Mardi 6 décembre 2005

Ce matin, comme mardi dernier, il y avait « Vincent » sur le quai. C’est donc la troisième fois que je le vois. Je l’ai attendu, je l’ai vu arriver, j’aurais aimé le saluer, mais je n’ai pas osé.

Dans le train, je me suis mis à ma place habituelle (déjà la routine). J’avais Vincent devant moi, de dos. J’ai fait un rapide croquis, pour le redessiner ce soir.

Sur le quai au Vésinet–Le Pecq, puis lorsqu’il est descendu avec Julien à Charles-de-Gaulle–Étoile, il m’a regardé. Plusieurs fois. D’un air que je dirais « intrigué ».

Après tout, pourquoi nous ignorons-nous ? C’est comme si nous nous connaissions. Nous partageons le même train. Nous connaissons tous les deux Julien, qui me serre la main en montant dans le train.

La prochaine fois, j’oserai.


Sur l’une des affiches que j’ai dessinées et placardées dans l’école pour annoncer la sortie imminente de Bazart, quelqu’un a écrit : « On attend ! » En effet… de péripétie en péripétie, je me demande quand sortira ce fichu premier numéro ! Il est bouclé depuis longtemps déjà, mais nous avons dû subir plusieurs contrôles et retouches, et plusieurs allers-retours chez l’imprimeur…


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

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