Travail. Le pied.

Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.
Travail. Le pied.

Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.
Travail. Je m’amuse comme un petit fou.

Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.
Pas cours aujourd’hui. Je vais aux portes ouvertes du lycée Renoir (qui propose aussi un BTS communication visuelle). Et avant, je vais manger à la cantine. À 11h30. Comme vendredi dernier. Avec l’intention de m’installer à la table des BTS. Comme vendredi dernier.
La tablée est là. Mais il manque quelqu’un ; le plus important ; je ne vois pas É* ; je suis déçu ; moi qui avais espéré passer aux choses sérieuses aujourd’hui… Du coup, je ne me joins pas au groupe. Tant pis. Même si j’en ai bien envie, quand même, parce qu’ils sont tous chouettes.
Continuer la lecture « Vendredi 31 mars 2006 »Ce matin, un SMS de Benoît : « 3 millions dans la rue ! Le combat continue ! » Je n’avais pas de contact avec lui depuis un mois (le forum des anciens élèves du lycée). Je suis content qu’il m’écrive ; je lui réponds ; plus tard il m’appelle, mais je suis en cours et ne décroche donc pas.
En expression plastique, on dessine Christelle, une petite jeunette aussi bien fichue que celle des magazines. Léo est aux anges, j’imagine qu’Étienne aussi. Moi, je suis jaloux : pourquoi on n’a jamais de modèle mec ?
Pour deux jours, *** (le copain de Camille) est à Paris, et j’ai l’occasion de le croiser à la sortie des cours.

Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.
En design d’espace, je stagne. Je doute. En français, je me suis fait qualifier de « génial » par Mme Smadja parce que j’ai compris un texte de Finkielkraut qu’elle annonçait comme « très difficile ».
À table, une discussion avec Étienne, Morgane et Coline qui me mine. Pour eux, le CPE est « peut-être le seul moyen pour la France de rester compétitive » et « peut-être une solution au chômage ». Nous débattons, mais c’est malheureusement inutile.
Ce que je ressens, c’est de la peur. Pour moi, mon opinion me paraît tellement évidente, la seule possible ! Ces trois-là sont comme moi : ils sont jeunes, et dans deux ou trois ans ils seront confrontés à ces problèmes ; pour moi, il était donc évident que le CPE paraissait aussi scandaleux à leurs yeux qu’aux miens… Et en fait, non. J’ai peur quand je m’aperçois que des jeunes peuvent avoir un discours aussi fataliste face aux progrès du libéralisme sauvage. Je suis déçu, aussi, il faut bien le dire.

Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.
Ce matin, en expression plastique, je suis bon.
Enfin, Duperré se mobilise contre le CPE. Avec quelques collègues Duperriens, nous rejoignons les autres étudiants en école d’art devant Estienne, car la manif part de la place d’Italie (chez eux) pour aller à République (chez nous). Nous devons donc subir le trajet en métro République-Italie et risquer la suffocation, l’écrasement ou la crise subite de claustrophobie.
À la place d’Italie, il y a Célie, Pauline et moi ; des filles de mise à niveau C ; Eflamm et Estelle ; d’autres du BDE. En tout, je dirais vingt-cinq ou trente Duperriens. Et nous avons perdu les Estiennois, Olivier-de-Serriens, Boulistes, Beaux-ardiens et Art-décoïstes (pardon pour ces néologismes). Deux copains de Duperriens se joignent à nous, dont un certain David : sympa et plutôt séduisant (même s’il en joue un peu trop) et, selon une intuition venue d’ailleurs, peut-être homo. Bon.
Continuer la lecture « Mardi 28 mars 2006 »Ce prof de *** est très gentil, probablement même très compétent, mais, ne nous le cachons pas, un tantinet relou. Tant pis : faut faire avec.
En revanche, M. Dugard est vraiment un chouette type. J’aime quand il parle. Je trouve quelque chose de fascinant dans sa volubilité passionnée. Et surtout : dans l’intérêt qu’il porte à chaque chose ; et dans son enthousiasme pour ce qui vient de nous.
Ma journée, d’un point de vue É* :

Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.
Travail, essentiellement.

Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.
Je travaille assidûment sur le polar (communication visuelle). Et aussi pour le cours de volume (je crée en papier mâché un truc pour contenir des friandises en pâte d’amande).
Cela fait un an que Juline est avec Seb.

Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.
Nuit un peu agitée. Pour la troisième nuit consécutive, je rêve que j’essaie de parler à É*. C’est ridicule. Vraiment, il faut faire quelque chose. Ce matin, juste pour l’anecdote, je consulte mon horoscope. Bof. En revanche, le sien — si ma mémoire est bonne, son profil sur Rezo-G indiquait qu’il était sagittaire — le sien est excellent : « de l’amour à profusion aujourd’hui. »
À midi, je prends mon courage à deux mains et me joins à la tablée des BTS Com… juste en face de lui. Ils m’accueillent très gentiment. Lui me dit : « Bienvenue ami mànaa. » Au final, ce n’est pas forcément avec lui que je parle le plus, mais je passe une demi-heure très agréable.
Je ne sais pas si É* me plaît. Mais j’ai tout de même envie de le connaître.
Ce que j’aime chez lui : sa manière de regarder les gens ; son sourire franc. Sa voix — je m’étonne de citer ce détail car, habituellement, la voix n’est pas une chose qui retient mon attention.
Continuer la lecture « Vendredi 24 mars 2006 »