Ce matin à la brocante du Pecq, j’achète Les enfants terribles, histoire de ne pas repartir les mains vides. Pendant que je flâne, mon téléphone vibre dans ma poche, deux petits coups brefs. C’est un texto génial de J*-E*. Exactement le genre de texto qu’il faut m’envoyer pour me séduire, bravo, il est très fort.
Continuer la lecture « Dimanche 11 juin 2006 »Samedi 10 juin 2006
On passe à l’atelier de gravure, en coup de vent, pour finir ce qu’on faisait hier. Puis, on est censés avoir rendez-vous aux Buttes-Chaumont pour un pique-nique avec la classe, et avec Mmes Marot et Smadja. Or, ce pique-nique est tellement bien organisé que nous ne sommes que cinq. Je ne sais pas si les autres sont en vacances, ou s’ils nous snobent simplement. Et Mme Marot n’est pas là — mais elle est excusée, elle a de bonnes raisons. Et Mme Smadja n’était même pas au courant du rendez-vous.
Flore, Célie, Delphine, Camille B* et moi déjeunons donc sur une pelouse des Buttes-Chaumont et c’est fort agréable, tant pis pour les autres qui ne savent pas ce qu’ils ratent.
Continuer la lecture « Samedi 10 juin 2006 »Vendredi 9 juin 2006
Je vais à l’atelier de gravure. Il n’y a que Flore. Nous buvons avec le prof une bouteille de champagne rescapée du vernissage de Judicaël. Avec Flore, nous faisons une gravure sur bois à quatre mains que nous comptons offrir à M. Viot qui part à la retraite.
Dans le RER, je suis face à un homme jeune, beau, qui dort appuyé sur son bras. Je suis ému.
Continuer la lecture « Vendredi 9 juin 2006 »Jeudi 8 juin 2006
Je « travaille » sur Il n’y a pas d’heure pour les peignes. Je découpe tout le scénario que j’ai écrit. J’écris en écoutant Ziggy Stardust et je le garde en tête toute la journée.
Je me replonge dans le carton où je range toutes mes planches de BD et je relis des vieilleries. Je réfléchis à celles que je vais envoyer à J*-E* — parce que oui, j’ai bien envie de les lui montrer. Ce n’est pas tous les jours qu’un type s’intéresse à ce que je fais — un type gay de surcroît, qui me donne aussi spontanément ses coordonnées… Je me fais quelques films, c’est agréable.

Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.
Mercredi 7 juin 2006
Je me lève à 15 heures. Alors, forcément, je ne fais pas grand-chose de la journée. Je lis un peu au soleil. Je vais acheter le pain chez Casino et je choisis de payer à la caisse où le caissier est le plus mignon.

Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.
Mardi 6 juin 2006
06/06/06
Une journée comme ça, j’en veux plus souvent !
Je me lève tard : il faut que je dorme, parce qu’on a prévu de sortir ce soir, après le vernissage. Peut-être même qu’on irait au Queen : c’est une idée de Morgane, qui connaît déjà ; ça intéresse Flore et Camille aussi ; j’ai dit : « Pourquoi pas. » Il faut bien essayer. Après ça, au moins, je pourrai dire : « Je connais. » Peut-être même que j’y rencontrerai des mecs sympas.
Je repasse ma nouvelle chemise pour être beau ce soir. J’arrive à l’atelier Gustave vers 17h30, le vernissage est à 19 heures. Nous mettons dans la glace les trente bouteilles de champagne. Nous préparons les petits fours (ça vient de chez Le Nôtre…). Il y a beaucoup de monde, c’est chouette. Il y a des profs, Mme Smadja, M. Viot, M. Cazalis, le proviseur et la proviseure adjointe… Nous faisons le service : allers-retours incessants entre le buffet et la cuisine pour changer les verres et resservir du champagne…
Ça me plaît de faire le service. Mais tout de même, après une heure et demie ou deux heures, j’arrête. Je vais dans la cour, je rejoins Étienne et Adrien qui causent à un certain J*-E*. Son visage me dit quelque chose, je suis sûr de le connaître — je pense que c’est un étudiant de l’école. Pourtant, non. Et bizarrement, lui aussi, il dit connaître mon visage… Nous discutons tous les deux, il est cool, le courant passe tout de suite — ce qui n’est pas acquis d’avance avec moi, qui suis souvent timide avec les inconnus. Avec lui, je suis bavard. Je lui parle de mes BD. Il me dit qu’il aimerait les voir. Je lui demande son adresse mail, je lui dis de l’écrire dans mon carnet, et il m’écrit aussi son adresse postale et son numéro de téléphone… et il me demande le mien. Tiens, tiens… À un moment, il me dit qu’il y a « de l’humour dans mon regard ». Ça me plaît.
Continuer la lecture « Mardi 6 juin 2006 »Lundi 5 juin 2006
Rendez-vous à 9 heures avec Judicaël à l’atelier Gustave, l’endroit où elle expose. On va l’aider à mettre en place ses toiles, dessins et gravures pour le vernissage qui a lieu demain soir. Il y a là Étienne, Adrien, Flore, Camille, Morgane et moi. Et Johann, un ancien élève de Judicaël dont elle est très proche, et qui l’a déjà beaucoup aidée.
On voit défiler plein de gens chouettes, notamment Mme Germain la galeriste, sympa et efficace. Et tous ces gens dont Judicaël nous parle, et pour lesquels je peux enfin associer un nom et un visage : son (ex-)mari, ses fils, Gérard T*, son frère qui vient de Suisse. Le midi, elle nous invite dans une brasserie excellente. La « tarte fine avec sa boule de glace » est mémorable.
Continuer la lecture « Lundi 5 juin 2006 »Dimanche 4 juin 2006
Je me lève tard. Maman part chez mamie à 13 heures. Je suis seul. Je glandouille. Je lis. Je fais un peu de rangement. Je mange. Je bronze. Tout ce qu’on fait habituellement pour tuer le temps agréablement.
Le soir, je vais chez Morgane (à Montrouge). J’apporte des éclairs au chocolat, on mange une salade, puis on sort au Piano Vache. Il y a Camille et Flore ; Étienne et son copain de Carcassonne, A*. Mais A* n’a pas l’habitude de boire et il abuse un peu. Il a l’alcool triste.
On se couche vers 3 heures.

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Samedi 3 juin 2006
On se lève un peu tard, mais pas trop. Je paie les croissants et on se fait un gentil petit déjeuner.
Après, je retourne traîner à Saint-Michel, parce que c’est sur mon chemin pour rentrer à la maison. Je visite Gibert. Je vais aussi là où j’ai acheté le bouquin sur Brigitte Smadja, hier. Je veux plein de trucs. Puis je me raisonne, en pensant à tout ce que j’ai dépensé hier. Et je rentre à la maison.
Continuer la lecture « Samedi 3 juin 2006 »Vendredi 2 juin 2006
Une putain de bonne journée. Avec maman et Juline, nous allons nous promener à Paris. On visite le Petit Palais qu’on ne connaissait pas. Et c’est très chouette. On ne s’attarde pas des heures dans le musée, non plus, parce que bon, mais l’endroit est vraiment agréable et le jardin a-do-rable.
On rencontre des vaches un peu partout dans la rue.
On va à Saint-Michel, on mange dans un petit resto de la rue de la Harpe. Juline et moi invitons maman (fête des mères dimanche dernier). Puis on se balade dans le quartier. On passe devant les Gibert et autres libraires qui vendent des livres au kilo, qui me font baver, mais on n’est pas là pour ça. Je mange une grosse glace à l’italienne, ma première depuis l’été dernier. Puis on rentre.
Quand on arrive à la maison, ô joie, ô bonheur, jouez hautbois, résonnez musettes, Internet fonctionne ! D’où : grand contentement de ma part. Je m’aperçois que ce gros malin de B* m’a envoyé un mail le 20 mai, en réponse à ma carte d’anniversaire. Ouf ! Et moi qui croyais qu’il était un mufle et qu’il m’avait snobé ! Enfin, bon, un texto aurait été plus simple.
Continuer la lecture « Vendredi 2 juin 2006 »