Rentrez chez vous

Pour quelle raison les gens vont-ils d’un lieu à un autre ? Souvent, dans le train, je m’interroge. Mais ce jeu a pris une tournure inédite depuis que la police le joue aussi : elle joue avant moi, il faut que je passe mon tour. Dès l’arrivée à la gare, elle demande à chacun de prouver qu’on a une bonne raison de prendre ce train. Dans mon cas, mes papiers disent en substance : « je rentre chez moi ».

Sur le quai quasi désert, qui sont ces trois ou quatre jeunes types, hyper bien gaulés ? Où vont-ils ? Dans le wagon quasi vide, qui est cette dame portant un masque fait main, coupé dans une pièce de tissu à fleurs ravissant ?

Continuer la lecture

Un muscle, un os, un rythme

Ce n’est pas ce qu’on appelle des palpitations, parce que ce n’est pas le cœur que je sens, au fond de ce creux que j’ai dans la poitrine, là où le sternum s’enfonce (je suis sûr que cet os touche mon cœur, mais ça, c’est mon idée à moi). Là, la chose que je sens palpiter, c’est sur le côté droit, alors que mon cœur est comme celui de la plupart des gens : à gauche. Le muscle qui gigote sans raison, très vite, est situé en surface : c’est un de ces muscles rangés entre les côtes, un de ceux qui couvrent l’autre, le plus important, celui qui pompe le sang. N’empêche : un truc pulse fort et vite dans ce creux où les côtes s’enfoncent, et j’aime pas ça.

Continuer la lecture

Liste : lectures de 2002

René Barjavel. La nuit des temps.
Aldous Huxley. Le meilleur des mondes.
Boris Vian. L’écume des jours.
Boris Vian. J’irai cracher sur vos tombes.
Léo Malet. 120, rue de la Gare.
Marcel Pagnol. La gloire de mon père.
Alexandre Dumas. Le comte de Monte-Cristo.
Marcel Pagnol. Le château de ma mère.
Stendhal. Le rouge et le noir.
Émile Zola. Thérèse Raquin.