Lundi 5 décembre 2005

Tous les jours, dans la rue du Temple, au même endroit — un étroit renfoncement dans le mur, comme une niche — je voyais le même homme. Il dormait là, il vivait là.

Ce matin il n’était plus là. À sa place, il y avait quelques fleurs, un portrait dessiné et, sous le portrait, cette inscription : « Là où je suis je n’ai plus froid. »


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

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