8h30 : entretien à Estienne. Tout se passe très bien. À Duperré, c’était un monologue de dix minutes, alors que là, pendant un quart d’heure, c’était un échange. À la fin, l’un des trois profs a pinaillé — avec le sourire — sur le boulot que j’ai fait à propos de La position du tireur couché : « Vous avez lu le livre ? Le personnage est un tireur d’élite, il a un fusil d’assaut, et vous l’avez dessiné avec une mitraillette des années 50… »
Étienne est très déçu : il n’a pas été retenu pour passer l’entretien. J’ai l’impression d’être un rescapé : sur la longue liste des candidats convoqués, je ne connaissais presque personne de Duperré.
J’ai envie d’étudier à Estienne, mais j’ai aussi envie de Duperré. Je change d’avis tous les jours. Si je suis reçu dans les deux écoles, ce sera un véritable crève-cœur de choisir. Estienne, c’est l’école par excellence pour les métiers du livre ; c’est une réputation ; c’est tous les élèves qui bossent dans le même domaine — alors que la section com’ de Duperré est un peu perdue parmi celles de mode. Mais Duperré, j’y suis bien, j’y suis chez moi, je ne veux pas partir. J’y ai mes amis, j’y ai mes profs que j’aime beaucoup, j’y ai mes repères…
Continuer la lecture « Vendredi 19 mai 2006 »