Samedi 7 janvier 2006

Je reçois une carte d’anniversaire de mamie. Je travaille un peu. Je lis La bascule à Charlot de Tardi. On a acheté le cadeau d’anniversaire de maman à Parly 2 : une chaîne hi-fi (c’est très cher, mais maman participe un peu). Le soir, je découpe des images dans des magazines.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Vendredi 6 janvier 2006

Style-textile. Tout va bien.

Vidéo. On s’est bien amusés. Et tout le monde le sait : c’est quand on s’amuse qu’on travaille le mieux. On a bossé sur les « phrases lues-entendues » du cours de français : nous avons filmé en gros plan des bouches qui prononcent ces phrases. On a commencé par filmer les nôtres. Puis Célie, Camille, Jie et moi sommes sortis dans la rue pour filmer les bouches des passants. On voulait filmer une vieille, un vieux, un barbu, des noirs et des blancs, des enfants… pour avoir un peu de tout. C’était drôlement chouette. En fait, j’ai abordé les gens dans la rue avec beaucoup de facilité : c’était surtout moi qui causais, mais aussi Camille (qui avait déjà pas mal d’expérience avec Vanina). On a aussi filmé des bouches d’étudiants de l’école… Avec Célie, on s’est fait plaisir : on a réussi à avoir trois secondes d’E*. Et on a aussi un mec de BTS style, qui n’est pas mal du tout, et qui — d’après Camille — ne laisse aucun doute possible sur son orientation sexuelle (« Autant porter un t-shirt arc-en-ciel, ce ne serait pas plus explicite »). Elle dit ça pour me rassurer.

J’ai rencontré la mère de Camille qui l’attendait à la sortie. On a pris le métro tous les trois.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Jeudi 5 janvier 2006

Le français, c’est toujours chouette, et on est admiratifs de notre professeur Brigitte Smadja. L’histoire de l’art aussi, c’était cool, c’était Cézanne. On n’avait pas anglais, alors on a pu glandouiller plus que de coutume.

En expression plastique, Camille, Célie et moi n’avons pas travaillé : nous avons discuté et c’était drôlement bien. J’ai fait lire Bienvenue au club à Célie, ça a été le prétexte à une discussion : les discussion sur mon homosexualité sont souvent lancées par la lecture d’une de mes BD.

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Vendredi 30 décembre 2005

Hier soir, je me suis décidé à demander à Coline (par SMS) si quelque chose s’organisait pour le 31. Elle me répond ce matin que « C’est en train de s’organiser. » Bon.

Je me suis aperçu que la peinture sur ma « balançoire » était tout écaillée. Merde ! Quelle idée j’ai eue, aussi, de peindre à la gouache sur du plastique. Je suis trop con. Alors je retire tout et je recommence à l’acrylique, en espérant que je n’aurai pas besoin de refaire ce putain de truc une troisième fois.

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Jeudi 29 décembre 2005

J’ai eu des idées pour Bazart :

  • une planche sur les cent cinquante ans de l’école, que j’ai seulement crayonnée ;
  • deux planches sur les chevaux de la frise (la reproduction des chevaux du Parthénon, qui décore la cour de l’école). J’ai fait comme pour Le dernier chocolat : douze images par page, un plan fixe avec des dialogues. J’aime beaucoup.
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