Lundi 15 août 2005

Hier soir, on a été chercher Juline à la gare de Thonon-les-Bains. Nous sommes donc réunis pour cette petite semaine… Ce matin, il pleut.

Mon rêve de cette nuit. Il s’agit sûrement de plusieurs rêves, car c’est très long. Toute la nuit, j’ai eu l’impression de n’avoir que B* en tête ! Je me souviens de plusieurs séquences.

Première séquence. Je suis à la maison. Juline est là aussi. Je vois que B* entre chez nous, mais qu’il m’ignore. Je me dis qu’il exagère : il n’est pas obligé de passer du temps avec moi, mais il pourrait au moins me saluer ! Je reste dans mon coin. Puis, Juline m’appelle : elle me dit de toucher la matière du polo de B*, qui est extraordinaire. B* est assis sur un canapé, il porte un polo et, dessus, un pull à fermeture éclair. Je m’assois à côté de lui, je touche son vêtement. Pour apprécier l’épaisseur du tissu, je le prends entre mes doigts et, pour faire ce geste, j’effleure la peau de B*. Cela me trouble beaucoup, car je n’ai jamais touché sa peau. Il se laisse faire. Il ne m’adresse toujours pas la parole.

Deuxième séquence. Je suis sur mon lieu de vacances : Aix et Châtel à la fois, confondus. J’apprends que B* passe ses vacances dans le même bled que moi (mais il ne sait pas que j’y suis aussi). Je vais le voir. Je ne me rappelle pas ce que nous faisons, ce que nous disons.

Troisième séquence. Au lycée, une fille de ma classe me dit qu’elle a besoin de travailler sur une photo de B* (pour une raison que j’ignore). Elle dispose d’un délai très court, elle craint de ne pas y arriver. Je lui dis que je peux le faire à sa place. Elle est ravie. Elle me confie la photo en question : c’est un recadrage, agrandi, de la photo de classe (exactement comme je l’ai fait avec la vraie photo de classe), mais B* y est très jeune (douze, treize ans).

Quatrième séquence. Je suis seul avec B*, dans un endroit qui pourrait être la cour du lycée. Nous marchons et discutons. J’ai du mal à trouver quoi lui dire. Dans un moment de silence, c’est lui qui prend la parole. Il dit qu’il a remarqué que je m’habillais comme lui : le sweat que je porte (beige) est le même que le sien (marron). Je l’arrête en disant : « Tu te trompes, je vois bien que le tien est neuf, je ne t’ai jamais vu le porter, alors que le mien a déjà deux ans : pour une fois, c’est toi qui t’habilles comme moi. »

Cinquième séquence. Dans le fil d’une discussion (à propos de nous deux et de mes sentiments), il me dit que je dois continuer de croire en l’amour, malgré cette première déception. Je lui réponds (en substance) qu’il prêche un convaincu : je crois en l’amour, et je n’ai pas l’intention de cesser d’y croire !

plus tard

Sur la carte que je lui ai dessinée aujourd’hui, j’avais voulu représenter la vue qu’on a depuis notre balcon, mais on ne voit rien à cause de ce temps pourri. Le brouillard est si opaque qu’on ne voit même plus les montagnes ! À la place, j’ai dessiné la photo qui figure sur un dépliant touristique de Châtel.

J’ai dessiné une planche sur cet épisode, près de la rivière, lorsque j’ai dessiné au charbon sur un rocher.

Vers 11 heures, j’ai envoyé un SMS à Benoît : « Ce serait super si tu pouvais voir pour moi les résultats du concours Talent Dessin sur www.bdfil.ch ! Merci beaucoup beaucoup ! » Pas de réponse. Je l’appelle vers 17 heures, il ne répond pas. Dix minutes plus tard, il m’envoie un texto : « Je viens de me réveiller ! J’ai regardé le site à l’instant, y a rien… Je te rappelle s’il y a du nouveau. » Il est 23 heures, je me couche.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no6 (intitulé Mieux dans mes baskets, mieux dans ma vie, 3 août – 25 novembre 2005), j’ai dix-sept ans.

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