Mardi 29 novembre 2005

Voilà, je commence un nouveau carnet. D’ailleurs, il est chouette ce carnet, ne trouvez-vous pas ?

Je rappelle les épisodes précédents. Antonin va bien, il est content de suivre les études qu’il a choisies, parce qu’elles sont intéressantes et rigolotes et épanouissantes ; et il s’est constitué un tas de chouettes copains dans sa classe. Des copains qui sont des copines, en l’occurrence (sauf Étienne).

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Vendredi 25 novembre 2005

Ce matin : style. A priori, mon travail n’est pas mauvais, mais j’ai du boulot en perspective.

Ce midi, j’ai eu l’occasion de croiser Efflam (alias : le blond, alias : M. le Président, alias : le mec du BDE) et on a causé du journal pendant trente secondes. Je ne sais pas si j’ai été à la hauteur de sa poignée de main énergique.

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Mercredi 23 novembre 2005

Ce matin, on devait dessiner en perspective nos propositions d’aménagement pour la rue Montorgueil, sur un calque posé sur une photo de la rue. Comme j’ignore encore quelle sera ma « proposition », en attendant, je me suis amusé : j’ai dessiné des éléments de la campagne. J’ai demandé à Célie et Étienne, qui vienne de petits bleds ruraux, de me dessiner un tracteur… c’était rigolo. Et Étienne d’ajouter la cheminée, et Célie d’ajouter le marchepied…

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Mardi 22 novembre 2005

Je suis perplexe. Ce midi, à table, j’ai tenté une allusion un peu plus explicite que les précédentes, et j’ai encore eu droit à cet air ahuri, presque choqué. Je transcris le dialogue.

Morgane. — Oh, Étienne ! Arrête de parler de cul, on est à table !
Moi. — À table ou ailleurs, je ne trouve pas que ce soit bien différent… Ça ne me choque pas !
Étienne. — Il n’y a pas de meilleur endroit qu’un autre pour parler de cul : à table, dans la rue, dans le métro…
Moi. — Moi, dans le métro, ça me gênerait : être entendu par des inconnus…
Coline. — Tu passerais pour un obsédé.
Morgane. — Ou alors, pour une bête de sexe, et tu aurais toutes les filles après toi !
Moi. — Pourquoi forcément les filles ?
Morgane me regarde bizarrement, comme si j’avais dit une énormité.
Moi (j’insiste). — Ben oui, c’est un cliché, ça ! Faut pas croire.

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Samedi 19 novembre 2005

Je bosse pour le style.

Je vais à Carrefour et Celio avec maman et me fais acheter : un super manteau très classieux ; des gants, des vrais ; un pull et des chaussettes.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no6 (intitulé Mieux dans mes baskets, mieux dans ma vie, 3 août – 25 novembre 2005), j’ai dix-sept ans.

Vendredi 18 novembre 2005

Pendant le cours de français, on visite l’atelier de style-textile. Pas cours l’après-midi. Je dessine la plante verte pour Mme Bonhivers.

Croise Benoît. On papote un bon bout de temps tous les deux. Puis on croise Mme John et on cause avec elle aussi, ça faisait longtemps que je ne l’avais vue.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no6 (intitulé Mieux dans mes baskets, mieux dans ma vie, 3 août – 25 novembre 2005), j’ai dix-sept ans.

Jeudi 17 novembre 2005

Contrôle de français : « Dans quelle mesure le pouvoir de l’image est-il plus grand que celui des mots ? »

Cours d’ATC : le maniérisme.

Le journal de l’école (Bazart no1) est presque bouclé, il ne manque plus que la chronique de Léo…

Dessin de nu dans le cours de Mme Marot. Je ne sors de l’école qu’à 18h30, car Mme Marot s’attarde pendant une heure à commenter nos carnets de croquis, et c’est vachement intéressant. Sur le trajet du retour, je dessine un peu dans le RER.

Je lis La tarte aux escargots, roman de Brigitte Smadja (notre prof de français), prêté par Célie. J’aime beaucoup.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no6 (intitulé Mieux dans mes baskets, mieux dans ma vie, 3 août – 25 novembre 2005), j’ai dix-sept ans.