Lundi 1er août 2005

Une émission passionnante ce matin sur France Inter (« Aller-retour », de 9 à 10 heures) consacrée aux poètes de la Beat Génération : Kerouac, Burroughs, Ginsberg. Ça m’a donné encore plus envie de lire Sur la route, que j’ai emprunté à la bibliothèque la semaine dernière. J’ai appris que Kerouac était d’origine québécoise (on l’a entendu parler français à la radio, avec son accent québécois).

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Dimanche 31 juillet 2005

Hier soir, donc, R* et M* sont venus. J’ai montré à R* mes dernières planches (sauf B*, bien sûr !) et mes carnets de dessins à M*. Elle a bien aimé les portraits. Un truc m’intrigue : à chaque fois que des gens ont vu le portrait de Tardi que j’ai fait dans ce carnet, ils y ont reconnu un acteur célèbre, mais ils n’ont pas su me dire son nom. C’est une coïncidence fortuite ! Juline aussi a montré ses dessins. C’est intéressant pour moi de montrer mes BD à R*, parce qu’il dessine aussi.

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Mercredi 27 juillet 2005

Mon rêve de cette nuit. J’allais à Parly 2, seul, à pied. À un moment, il faut que je prenne un ascenseur. Il est plein à craquer. Parmi tous ces gens, il y a Flore. « Tiens, que fais-tu ici ? », etc. On décide de passer un moment ensemble. On entre dans Parly 2. On arrive dans la clinique. On comprend alors qu’on est dans la mauvaise partie du centre, on décide donc de marcher encore. On atteint les boutiques. Et là, je vois une sorte de présentoir à cartes postales, vous savez, les machins sur pied qui tournent. Et je m’écrie : « Ah, les cons ! Ils n’ont rien compris ! » parce qu’ils ont disposé mes planches de B* sur ce présentoir, séparément, planche par planche. « Ils sont trop cons : ils n’ont pas compris que c’était une histoire complète ? » Flore me dit de me calmer, et de regarder « là-bas ». Là-bas, c’est le coin librairie. Sur la table, il y a des tas d’exemplaires de mon B* (au moins une cinquantaine) reliés. Une grande joie m’envahit. Je m’approche. Les deux types qui tiennent le stand me saluent. Je dis que je suis surpris qu’ils en aient tiré autant d’exemplaires : ils comptent donc vendre tout ça ? Ils me répondent d’un air confiant. Oui, sans problème. Voilà, c’était : « les rêves de gloire d’Antonin Crenn ».

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Lundi 25 juillet 2005

Cette nuit, un de ces rêves comme j’en fais quelquefois, que je n’aime pas. Ils me mettent mal à l’aise. Sur le moment, le rêve se passe sans problème, mais au réveil, je réalise. Et c’est là que j’ai ce sentiment désagréable. J’étais à une soirée, une sorte de fête de famille. Bien sûr, il y avait maman et Juline, et un tas d’autres gens. Je vois papa. Je suis surpris : depuis si longtemps je ne l’ai pas vu ! Je me demande pourquoi ce temps si long. Toutes ces années sans se voir… Je me demande ce qu’il est devenu. Je comprends plus ou moins que c’est maman qui s’est arrangée pour que je n’aie plus de contact avec lui. Au début, je ne sais pas comment me comporter avec lui. Nous sommes comme des étrangers. Puis, petit à petit, le lien s’établit. À la fin de rêve, je m’aperçois que, pendant cette soirée, j’ai passé le plus clair de mon temps avec lui. Je me souviens qu’il était beau.

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