Lundi 13 février 2006

J’ai terminé Des cœurs découpés. C’est un bon bouquin (même si j’ai préféré son livre pour enfants) ; je ne dis pas ça parce que je connais Brigitte Smadja. J’aime savoir que les gens que j’estime dans la vie font de belles choses dans leur travail. C’est agréable d’admirer la personne qui nous fait cours.

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Dimanche 12 février 2006

Je finis pour de bon mon boulot de textile. Je le range au placard. Je ne le ressortirai que pour le concours…

Sur MSN, Nicolas vient me causer. À la question rituelle « Ça va ? », il me répond : « Mal. Problème de famille. » Nous discutons un peu, mais il n’est vraiment pas loquace. Il n’a pas l’air en forme, certes. C’est marrant : je m’attache à ce garçon que je ne connais pas.

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Vendredi 10 février 2006

Ce soir : micro-événement. Je cause pour la première fois à un type sur Rezo-G. Il me demande : « Tu cherches quoi sur ce site de merde ? » et me fait un constat désabusé des rencontres sur Internet. Très vite, il me propose de causer sur MSN. Nous causons un peu. Mais j’avoue que je ne sais pas trop quoi dire à un inconnu ! (C’est pour ça que, sur ce chat, j’ai attendu qu’on m’aborde, plutôt que d’entamer moi-même une conversation).

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Jeudi 9 février 2006

Je suis revenu hier soir. J’ai passé trois jours formidables ! Il faut qu’on se refasse un petit séjour comme ça, une autre fois. On a passé trois jours à faire les cons dans la forêt, à se cacher, à monter partout, à se promener et à explorer, à regarder le ciel, à chanter autour du feu, à écouter Étienne et sa guitare, à manger des chamallows, à boire des bières et du coca, à rigoler, à regarder des films, à dessiner.

Aujourd’hui, j’ai tiré vingt des quatre-vingt photos prises pendant le séjour. Et j’ai dessiné (j’ai travaillé mon « carnet de voyage »).

En allant au Monoprix pour les photos, je suis passé devant le café Le Celtique. À l’intérieur j’ai vu Gautier et Chloé (du lycée). Chloé m’a vu, elle m’a souri. J’ai souri. Puis je me suis mis à courir. J’ai fui. J’ai parfois d’étranges réflexes. Au retour, j’ai envisagé de repasser devant le café et d’entrer pour les voir, mais je ne l’ai pas fait. Je les aimais bien, pourtant.

Brokeback Mountain, j’irai le voir avec S*. Elle m’a dit qu’elle en avait envie. Il passe au Vésinet dans trois semaines.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Dimanche 5 février 2006

Ce soir je sors avec Étienne, Coline, Morgane et deux copines d’Étienne, puis je dormirai chez Coline. Demain, nous avons notre train pour Orléans à 8h06. Je suis tout excité.

Je passe la journée à faire mon sac. Je n’emporterait pas ce journal. Mais je compte tenir un carnet de bord dessiné : j’espère que j’en aurai le courage !


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Vendredi 3 février 2006

Tout dernier cours de style-textile. Je suis évalué : j’ai 15.

Surtout, je discute avec Cheida, au moins dix minutes :
Elle. — J’ai déjà presque fini le livre que tu m’as prêté.
Moi. — Tu as fait vite !
Elle. — J’aimerais le garder encore un peu, pour que mon copain puisse le lire.
Moi. — Pas de problème, avec plaisir.
Elle. — Quand il a vu que tu m’avais prêté un livre de Marjane Satrapi, il l’a appelée tout de suite.
Moi. — Il a appelé qui ?
Elle. — Marjane Satrapi.
Moi. — Ah ! Mais… parce qu’il connaît Marjane Satrapi ? Mais comment ?
Elle. — Ben, tu sais, elle est iranienne comme moi.
Moi. — Et… parce qu’on est iranien, on connaît forcément Marjane Satrapi ?

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Jeudi 2 février 2006

J’ai raté mon train ce matin, alors j’ai pris le suivant et, pour la première fois, je suis arrivé un (tout petit) peu en retard en cours. À quelque chose malheur est bon : dans le RER de 7h56, il y avait Lara (une fille de ma classe en terminale). D’où causette et feuilletage de carnets de croquis.

En histoire de l’art, j’avais un coup de cafard, le même que tous ces derniers jours, qui parfois se fait oublier et, d’autres fois, joue des coudes pour occuper le plus de place possible dans ma tête.

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Mercredi 1er février 2006

Cette nuit : un rêve que j’aurais aimé faire durer plus longtemps. Il me semble que cela se passe dans une soirée organisée par la bande de copains-copines de la classe. Je suis un peu à l’écart, avec L*. Nous sommes isolés. Nous sommes debout l’un près de l’autre, nous nous tournons autour, nous discutons, nous rions… de plus en plus près l’un de l’autre. Nos corps s’approchent tellement, et nos visages se frôlent : je sens qu’à cet instant tout est possible. Le geste que j’ose alors ne me demande pas un effort considérable (je suis surpris moi-même de la facilité avec laquelle je l’ose) : je lui donne un petit baiser fugitif, qui se change très naturellement en un baiser bien plus intense et profond — sans que je sois capable de dire qui, de nous deux, dans ce tourbillon, en prend l’initiative. La sensation de ce baiser est fabuleuse, très tendre. Elle m’emplit d’une chaleur, d’une énergie et d’une insouciance que je ne me connais pas. Je sens, en cet instant, que tout est possible : nous pourrions rester longtemps ensemble si le rêve se prolongeait. Peut-être aurions-nous fait l’amour. Il en avait autant envie que moi. Mais notre baiser devait rester une parenthèse fugitive, un moment d’intimité volé au milieu de la fête, et de nos amis dans la pièce d’à côté.

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