Vendredi 5 août 2005

Sommes à Marseille depuis hier soir. Aujourd’hui, sommes allés à la plage avec les O*, à La Ciotat. Mes conclusions sont assez positives :

  1. Finalement, je ne suis pas vraiment pire que les autres (il n’y avait pas que des beaux mecs sur cette plage) ;
  2. J’ai supporté la vue des beaux corps exhibés devant moi, sans douleur.

En observant un jeune homme que sa nana enlaçait devant tout le monde, j’ai repensé à un développement de Neaud sur « l’hétérosexualité, c’est ce qui se montre ».

J’ai remarqué à nouveau ce phénomène qui n’a pas fini de m’émerveiller : la tendance naturelle des beaux mecs à évoluer en groupes de la même espèce. Exemple : je matais sur la plage, je cherchais les beaux garçons. J’en trouve un très chouette, un jeune type comme j’aime (vous connaissez le style) et je me rends compte, aussitôt, qu’il y en a un autre identique avec lui ! Et un troisième, étendu sur sa serviette, à leurs côtés ! Ensuite, à Marseille, nous sommes passés devant une terrasse de café et, là : une tablée de quatre ou cinq beaux mecs. Terrible !

Un détail ultra important à ajouter : j’ai assisté à une apparition. Nous étions en voiture, quelque part dans le 8e arrondissement. On s’arrête à un feu rouge, place du Prado. Sur le trottoir, près de sa voiture garée, un bel homme. Conformément à la propriété énoncée ci-dessus, je constate qu’il est accompagné par un pote, très beau aussi. Et même plus que ça. Celui-ci a un petit air que je connais… Mais oui ! Un air de James Dean ! L’expression de sa bouche (pas un sourire, non : quelque chose d’encore mieux qu’un sourire), c’était à mourir. Je l’ai regardé fixement, fasciné par cette beauté pure, à deux mètres de moi. Il a vu que je le regardais. Pendant cinq secondes interminables, il m’a regardé dans les yeux. Le feu est passé au vert juste avant que je défaille : nous avons redémarré.

J’ai eu une idée de Riri le Clown. J’étais content de moi quand je l’ai trouvée. Je meurs d’envie de l’envoyer à B*, mais c’est une histoire pédé… J’hésite à la joindre à la carte que je vais lui envoyer. Peut-être vaudrait-il mieux lui faire oublier mon côté pédé ?

Sur la plage de Marseille, en regardant la mer vide de monde, assis sur un rocher, les vagues se brisant sous mes yeux, j’ai pensé à lui.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no6 (intitulé Mieux dans mes baskets, mieux dans ma vie, 3 août – 25 novembre 2005), j’ai dix-sept ans.

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