Un récit « silencieux », sur le fil

Après L’épaisseur du trait, on retrouve Le héros et les autres dans L’hebdo des notes bibliographiques, la revue de l’Union nationale Culture et Bibliothèques pour tous.

Je partage ici cette belle recension :

Martin, lycéen, vit dans une petite ville de province, à rebours des autres, principalement ceux de sa classe, excepté Félix. Seul, il arpente la ville et « ses géographies » inlassablement : le cours de la rivière, les ruines du château, le square avec son monument aux morts et son jeune héros de bronze. Parfois, après le lycée, il arrive à entraîner Félix dans de longues promenades, lui fait partager ses lieux, le retrouve au petit pont. Ils échangent peu malgré une relation complice. Puis un jour, Félix n’arrive pas…

Livre de passage dans lequel Martin se confronte au monde, se cherche, s’interroge dans son rapport aux autres. Qui suis-je ? Qui sont-ils ? Qu’est-ce qu’un héros et qui peut prétendre l’être ? Le héros et les autres est un récit « silencieux », sur le fil, dans lequel Antonin Crenn est au plus près de la fragilité de l’adolescence, cette période dans laquelle tout peut basculer. On sait peu de choses de Martin, rien de concret sur son quotidien, sa famille, et la temporalité même… Le lecteur le suit juste dans un court laps de temps qui préfigure celui de la construction de soi. Un beau récit, sobre et épuré, à contretemps des modes. Un écrivain en devenir.

(M.-T.D. et A.-M.R.)

Ce qui est Renaissance et ce qui ne l’est pas

Je connaissais déjà Fontenay-sous-Bois et Fontenay-aux-Roses, mais les gens d’ici, quand ils disent « Fontenay », c’est pour dire « Fontenay-le-Comte » — et cette ville-là, je ne la connaissais pas.

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On allait au bord de la mer

Je le savais : j’étais déjà venu à la Tranche-sur-Mer. Un nom pareil ne s’oublie pas. J’ai donc cherché, avec Juline, dans nos albums photos, et on a trouvé les preuves.

L’été, pour les vacances, « on allait au bord de la mer, avec ma sœur, ma mère » (et on écoutait cette chanson, précisément, dans la voiture, car notre mère n’avait pas d’autre cassette à mettre dans l’autoradio). Deux fois, nous sommes venus en Vendée.

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Se laisser surprendre

Troisième et dernière séance à Saint-Martin-Lars-pour-les-intimes (Saint-Martin-Lars-en-Sainte-Hermine pour les officiels) : cette fois, je n’ai pas eu besoin de me lever aux aurores, parce que je suis venu en début d’après-midi.

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Brest-Luçon-Vintimille

À Saint-Michel-en-l’Herm, il existe une rue de l’Ancienne-Voie-Ferrée. C’est parce qu’il y avait une voie ferrée, autrefois (je vous en ai touché un mot l’autre jour à propos de Lairoux). Elle a disparu en même temps que les trains, je suppose, ou peu après.

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Un faible pour Lairoux

J’ai un faible pour Lairoux. Je n’ai pas dit « pour les roux » (encore que ce serait vrai aussi, car j’aime bien les garçons roux — je ne sais pas pourquoi —, mais ce n’est pas le sujet, ici). J’ai vu pas mal d’endroits chouettes dans les parages, mais j’avoue : Lairoux, ça me botte spécialement.

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Le tour du village

J’ai fait le tour du village, deux fois. Je veux dire : j’ai fait le tour des deux villages.

Ici, en Vendée, je me suis promené dans chaque rue de Beugné-l’Abbé (il n’y en a pas beaucoup) et j’ai été voir les extrémités de chacune : les maisons qui délimitent le bourg, qui marquent son commencement, qui le circonscrivent, qui en dessinent le tour.

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Plus près du nid

J’ai montré « mes » cigognes (la famille qui vit à côté de chez moi) à l’intrépide W. Celui-ci est aussitôt monté dans l’arbre d’en face, aidé de sa seule main droite (car la gauche tenait l’appareil photo) et il à réussi à saisir cette image merveilleuse : une moitié du couple de cigognes, saisie dans l’intimité du nid — une image émouvante, avec force détails.

En vrai, non, il n’a pas fait ça. Il est resté à côté de moi, les pieds sur le chemin de terre, mais son appareil photo dispose d’un zoom avantageux (ce que mon téléphone n’a pas). Cela ne diminue en rien ses mérites : ce garçon a des tas d’autres qualités. Par exemple, il m’a généreusement permis d’utiliser sa photo ici. Grâce lui en soit rendue.