Samedi 10 décembre 2005

Je fabrique un cadeau pour Flore : une boîte (de coton-tiges) décorée, toute belle, avec plein de conneries à l’intérieur, à base de chat : chat-r-en-sac, chat-colas, sucette au chat-nanas, ber-chat-l’ermite, etc. À cause du personnage de chat qu’elle dessine toujours, évidemment.

En fait, je ne travaille pas. Ou si peu… !

Je passe une très, très bonne soirée. J’ai décidé d’en raconter une partie en BD. Alors, du coup, je ne vais pas la réécrire ici. Ce serait redondant, n’est-ce pas ?

La soirée a un peu dégénéré à la fin. P*, si sérieuse d’habitude, était tellement faite qu’elle a fini a moitié à poil, à dormir sur le canapé. Quant à C*, elle a été prise d’une envie irrépressible d’embrasser goulûment un type qui n’avait pas l’air contre.

J’ai fait la connaissance d’Alexandre : c’est précisément ce que je raconte dans ma BD.

J’ai passé la nuit chez Coline.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Vendredi 9 décembre 2005

J’ai un 14 en style : ça c’est de la bonne note, isn’t it ?

Cet après-midi commencent les cours de vidéo. Je mets ma modestie dans ma poche et je montre à la prof les deux films d’animation que j’ai faits, dont je ne suis pas peu fier.

Lydia m’apprend que, pour la fête de demain, un imprévu fait que je ne pourrai pas passer la nuit chez elle, ou difficilement. Je décide d’improviser : on verra bien.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Jeudi 8 décembre 2005

Pour la première fois, un cours de Mme Marot où l’on ne travaille pas intensément… bizarre bizarre…

Bazart no1 est sorti ! Hourra ! Joie ! Noël ! Jouez hautbois, résonnez musettes ! Il est tout beau. Il y a cent exemplaires. Il s’agit maintenant de les vendre…

Ce soir, je découvre que j’ai horrible bouton de fièvre en train de pousser. Je cours chez le pharmacien avant qu’il ne ferme.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Mercredi 7 décembre 2005

Séance intensive de glandouillage ce matin en MCR. J’ai discuté avec Camille. Je parle de Camille G., pas de Camille B., qui est dans le groupe 2 et que j’ai moins souvent l’occasion de voir.

J’ai demandé à Lydia si je pouvais passer la nuit chez elle samedi, après la fête chez Flore. Non seulement elle est d’accord, mais elle est enthousiaste.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Mardi 6 décembre 2005

Ce matin, comme mardi dernier, il y avait « Vincent » sur le quai. C’est donc la troisième fois que je le vois. Je l’ai attendu, je l’ai vu arriver, j’aurais aimé le saluer, mais je n’ai pas osé.

Dans le train, je me suis mis à ma place habituelle (déjà la routine). J’avais Vincent devant moi, de dos. J’ai fait un rapide croquis, pour le redessiner ce soir.

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Lundi 5 décembre 2005

Tous les jours, dans la rue du Temple, au même endroit — un étroit renfoncement dans le mur, comme une niche — je voyais le même homme. Il dormait là, il vivait là.

Ce matin il n’était plus là. À sa place, il y avait quelques fleurs, un portrait dessiné et, sous le portrait, cette inscription : « Là où je suis je n’ai plus froid. »


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Samedi 3 décembre 2005

Cinéma avec maman et Juline : Trois enterrements de Tommy Lee Jones. Quel film !

J’ai réalisé un deuxième film d’animation « image par image » avec mon appareil photo numérique. Il dure trente-trois secondes et s’intitule : M. Gris dans : La vie est cruelle. Le rôle de M. Gris est interprété par ma gomme « mie de pain ».


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Vendredi 2 décembre 2005

J’ai de nouveau profité de la compagnie charmante de Camille J. ce matin, pour deux stations de RER. Nous prenons le même train tous les jours, et c’est seulement cette semaine que nous nous en sommes aperçus.

En fait, je me rends compte que je néglige mes amis du lycée. À part Camille ou Flore, grâce à des rencontres fortuites, je ne vois plus personne. Je ne demande même pas de nouvelles. Depuis combien de temps n’ai-je pas parlé à S*, qui est pourtant si importante pour moi ? Remarquez qu’elle fait comme moi : elle est encore plus absorbée que moi par son travail, alors elle me néglige aussi !

J’ai eu un SMS d’Adeline la semaine dernière, après deux mois sans nouvelles. J’y ai répondu, mais je n’ai pas pris la peine de l’appeler. Pourtant, j’ai très envie de lui parler, de savoir ce qu’elle devient, de lui dire ce que je deviens.

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Jeudi 1er décembre 2005

Puisque je commence un nouveau carnet, profitons-en pour mettre fin à cette supercherie : le texte écrit sous la date du 1er décembre n’est pas forcément écrit le 1er décembre même, mais par exemple le lendemain, voire plus tard. Mais je fais comme si. J’écris au présent quand même. C’est plus fluide que d’écrire « Hier j’ai fait ci » ou « Avant-hier j’ai fait ça. »

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