Dimanche 11 juin 2006

Ce matin à la brocante du Pecq, j’achète Les enfants terribles, histoire de ne pas repartir les mains vides. Pendant que je flâne, mon téléphone vibre dans ma poche, deux petits coups brefs. C’est un texto génial de J*-E*. Exactement le genre de texto qu’il faut m’envoyer pour me séduire, bravo, il est très fort.

« Antonin, quels sont les rêves des catalpas du vert galant ? Es-tu dispo pour prendre un p’tit verre, ce mardi à 21h00, place du Pont-Neuf ? J*-E* »

J’ai besoin d’un dictionnaire pour comprendre qu’un catalpa est un arbre, et d’un plan de Paris pour découvrir qu’il y a un « square du Vert-Galant » près de la place du Pont-Neuf.

C’est avec des tonnes de regrets que je suis obligé de dire que non, ce n’est pas possible à 21 heures parce que je veux pas rentrer chez moi trop tard, la nuit — c’est ce que j’explique dans le message que je laisse sur son répondeur. J’espère que je n’ai pas eu l’air trop con.

À l’heure où j’écris, j’attends qu’il me rappelle. Normalement, il le fera, car c’est lui qui a pris l’initiative du rendez-vous — situation inédite pour moi.


Ça y est, il m’a appelé ! C’était très chouette (« top », comme il dirait). On a causé huit minutes, ce qui paraît dérisoire (mais qui m’arrive très rarement) et on a rendez-vous, cette fois, mercredi.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

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