Vendredi 21 avril 2006

Rêve 100 % É*. Je n’aime pas la première partie, mais la deuxième si.

Première partie. Je suis sur Internet et je cause avec lui sur ce fameux chat. Mais, au bout de quelque temps, il branche sa webcam… et je me rends compte que ce n’est pas lui. Je me suis donc trompé ! Le mec que j’ai cru reconnaître sur ce chat n’est pas É*.

Deuxième partie. Nous sommes dans une salle de classe, assez grande, genre la salle des BTS com’, tables blanches. Il est dans le fond. Un peu au-devant, il y a B*. B* qui est nouveau dans ce groupe, mais qui a vite sympathisé avec les autres. Il est en train de dessiner dans l’agenda d’É* (référence au dessin que j’ai fait dans l’agenda d’Alexandre). Sur son dessin, on reconnaît la tête d’É* de profil, souriant, avec une sorte d’arc-en-ciel qui jaillit de sa tête par l’arrière. B* me dit : « Allez, vas-y ! » Il m’encourage à aborder É*, car il me dit que celui-ci est accessible : « Profites-en, vas-y maintenant ! » Je ne me souviens pas bien de la suite : comment j’ai abordé É*. Mais je suis sûr que nous avons parlé ensemble, car le rêve durait encore longtemps.

J’ai envie de sexe, j’ai envie d’amour, j’ai envie de complicité avec un garçon homosexuel.

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Jeudi 20 avril 2006

Enfin je vois S* ! Nous allons le matin au musée d’Orsay voir l’expo « Cézanne et Pissarro ». En fait, elle y allait avec sa mère, et je me suis joint à elles. Puis, nous allons tous les deux chez moi. On se fait des nouilles et on papote, et c’est super. Je lui montre quelques dessins. On parle de son Daniel, on parle d’É*.

Je ne travaille pas une seule minute aujourd’hui. Je bouquine, je glandouille. « Comme d’habitude », coup de fil de Camille. J’aime bien.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Mercredi 19 avril 2006

On sort à Paris, avec maman et Juline. On va manger chez Chartier, où on avait déjà été une fois, et c’est chouette. Puis on va au Louvre. On voit la fameuse expo Ingres. C’est bien, j’apprends des trucs.

J’ai fait des pages pour Bazart no3. J’ai fait une page avec des cadenas de casier qui parlent, sur le principe Chocolats / chevaux du Parthénon. D’après une idée de Camille B*.

Surtout, je fais deux pages qui m’amusent beaucoup, sur cette histoire de la salle 307, « la salle qui n’existe pas »… Anecdote vécue.

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Mardi 18 avril 2006

Je m’attaque enfin un peu au design d’espace.

Maman a rendez-vous chez le chirurgien. Elle va se faire opérer mercredi prochain pour son histoire de veines qui déconnent dans ses jambes. On n’aime jamais trop ça…


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Lundi 17 avril 2006

Je rêve d’É* pour la (N+1)e fois. C’est ridicule. En fait, je suis tombé amoureux de l’idée que je me fais de lui ; il n’y a que quand il n’est pas là que je pense à lui comme ça. Quand je suis face à lui, il ne m’émeut pas autant. Je me demande si, finalement, je n’aurais pas pu me monter les mêmes films autour de n’importe quel autre type ? Ce n’est pas la personnalité d’É* qui m’intéresse (je ne la connais pas). C’est peut-être seulement qu’il remplit idéalement tous les critères pour être le mec que je dois aimer : il est à Duperré, dans la section où je voudrais entrer (ce qui signifie qu’on a des goûts communs), il est homo, il est physiquement séduisant. Sur le papier, c’est le mec idéal, n’est-ce pas ?

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Dimanche 16 avril 2006

Ding dong, les cloches passent. On se gave de chocolat.

Je travaille beaucoup, toujours.

Le soir, je regarde sur Arte un film sur Michel-Ange. J’ai un frisson en voyant Adam, je suis bouleversé par David. C’est beau à pleurer. J’apprends plein de trucs sur son côté architecte, que je ne connaissais pas.


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Samedi 15 avril 2006

On va au cinéma, voir Jean-Philippe. J’étais un peu sceptique au début, mais après quelques minutes je suis entré à fond dans le film. D’où : chansons de Johnny dans la tête ce soir.

Carte postale de Flore (de Pise : il y en a qui ne s’en font pas !)


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Vendredi 14 avril 2006

J’ai rêvé pour la Ne fois que j’osais parler à É*.

Je bosse sur le polar.

J’achète des chocolats pour maman et Juline (dimanche, c’est Pâques).

Pas de nouvelles de B*. Il doit être parti en vacances.

Coup de fil de Camille.


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Jeudi 13 avril 2006

Je passe la journée à bosser (enfin !).

Je dessine et peins sur « l’univers du polar ». Pour l’occasion je ressors la machine à écrire de papa (sur laquelle j’ai tapé mon premier Azertyuiope et Minou) pour la dessiner. Avec un cendrier et une bouteille. Je m’amuse.

J’ai dans la tête L’aigle noir (qui se partage mon cerveau moitié-moitié avec La valse à mille temps).

Coup de fil de Camille.


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