Mardi 23 août 2005

J’ai passé quatre heures chez S* ; on ne s’était pas vus depuis deux mois. Elle m’a raconté ses aventures : à Madrid, puis à Cologne (elle était là-bas pour les JMJ… sans commentaire).

Je lui ai prêté B*. À l’instant, je viens de lui envoyer ce SMS : « J’ai trouvé comment renouer avec B* en douceur et recommencer comme avant. J’avais oublié mon arme fatale : Riri le Clown ! Et pour ma BD, j’attendrai… Ne pas lui faire peur ! »

Je ne crois plus que ce soit une bonne idée de le revoir uniquement pour lui donner ma BD. J’ai envie d’être ami avec lui, de nouveau. Ce que je veux, c’est son bien, rien de plus. Ce qui me fait le plus de mal, c’est quand je le vois seul et triste. Il y a deux ans, il avait un groupe d’amis, il était sociable et plutôt gai, bosseur et ambitieux. À présent, j’ai l’impression qu’il coupe les ponts, qu’il se renferme. Il est triste, il ne travaille plus.

J’ai bien compris qu’il ne m’aimera jamais. Peu importe ! Je lui souhaite d’être heureux. Tant pis si ce n’est pas avec moi. Même si c’est avec M* — je ne suis plus jaloux.

Ça, c’est pour sa vie amoureuse. Mais les amis sont importants aussi, et j’ai l’impression qu’il n’en a pas beaucoup. Il est vital d’avoir quelqu’un à qui on peut tout raconter, tout partager. Je veux bien jouer ce rôle pour lui, avec le plus grand plaisir du monde ! Mais l’amitié, c’est comme l’amour, ça ne se force pas.

Alors voilà, Riri le Clown fait son come-back. J’en ai envoyé un premier (avec le traditionnel mail qui introduit la BD et la commente), puis j’ai été dîner. Ensuite, je suis revenu sur le PC pour en taper un deuxième. S* était connectée à MSN, je lui ai fait lire les deux.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no6 (intitulé Mieux dans mes baskets, mieux dans ma vie, 3 août – 25 novembre 2005), j’ai dix-sept ans.

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