Mercredi 5 avril 2006

Ce matin, on se pointe à 8h30 et on s’aperçoit que la prof est absente. Immédiatement, je l’interprète comme un signe du destin en suivant le cheminement suivant : pas cours = possibilité de déjeuner à 11h30 = voir É*.

Or, quand j’entre à la cantine à 11h30, il est déjà assis et, au lieu de me mettre avec lui, je vais seul. Jie et Yan se joignent ensuite à moi. Nous avons une conversation très intéressante.

É* sort de table, seul. C’est le moment de le voir, de lui dire cette phrase que je répète en moi depuis une semaine… Je reste assis.

Quand je me lève à mon tour, je le cherche partout dans l’école, et même au square du Temple : il a disparu.

Je suis un pauvre type, un moins que rien. Je suis à la fois triste, déçu et en colère.

Ce matin, pour tuer le temps, je me suis baladé et j’ai été chez Camille G*. Je me suis interdit d’aller chez Gibert mais, pas de chance ! je suis tombé sur un bouquiniste rue de Bretagne. Tant pis. Pour trois euros, j’ai acheté Du côté de chez Swann et Trois essais sur la théorie de la sexualité.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

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