Dimanche 18 décembre 2005

J’ai eu envie de relire Ours du soir, espoir : cet épisode d’Anatole Lebrun que j’avais trouvé si mauvais qu’il n’est jamais sorti de mes cartons. Ce qui m’a amusé, c’est que j’ai eu l’impression de refaire, dans Bienvenue au club, ce que j’avais essayé de faire dans cette BD ratée : à la fin de la soirée, les deux personnages se retrouvent côte à côte sur un canapé, à s’apercevoir de leur homosexualité commune, et parler de cela un verre à la main. Quand j’ai fait Ours du soir, espoir, j’imaginais une situation que j’avais envie de vivre. Dans Bienvenue au club, c’est presque la même situation, mais bien vécue !

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Samedi 17 décembre 2005

Je dors comme une masse jusqu’à 11 heures.

L’après-midi, nous allons à Saint-Germain tous les trois pour trouver des cadeaux de Noël. Il m’arrive quelque chose d’extraordinaire en entrant à l’Univers du Livre. Quand je passe la porte du magasin, je jette un coup d’œil aux caisses. Et là, qui vois-je ? Qui est le caissier ? Vincent. Oui, lui-même. Le Vincent du RER. Je ressens un pincement dans la poitrine, immédiat, puis une chaleur douce, et je souris. Je suis heureux, j’ai du mal à détacher mon regard de lui.

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Vendredi 16 décembre 2005

Ce matin, dans l’escalier, E* me parle ! Il me dit qu’il a remarqué que j’avais « triché » pour ma BD dans Bazart : le motif sur le carton à dessins du personnage se répète. Il n’est pas dessiné à la main. Je suis très fier de comprendre qu’il a observé mon dessin avec autant d’attention. Je le revois ce midi, pour lui vendre un numéro. Qu’il est beau ! C’est impressionnant.

Je photocopie Bienvenue au club.

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Mercredi 14 décembre 2005

Je n’ai pas cours. Je passe la journée à dessiner Bienvenue au club.

Je fais un saut à la bibliothèque du Vésinet pour chercher des images de documentation pour ma nouvelle. Je ne trouve rien.

Lundi, j’avais envoyé un long SMS à B*. Je me suis inquiété de n’avoir pas de réponse : j’en ai reçu une aujourd’hui ! À 18 h 22. Une très longue réponse, qui fait plus d’une page. Je suis content. Voici : « Salut ! Désolé de pas avoir répondu plus tôt, j’ai été très occupé. Ma vie reste calme, je suis bien dans mon école, les gens sont sympas, tout ça. Le seul événement qui change, c’est que j’ai eu mon permis :-p »


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Mardi 13 décembre 2005

Rendez-vous à 9 h 15 au musée Rodin avec la classe et Mme Bonhivers. Je pars donc plus tard que d’habitude : je ne prends pas le RER de 7 h 46 dans lequel j’aurais pu voir Vincent, comme tous les mardis…

Ce qu’on fait au musée Rodin : c’est chouette, on dessine les œuvres, j’aime beaucoup. Voyant mon travail, un garçon que je ne connais pas (il est en terminale L et il est venu au musée pour bosser sur une œuvre en particulier) me demande de l’aider : je lui fais un croquis sur sa copie.

L’après-midi, je n’ai pas cours. Je perds mon temps. J’aurais aimé trouver des cadeaux pour Noël, mais je ne sais pas où aller. J’erre. Puis je vais voir une expo (« Lumière et mouvement ») à la mairie du 10e arrondissement, mais tout est vu en dix minutes, ça ne m’intéresse pas. Pour rejoindre le RER à Auber, je me fie à mon sens de l’orientation, donc je me perds. Du coup, je suis soulagé lorsque je trouve la première station de métro venue.

Je termine Zénobie de Claude Ponti, que m’a prêté Célie.

Ce soir, je dessine Bienvenue au club jusqu’à ce que je me couche.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Lundi 12 décembre 2005

Deux bonnes notes : un 14,5 en communication visuelle et un 15 en design d’espace (sur la rue Montorgueil).

Ce soir, je dessine la planche 2 de ce que j’ai prévu d’intituler Bienvenue au club.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Dimanche 11 décembre 2005

Je me lève assez tôt, je prends le petit déjeuner avec Coline et sa mère, puis rentre à la maison.

Tente laborieusement de travailler, ne serait-ce qu’un petit peu… mais c’est déjà trop me demander.

Je dessine une planche, sur les huit que j’ai prévues pour raconter la soirée chez Flore.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Samedi 10 décembre 2005

Je fabrique un cadeau pour Flore : une boîte (de coton-tiges) décorée, toute belle, avec plein de conneries à l’intérieur, à base de chat : chat-r-en-sac, chat-colas, sucette au chat-nanas, ber-chat-l’ermite, etc. À cause du personnage de chat qu’elle dessine toujours, évidemment.

En fait, je ne travaille pas. Ou si peu… !

Je passe une très, très bonne soirée. J’ai décidé d’en raconter une partie en BD. Alors, du coup, je ne vais pas la réécrire ici. Ce serait redondant, n’est-ce pas ?

La soirée a un peu dégénéré à la fin. P*, si sérieuse d’habitude, était tellement faite qu’elle a fini a moitié à poil, à dormir sur le canapé. Quant à C*, elle a été prise d’une envie irrépressible d’embrasser goulûment un type qui n’avait pas l’air contre.

J’ai fait la connaissance d’Alexandre : c’est précisément ce que je raconte dans ma BD.

J’ai passé la nuit chez Coline.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.