Samedi 4 mars 2006

Vais aux portes ouvertes du lycée de Sèvres avec Camille B*. Leurs Mise à niveau sont très forts, et surtout en com’… Ça me fait peur. Je ne peux pas m’empêcher de voir qu’ils sont mes concurrents. Je savais que ça me ferait cet effet : je suis toujours avide de voir le travail des autres, et à chaque fois je réagis de la même manière : j’ai des complexes, je me sens mauvais, je doute de moi.

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Vendredi 3 mars 2006

Je fais une pause dans Glamorama. J’ai décidé de lire Pas d’orchidées pour Miss Blandish (James Hadley Chase) parce que je vais sûrement travailler dessus au cours de com’.

Expo Bonnard au musée d’art moderne. A priori, Bonnard me branche moyen, mais je m’incruste dans un groupe de visite guidée et, grâce aux explications de la guide, je trouve le peintre plus intéressant.

Je n’ai cours qu’à 14h30. Je vais à l’école à midi pour déjeuner seul à la cantine. Je me monte un scénario : et si É* aussi était seul ce midi ? Et si je m’installais avec lui ? Et si nous faisions connaissance ?

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Mardi 28 février 2006

Mardi gras. C’est fou de voir à quelle vitesse mon nouvel environnement me décoince : aujourd’hui, j’étais prêt à venir habillé en ornithorynque (mais, faute de temps pour mon costume, j’y ai renoncé). J’ai seulement emprunté un pull à maman, très coloré, et une écharpe rouge ; et je me suis fabriqué une casquette Torink. J’étais chouette.

Amandine me dit qu’elle a donné la lettre à A*. Elle est super.

J’ai écrit un SMS à B*. Il ne m’a pas répondu.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

Lundi 27 février 2006

Cette semaine débutent les options d’approfondissement : je ne fais plus que de la com’ et du design d’espace : j’abandonne le style-textile.

Ce matin, donc : com’. Avec Camille G*, qui fait rien qu’à me perturber en me poursuivant de ses assiduités.

Comme son pseudo le suggérait, le garçon à la ceinture arc-en-ciel s’appelle É*. Lorsque je le croise dans le couloir, je lui fais mon plus beau sourire. C’est plus fort que moi : je m’emballe, je me fais des films. Calme-toi, Antonin !


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.