Samedi 15 avril 2006

On va au cinéma, voir Jean-Philippe. J’étais un peu sceptique au début, mais après quelques minutes je suis entré à fond dans le film. D’où : chansons de Johnny dans la tête ce soir.

Carte postale de Flore (de Pise : il y en a qui ne s’en font pas !)


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Vendredi 14 avril 2006

J’ai rêvé pour la Ne fois que j’osais parler à É*.

Je bosse sur le polar.

J’achète des chocolats pour maman et Juline (dimanche, c’est Pâques).

Pas de nouvelles de B*. Il doit être parti en vacances.

Coup de fil de Camille.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Jeudi 13 avril 2006

Je passe la journée à bosser (enfin !).

Je dessine et peins sur « l’univers du polar ». Pour l’occasion je ressors la machine à écrire de papa (sur laquelle j’ai tapé mon premier Azertyuiope et Minou) pour la dessiner. Avec un cendrier et une bouteille. Je m’amuse.

J’ai dans la tête L’aigle noir (qui se partage mon cerveau moitié-moitié avec La valse à mille temps).

Coup de fil de Camille.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Mercredi 12 avril 2006

Encore une journée pour rien. Bon. Faut que je me prenne en main.

Je passe presque toute la journée à me casser la tête sur l’ordinateur pour faire le montage d’un film d’animation d’une minute seulement. Ce n’est pas rentable. Mais je m’amuse.

Coup de fil de Camille G*.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Mardi 11 avril 2006

Un mois pile-poil qu’Internet est en panne. Relou.

Je lave mes carreaux. Je dessine dans mon carnet de croquis. Je lis les nouvelles du recueil qu’on a écrit en cours de français. Je vernis mon Torink en argile. Je regarde Un chant d’amour de Genet. Je me branle.

Une journée pour pas grand-chose. Mais j’aime bien (comme dirait l’autre).


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Lundi 10 avril 2006

Je poste mes lettres pour Flore et B*. J’espère que B* aura la bonne idée de me faire signe quand il aura reçu la sienne.

Ce soir je regarde Billy Elliott et plusieurs fois je suis près de pleurer.


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Dimanche 9 avril 2006

Souvenez-vous : aux dernières vacances, Flore m’avait envoyé un Mr. Jekyll par la poste… Je me venge : à mon tour de lui envoyer un Torink. Je lui fais un Torink grandeur nature (sur une feuille au format raisin) que je plie en tout petit, comme une carte routière. J’y joins une photo dédicacée de Torink et je glisse le tout dans une enveloppe transparente. Je m’amuse comme un petit fou.

Juline revient de Londres. Elle y a passé deux jours avec Seb.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Samedi 8 avril 2006

Je vais en gravure pour la troisième fois. Je choisis le bois. Je suis satisfait du résultat. C’est pas mal du tout ! Il y a Étienne et Camille B*.

C’est les vacances.

L’après-midi, je me promène, je vais aux bibliothèques du Pecq, pour voir. En ce moment, je lis De Profundis.

J’écris à B*. Une lettre de quatre pages en BD. Je joindrai Bazart no2 et un tirage de ma gravure de ce matin.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

Vendredi 7 avril 2006

À 10h30 je viens trouver le prof de com’ M. Thibault pour lui montrer mon travail : je me pointe pendant son cours avec les première année de BTS… D’où : occasion de voir É*. D’échanger deux mots avec lui — mais pas les mots que je voudrais.

À 11h30 je m’impose à leur table, et j’ai assez bien calculé mon coup pour me trouver face à lui, comme la première fois. Et, comme la première fois, ce n’est pas forcément lui le plus bavard.

C’est agréable. Mais, au moment où je pourrais être seul avec lui, je renonce. C’est peut-être par manque de courage, comme d’habitude, mais je crois que c’est aussi par doute. Ai-je vraiment envie de le connaître, finalement ?

Il a payé 170 € une place pour un concert de Madonna.

J’ai peur.

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Jeudi 6 avril 2006

Conseil de classe. Il n’aurait pas pu se passer mieux. Sur mon bulletin, il est écrit : « En tous points remarquable. Correspond de manière exceptionnelle à la section demandée. » Pour tout le monde, y compris les profs, il paraît évident que je serai pris en BTS. Pourtant, je n’arrive pas à me sentir bon. Et soudain, je pense à S* au lycée, à son manque de confiance en elle, et à tous ceux qui l’accusaient d’être faussement modeste.

Cet après-midi, pendant une heure, j’ai Mmes Marot et Smadja rien que pour moi, qui examinent mon dossier, sélectionnent mes travaux, me conseillent. Quelle chance.

Après les cours, Judicaël nous invite au café : Flore, Camille, Lydia, Célie, Étienne et moi. J’aime de plus en plus cette femme. Très étrange, voire carrément givrée, mais très attachante. Elle me donne un exemplaire du livre qu’elle a sorti pour son expo à la Salpêtrière, il y a onze ans.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.