Jeudi 12 janvier 2006

J’ai terminé L’oiseau d’Amérique. C’est tellement prenant !

On a deux heures de français, on bosse sur les « phrases ».

En expression plastique je me prends une claque. C’était dur, mais après coup ça fait du bien. J’étais content de ce que j’avais fait depuis la dernière fois, et la prof m’a dit : « La dernière fois c’était très bien, mais vous avez tout gâché ! » Bon. J’essaie de rectifier.

Continuer la lecture

Mardi 10 janvier 2006

J’ai dix-huit ans ! Tout arrive !

Alors c’est super, j’ai le droit de faire tout ce que peuvent faire les adultes. Je peux me bourrer la gueule dans les bars, je peux entrer en boîte de nuit, je peux sortir avec un mec de vingt-cinq ans sans qu’il aille en taule pour détournement de mineur, je peux voter et passer mon permis de conduire.

Continuers la lecture

Lundi 9 janvier 2006

Une journée pour pas grand-chose… On glandouille pas mal. Au RER, je papote avec Benoît et Mlle Laborde, notre prof de maths au collège. Demain c’est mon anniversaire.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Samedi 7 janvier 2006

Je reçois une carte d’anniversaire de mamie. Je travaille un peu. Je lis La bascule à Charlot de Tardi. On a acheté le cadeau d’anniversaire de maman à Parly 2 : une chaîne hi-fi (c’est très cher, mais maman participe un peu). Le soir, je découpe des images dans des magazines.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Vendredi 6 janvier 2006

Style-textile. Tout va bien.

Vidéo. On s’est bien amusés. Et tout le monde le sait : c’est quand on s’amuse qu’on travaille le mieux. On a bossé sur les « phrases lues-entendues » du cours de français : nous avons filmé en gros plan des bouches qui prononcent ces phrases. On a commencé par filmer les nôtres. Puis Célie, Camille, Jie et moi sommes sortis dans la rue pour filmer les bouches des passants. On voulait filmer une vieille, un vieux, un barbu, des noirs et des blancs, des enfants… pour avoir un peu de tout. C’était drôlement chouette. En fait, j’ai abordé les gens dans la rue avec beaucoup de facilité : c’était surtout moi qui causais, mais aussi Camille (qui avait déjà pas mal d’expérience avec Vanina). On a aussi filmé des bouches d’étudiants de l’école… Avec Célie, on s’est fait plaisir : on a réussi à avoir trois secondes d’E*. Et on a aussi un mec de BTS style, qui n’est pas mal du tout, et qui — d’après Camille — ne laisse aucun doute possible sur son orientation sexuelle (« Autant porter un t-shirt arc-en-ciel, ce ne serait pas plus explicite »). Elle dit ça pour me rassurer.

J’ai rencontré la mère de Camille qui l’attendait à la sortie. On a pris le métro tous les trois.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Jeudi 5 janvier 2006

Le français, c’est toujours chouette, et on est admiratifs de notre professeur Brigitte Smadja. L’histoire de l’art aussi, c’était cool, c’était Cézanne. On n’avait pas anglais, alors on a pu glandouiller plus que de coutume.

En expression plastique, Camille, Célie et moi n’avons pas travaillé : nous avons discuté et c’était drôlement bien. J’ai fait lire Bienvenue au club à Célie, ça a été le prétexte à une discussion : les discussion sur mon homosexualité sont souvent lancées par la lecture d’une de mes BD.

Continuer la lecture