Ce serait mentir de prétendre que les livres (comme les gens) sont de purs esprits, qu’on n’est pas d’abord attiré (ou repoussé) par un corps physique ou par certains détails qu’on connaît déjà à leur sujet — ou qu’on croit connaître. Aussi, j’aime bien lire ce que je lis, ce matin, sur le blog de …
Archives de la catégorie : Journal
Je connaîtrai Luçon
Connaissez-vous Luçon ? Moi, non.
C’est tout au plus le jardin de Reuilly
Ça caille. Mon astuce pour chauffer mon petit corps au maigre soleil d’aujourd’hui : descendre, vers 11 heures, la rue Godefroy-Cavaignac, la rue Faidherbe et la rue de Reuilly. Ce n’était pas fait exprès, mais ça marche : le soleil est pile dans l’axe, je l’ai en pleine face, je ne vois rien du décor …
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Parfois, la nuit tombe
Avenue Parmentier, Paris.
« Tu es parti tôt, l’autre soir ? »
Ça, c’était mon carnet. Et puis ça, c’est le livre : Martin court. Il court pour raccourcir les distances. Une chose qui se parcourt vite est nécessairement petite et, si elle est petite, elle est rassurante, parce qu’elle est facile à comprendre. On peut en faire le tour, on peut l’explorer en large et en travers, …
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Par la fin
« J’aime bien commencer à taper par la fin », il dit. La fin, ce sont donc les chiffres : il fait le 7 et le 1 en entier, puis il saute le 0 et tape directement la ligne de base du 2. « Taper », c’est comme ça qu’il dit pour graver. « Je commence par les droites, je ferai …
Je le vis, je rougis
Je n’ai pas besoin de le voir dans le miroir pour savoir que mon œil rougit. Est-ce bizarre, de dire (d’écrire) « voir mon œil » ? Je ne sais pas si c’est moi qui regarde mon œil ou mon œil qui me regarde, ou si l’œil se regarde lui-même, sans moi. Sans moi ou sans lui — …
Minuscule
Le matin, on place sa fiche dans une case sur un grand tableau des « présents », dans la classe. Comme les employés pointant en arrivant au bureau. J’ai le souvenir de ça. Pour nous habituer à l’idée que plus tard aussi, quand nous serons grands, quelqu’un sera là pour contrôler notre présence : ça ne s’arrêtera pas …
Les dessous (bis)
Sous la devanture du magasin de photocopies (fermé, envolé), les lettres peintes d’un tailleur (pour dames & pour messieurs). On les avait couvertes d’un coffrage qui n’avait pourtant pas ce chic, au 125 de la rue de Charenton. Alors elles n’étaient pas parties, ces lettres, seulement cachées : elles étaient là alors qu’on les croyait-t-ailleurs.
Les dessous
Dessous la plage, les pavés. Et dessous les pavés, je ne sais pas. Rue du Faubourg-Saint-Antoine.