Mardi 25 avril 2006

À 8h30, j’attends devant Duperré : il devait arriver… mais je ne le vois pas.

À 11h30, j’attends à la sortie de la salle où il avait cours. Il ne sort pas.

À 12h30, il sort. Il est seul. Il est beau. Ce sont exactement les circonstances idéales pour lui dire : « Ça te dirait qu’on aille manger tous les deux ? J’ai envie de te connaître. » Mais son allure pressée me déconcerte, et je n’arrive pas à lui proposer quoi que ce soit. Je m’arrête à : « Tiens, tu ne manges plus à la cantine, au fait ? » Nous échangeons vingt mots. Lui, toujours aussi souriant. Et il s’en va.

Et je suis triste.

Continuer la lecture « Mardi 25 avril 2006 »

Lundi 24 avril 2006

Bof. Petite journée tristounette.

Il n’était pas à la cantine. Ce midi, je l’ai cherché partout — jusqu’au square — et je ne l’ai pas trouvé. Je l’ai aperçu pendant la pause du cours de modelage. Il était beau. À la sortie des cours, je marchais trois mètres derrière lui pour aller au métro — il était avec une copine.

Pourtant, j’y croyais.

Mais, pas moyen de le voir seul…

Continuer la lecture « Lundi 24 avril 2006 »

Dimanche 23 avril 2006

J’écris ma lettre de motivation pour Estienne. Je fais une première pseudo-simulation d’entretien avec maman et Juline (je leur montre mon dossier commenté, quoi).

Je termine De Profundis.

Demain, je retourne à l’école. Je suis content parce que :

  • je vais revoir les copines (copains) ;
  • je vais travailler : avec des profs sur le dos, c’est plus facile ;
  • j’aime mon école.

Je ne suis pas content parce que :

  • j’aurais pu (dû) travailler plus.

Mais… C’est aussi à É* que je pense… « Si tu ne le fais pas, tu le regretteras »… « Tu n’as rien à perdre »… « C’est le seul moyen de savoir si ça vaut le coup »…, etc.

Et s’il n’était pas inscrit à la cantine pour le troisième trimestre ? Ça compliquerait encore les choses.

N’est-ce pas.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Vendredi 21 avril 2006

Rêve 100 % É*. Je n’aime pas la première partie, mais la deuxième si.

Première partie. Je suis sur Internet et je cause avec lui sur ce fameux chat. Mais, au bout de quelque temps, il branche sa webcam… et je me rends compte que ce n’est pas lui. Je me suis donc trompé ! Le mec que j’ai cru reconnaître sur ce chat n’est pas É*.

Deuxième partie. Nous sommes dans une salle de classe, assez grande, genre la salle des BTS com’, tables blanches. Il est dans le fond. Un peu au-devant, il y a B*. B* qui est nouveau dans ce groupe, mais qui a vite sympathisé avec les autres. Il est en train de dessiner dans l’agenda d’É* (référence au dessin que j’ai fait dans l’agenda d’Alexandre). Sur son dessin, on reconnaît la tête d’É* de profil, souriant, avec une sorte d’arc-en-ciel qui jaillit de sa tête par l’arrière. B* me dit : « Allez, vas-y ! » Il m’encourage à aborder É*, car il me dit que celui-ci est accessible : « Profites-en, vas-y maintenant ! » Je ne me souviens pas bien de la suite : comment j’ai abordé É*. Mais je suis sûr que nous avons parlé ensemble, car le rêve durait encore longtemps.

J’ai envie de sexe, j’ai envie d’amour, j’ai envie de complicité avec un garçon homosexuel.

Continuer la lecture « Vendredi 21 avril 2006 »

Jeudi 20 avril 2006

Enfin je vois S* ! Nous allons le matin au musée d’Orsay voir l’expo « Cézanne et Pissarro ». En fait, elle y allait avec sa mère, et je me suis joint à elles. Puis, nous allons tous les deux chez moi. On se fait des nouilles et on papote, et c’est super. Je lui montre quelques dessins. On parle de son Daniel, on parle d’É*.

Je ne travaille pas une seule minute aujourd’hui. Je bouquine, je glandouille. « Comme d’habitude », coup de fil de Camille. J’aime bien.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Mercredi 19 avril 2006

On sort à Paris, avec maman et Juline. On va manger chez Chartier, où on avait déjà été une fois, et c’est chouette. Puis on va au Louvre. On voit la fameuse expo Ingres. C’est bien, j’apprends des trucs.

J’ai fait des pages pour Bazart no3. J’ai fait une page avec des cadenas de casier qui parlent, sur le principe Chocolats / chevaux du Parthénon. D’après une idée de Camille B*.

Surtout, je fais deux pages qui m’amusent beaucoup, sur cette histoire de la salle 307, « la salle qui n’existe pas »… Anecdote vécue.

Continuer la lecture « Mercredi 19 avril 2006 »

Mardi 18 avril 2006

Je m’attaque enfin un peu au design d’espace.

Maman a rendez-vous chez le chirurgien. Elle va se faire opérer mercredi prochain pour son histoire de veines qui déconnent dans ses jambes. On n’aime jamais trop ça…


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Lundi 17 avril 2006

Je rêve d’É* pour la (N+1)e fois. C’est ridicule. En fait, je suis tombé amoureux de l’idée que je me fais de lui ; il n’y a que quand il n’est pas là que je pense à lui comme ça. Quand je suis face à lui, il ne m’émeut pas autant. Je me demande si, finalement, je n’aurais pas pu me monter les mêmes films autour de n’importe quel autre type ? Ce n’est pas la personnalité d’É* qui m’intéresse (je ne la connais pas). C’est peut-être seulement qu’il remplit idéalement tous les critères pour être le mec que je dois aimer : il est à Duperré, dans la section où je voudrais entrer (ce qui signifie qu’on a des goûts communs), il est homo, il est physiquement séduisant. Sur le papier, c’est le mec idéal, n’est-ce pas ?

Continuer la lecture « Lundi 17 avril 2006 »

Dimanche 16 avril 2006

Ding dong, les cloches passent. On se gave de chocolat.

Je travaille beaucoup, toujours.

Le soir, je regarde sur Arte un film sur Michel-Ange. J’ai un frisson en voyant Adam, je suis bouleversé par David. C’est beau à pleurer. J’apprends plein de trucs sur son côté architecte, que je ne connaissais pas.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.