Dimanche 25 décembre 2005

Je suis sorti acheter du pain vers 10h30. J’avais mon jean bleu, mon long manteau noir, ma chemise blanche. Je me suis regardé dans la vitrine de la supérette et je me suis trouvé vachement beau. (Ben oui : et pourquoi pas ?)

Papy et Jacques sont venus pour le déjeuner. Papy portait le pull que Marie lui a offert hier soir ; or, il se trouve que c’est exactement le même pull que nous lui offrons, nous, ce midi. Nous l’échangerons… En attendant, on a bien rigolé.

À 16h30, ils sont déjà repartis.

Je devrais peut-être écrire plus longuement au sujet de Noël, mais je n’en ai pas envie, là, ce soir, à cette heure (il est 19h38)… parce que… j’ai enfin eu un contact avec Alexandre.

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Vendredi 23 décembre 2005

Oh, mais… est-ce donc possible ? Aujourd’hui, j’ai travaillé.

En fin d’après-midi, j’ai eu une vague « conversation » sur MSN avec B*. C’est terrible : il est si distant… Il répond par monosyllabes. Il faut que je lui pose des questions pour qu’il me parle. N’a-t-il donc rien à me dire ? C’est dommage.

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Lundi 19 décembre 2005

J’ai posté ma lettre à B*.

J’ai été à Beaubourg pour voir deux expos. Celle sur William Klein, que je ne connaissais que comme photographe et sur qui j’ai appris plein de choses. Ça m’a plu. Puis, celle sur Christian Bourgois, l’éditeur. J’ai réalisé qu’il avait publié plusieurs de mes écrivains préférés. Chez les Français : Vian et Perec. Chez les Américains (en fait, les seuls Américains que je lis sont publiés chez lui) : Fante, Kerouac, Burroughs, Brautigan. Que du beau monde.

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Dimanche 18 décembre 2005

J’ai eu envie de relire Ours du soir, espoir : cet épisode d’Anatole Lebrun que j’avais trouvé si mauvais qu’il n’est jamais sorti de mes cartons. Ce qui m’a amusé, c’est que j’ai eu l’impression de refaire, dans Bienvenue au club, ce que j’avais essayé de faire dans cette BD ratée : à la fin de la soirée, les deux personnages se retrouvent côte à côte sur un canapé, à s’apercevoir de leur homosexualité commune, et parler de cela un verre à la main. Quand j’ai fait Ours du soir, espoir, j’imaginais une situation que j’avais envie de vivre. Dans Bienvenue au club, c’est presque la même situation, mais bien vécue !

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Samedi 17 décembre 2005

Je dors comme une masse jusqu’à 11 heures.

L’après-midi, nous allons à Saint-Germain tous les trois pour trouver des cadeaux de Noël. Il m’arrive quelque chose d’extraordinaire en entrant à l’Univers du Livre. Quand je passe la porte du magasin, je jette un coup d’œil aux caisses. Et là, qui vois-je ? Qui est le caissier ? Vincent. Oui, lui-même. Le Vincent du RER. Je ressens un pincement dans la poitrine, immédiat, puis une chaleur douce, et je souris. Je suis heureux, j’ai du mal à détacher mon regard de lui.

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