On traversait la forêt de Vouvant. Un panneau signalait la possibilité qu’une biche nous coupât la route : ça n’a pas manqué, une biche est sortie du bois, a traversé devant nous. Puis, un autre panneau, plus loin : « Attention enfants ». J’ignorais que des enfants sauvages pussent vivre en ces bois. On ne les a pas vus.
Continuer la lectureSages comme des images dans le journal
Là, le but du jeu était : « faire semblant d’être des enfants sages pendant que le photographe de Ouest France est dans la classe ». Ils sont très forts en mime, les gosses de Saint-Martin-Lars !

Voilà, grâce au journal, vous connaissez maintenant les bonnes bouilles des élèves dont je parle sur ce blog, ici et là. Vous pourrez les rencontrer en vrai, vous aussi, à Saint-Juire, mardi prochain à 18h30.
Écrire en noir et blanc et en couleurs
En vrai, je suis en couleurs (vous pourrez le vérifier si vous venez vendredi soir à Saint-Michel-en-l’Herm, comme l’article vous y invite). Et en vrai, il arrive que je sois aussi froissé que sur ce journal (parce que je ne repasse jamais mes chemises).

(Ouest France, 14 mai 2019)
Un récit « silencieux », sur le fil
Après L’épaisseur du trait, on retrouve Le héros et les autres dans L’hebdo des notes bibliographiques, la revue de l’Union nationale Culture et Bibliothèques pour tous.

Je partage ici cette belle recension :
Martin, lycéen, vit dans une petite ville de province, à rebours des autres, principalement ceux de sa classe, excepté Félix. Seul, il arpente la ville et « ses géographies » inlassablement : le cours de la rivière, les ruines du château, le square avec son monument aux morts et son jeune héros de bronze. Parfois, après le lycée, il arrive à entraîner Félix dans de longues promenades, lui fait partager ses lieux, le retrouve au petit pont. Ils échangent peu malgré une relation complice. Puis un jour, Félix n’arrive pas…
Livre de passage dans lequel Martin se confronte au monde, se cherche, s’interroge dans son rapport aux autres. Qui suis-je ? Qui sont-ils ? Qu’est-ce qu’un héros et qui peut prétendre l’être ? Le héros et les autres est un récit « silencieux », sur le fil, dans lequel Antonin Crenn est au plus près de la fragilité de l’adolescence, cette période dans laquelle tout peut basculer. On sait peu de choses de Martin, rien de concret sur son quotidien, sa famille, et la temporalité même… Le lecteur le suit juste dans un court laps de temps qui préfigure celui de la construction de soi. Un beau récit, sobre et épuré, à contretemps des modes. Un écrivain en devenir.
(M.-T.D. et A.-M.R.)
Ce qui est Renaissance et ce qui ne l’est pas
Je connaissais déjà Fontenay-sous-Bois et Fontenay-aux-Roses, mais les gens d’ici, quand ils disent « Fontenay », c’est pour dire « Fontenay-le-Comte » — et cette ville-là, je ne la connaissais pas.
Continuer la lectureOn allait au bord de la mer
Je le savais : j’étais déjà venu à la Tranche-sur-Mer. Un nom pareil ne s’oublie pas. J’ai donc cherché, avec Juline, dans nos albums photos, et on a trouvé les preuves.
L’été, pour les vacances, « on allait au bord de la mer, avec ma sœur, ma mère » (et on écoutait cette chanson, précisément, dans la voiture, car notre mère n’avait pas d’autre cassette à mettre dans l’autoradio). Deux fois, nous sommes venus en Vendée.

Se laisser surprendre
Troisième et dernière séance à Saint-Martin-Lars-pour-les-intimes (Saint-Martin-Lars-en-Sainte-Hermine pour les officiels) : cette fois, je n’ai pas eu besoin de me lever aux aurores, parce que je suis venu en début d’après-midi.
Continuer la lectureLa carte, le territoire et moi
On croirait que je présente la météo, sur cette photo : en réalité, je pose devant la carte participative affichée à la médiathèque. Et la photo, c’est dans le Ouest France d’aujourd’hui.

Brest-Luçon-Vintimille
À Saint-Michel-en-l’Herm, il existe une rue de l’Ancienne-Voie-Ferrée. C’est parce qu’il y avait une voie ferrée, autrefois (je vous en ai touché un mot l’autre jour à propos de Lairoux). Elle a disparu en même temps que les trains, je suppose, ou peu après.

Un faible pour Lairoux
J’ai un faible pour Lairoux. Je n’ai pas dit « pour les roux » (encore que ce serait vrai aussi, car j’aime bien les garçons roux — je ne sais pas pourquoi —, mais ce n’est pas le sujet, ici). J’ai vu pas mal d’endroits chouettes dans les parages, mais j’avoue : Lairoux, ça me botte spécialement.
