Vendredi 3 mars 2006

Je fais une pause dans Glamorama. J’ai décidé de lire Pas d’orchidées pour Miss Blandish (James Hadley Chase) parce que je vais sûrement travailler dessus au cours de com’.

Expo Bonnard au musée d’art moderne. A priori, Bonnard me branche moyen, mais je m’incruste dans un groupe de visite guidée et, grâce aux explications de la guide, je trouve le peintre plus intéressant.

Je n’ai cours qu’à 14h30. Je vais à l’école à midi pour déjeuner seul à la cantine. Je me monte un scénario : et si É* aussi était seul ce midi ? Et si je m’installais avec lui ? Et si nous faisions connaissance ?

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Mardi 28 février 2006

Mardi gras. C’est fou de voir à quelle vitesse mon nouvel environnement me décoince : aujourd’hui, j’étais prêt à venir habillé en ornithorynque (mais, faute de temps pour mon costume, j’y ai renoncé). J’ai seulement emprunté un pull à maman, très coloré, et une écharpe rouge ; et je me suis fabriqué une casquette Torink. J’étais chouette.

Amandine me dit qu’elle a donné la lettre à A*. Elle est super.

J’ai écrit un SMS à B*. Il ne m’a pas répondu.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Lundi 27 février 2006

Cette semaine débutent les options d’approfondissement : je ne fais plus que de la com’ et du design d’espace : j’abandonne le style-textile.

Ce matin, donc : com’. Avec Camille G*, qui fait rien qu’à me perturber en me poursuivant de ses assiduités.

Comme son pseudo le suggérait, le garçon à la ceinture arc-en-ciel s’appelle É*. Lorsque je le croise dans le couloir, je lui fais mon plus beau sourire. C’est plus fort que moi : je m’emballe, je me fais des films. Calme-toi, Antonin !


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Samedi 25 février 2006

J’ai fait un rêve réaliste et transparent, comme à mon habitude. Un rêve à base de L*. En feuilletant un de ses carnets de croquis qu’il a laissé traîner, je vois un dessin explicite qui me fait comprendre sa love story avec K* (?). Il me demande de garder ça pour moi.

Autre rêve. B* y fait une apparition furtive. Il se tient tout près de moi, et me parle ainsi : « Cela fait longtemps que tu ne m’as pas donné de nouvelles… Qu’est-ce que tu deviens ? Pourquoi ne nous voyons-nous plus ? » En guise de réponse, je lui demande pourquoi lui non plus ne me contacte jamais s’il tient vraiment à entretenir notre relation.

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Jeudi 23 février 2006

Je vois Julien plus souvent qu’avant, dans le RER, mais plus jamais son copain : le beau Vincent. Même le mardi. Ce n’est pas normal.

Sur MSN, je discute avec Amandine. Je me souviens, tout à coup, qu’elle fait du droit à Nanterre : c’est-à-dire la même chose qu’A* ! Voilà peut-être un moyen de le contacter ! C’est le 12 octobre qu’il m’a donné sa lettre et, depuis, je n’ai pas réussi à le joindre.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Mercredi 22 février 2006

J’ai repéré un type dans le métro. J’aime bien le suivre. Je pense qu’il m’a repéré aussi. À Auber, nous prenons l’ascenseur ensemble pour prendre le métro jusqu’à Sentier. Il descend à Sentier aussi, et il va bosser au 100, rue Réaumur. C’est marrant. Je l’ai repéré parce qu’il lisait Lunar Park de Bret Easton Ellis. Maintenant, il lit Éric-Emmanuel Schmitt. Et c’est moi qui lis Breat Easton Ellis (Glamorama) : j’aimerais bien qu’il remarque ça. Ça m’amuse. Et une précision : pour une fois, ce jeu n’a aucune origine sentimentale ou sexuelle, le type ne me plaît pas, c’est juste un jeu. Il a quarante ans et, même son âge mis à part, il ne me branche pas.

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