Une bonne journée. Je vais à Beaubourg parce qu’il n’y a que dans la librairie du Centre Pompidou que je pourrai trouver les bouquins qui m’aideront à me faire un rapide bagage culturel dans le domaine du graphisme… J’achète trois livres : sur Étienne Robial, sur Alain Le Quernec, sur Massin. Et un livre sur Cocteau, pour le plaisir.
Pour rentrer vers l’école, je choisis mon itinéraire favori — encore plus agréable quand il fait beau comme aujourd’hui — : la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. D’ailleurs, je suis passé aussi par la rue Quincampoix. La totale. (À ce propos, savez-vous que, d’après Judicaël, la porte du 14, rue Quincampoix est la plus belle porte de Paris ?)
Rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, j’ai acheté un sandwich dans une boulangerie gay (si, si, ça existe !). Il a le même goût qu’un sandwich hétéro. La seule différence, c’est qu’on est servi par un beau mec gay.
Je suis décidé à faire mon entrée (modeste, certes) dans le grand monde. J’entre donc dans la librairie Les Mots à la bouche. Une librairie très agréable (contrairement à Blue Book, qui ne m’inspire pas : depuis l’extérieur, elle fait plus ghetto, même la vitrine est intimidante). Je n’achète rien, mais je parle avec l’un des libraires (très agréable lui aussi). Je lui demande s’il existe une suite immédiate à La tendresse sur la peau (que j’ai fini hier). Il me dit que oui : c’est La symphonie des adieux. Tant mieux, car c’est celui que j’ai ! Je peux donc le lire. Je craignais qu’il y en ait un autre, avant. Je dis au type que je reviendrai acheter le quatrième, après…
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