Vendredi 23 décembre 2005

Oh, mais… est-ce donc possible ? Aujourd’hui, j’ai travaillé.

En fin d’après-midi, j’ai eu une vague « conversation » sur MSN avec B*. C’est terrible : il est si distant… Il répond par monosyllabes. Il faut que je lui pose des questions pour qu’il me parle. N’a-t-il donc rien à me dire ? C’est dommage.

Peu avant, j’ai relu les archives de nos conversations d’il y a un an et demi, deux ans. Et j’ai ri. Car B* était drôle, oui ! Nous bavardions. Nous plaisantions. Tout ceci est fini. Je crains que ce soit de ma faute.

Toujours pas de contact avec Alexandre. Peut-être vais-je me décider à lui envoyer un mail pour lui demander son numéro de téléphone ? Je n’aime pas ça… Mais j’ai tellement envie de la connaître. Et toujours cette parano : a-t-il, lui, envie de me connaître ? Qui suis-je pour lui ? Rien… (Qu’est-il pour moi ? Un espoir ?…)

Demain, c’est Noël.

J’ai reçu le deuxième épisode des « Balades cathares », envoyées par Étienne depuis ses vacances. C’est très agréable à lire. Je le lui ai dit. J’ai terminé mon mail ainsi : « Joyeux Noël, et que la lumière de Jésus Christ Notre Sauveur descende sur toi. » Ça ou autre chose…

Visite du plombier.

Benoît est passé me rendre Depuis que et Bienvenue.

Vivement le mardi de la rentrée, pour que j’ose aborder Vincent.

J’ai lu La mort à Venise de Thomas Mann. J’aime beaucoup sa précision quand il décrit les affres d’Aschenbach guettant le moindre mouvement du beau Tadzio, le surveillant, l’attendant, le suivant. Il ne vit plus que pour lui. Il est passionnément amoureux de lui, sans jamais lui avoir parlé. C’est fascinant. Mais tout de même, je suis gêné par la différence d’âge. Le vieux Aschenbach, cinquante ans, et le jeune Tadzio, quatorze ans. Qu’il y ait trente-six ans entre les deux n’est pas le problème : c’est la jeunesse du garçon qui me met mal à l’aise : quatorze ans, c’est trop jeune. Moi-même, qui n’ai que dix-sept ans (dix-huit dans quelques jours), je n’imagine pas tomber amoureux d’un garçon de quatorze ans : un enfant ! Comme quand Gide racontait sa première expérience sexuelle avec ce jeune et bel Arabe de quatorze ans : ça m’a gêné. C’est ce qu’on appelle de la pédérastie, plus que de l’homosexualité. Bon. Dans La mort à Venise, tout ça reste de l’ordre du fantasme : il ne couche pas avec Tadzio.

En ce moment, je suis complètement obsédé. Quand je suis dans mon lit, tellement de pensées érotiques s’agitent en moi, c’est terriblement frustrant car je ne peux pas les assouvir (il faudrait être deux pour cela).


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

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