise pas franchement et que je doive passer par ce stratagème pour le deviner. Très triste de ne plus le revoir, et désolé de comprendre qu’il a mal interprété mon attitude. Je comprends également que c’est M* qui, en grande partie, l’encourage à agir ainsi.
Continuer la lectureMercredi 24 août 2005
Ça continue… J’ai renvoyé un Riri le Clown à B* tout à l’heure. J’en suis particulièrement fier, il m’a bien fait marrer. Je sais déjà quels seront les prochains Riri. Je vais amener en douceur le sujet sérieux, à savoir : « Je ne veux pas te perdre, mais toi, que veux-tu ? » C’est un travail complexe et subtil, qui s’étale sur plusieurs jours… Mais les trois prochains jours, il n’y aura pas de Riri, puisque je pars à Goudelancourt.
Continuer la lectureMardi 23 août 2005
J’ai passé quatre heures chez S* ; on ne s’était pas vus depuis deux mois. Elle m’a raconté ses aventures : à Madrid, puis à Cologne (elle était là-bas pour les JMJ… sans commentaire).
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