Vendredi 3 mars 2006

Je fais une pause dans Glamorama. J’ai décidé de lire Pas d’orchidées pour Miss Blandish (James Hadley Chase) parce que je vais sûrement travailler dessus au cours de com’.

Expo Bonnard au musée d’art moderne. A priori, Bonnard me branche moyen, mais je m’incruste dans un groupe de visite guidée et, grâce aux explications de la guide, je trouve le peintre plus intéressant.

Je n’ai cours qu’à 14h30. Je vais à l’école à midi pour déjeuner seul à la cantine. Je me monte un scénario : et si É* aussi était seul ce midi ? Et si je m’installais avec lui ? Et si nous faisions connaissance ?

Il n’est pas à la cantine. Il a sûrement cours à cette heure-ci. Mais je le croise dans un couloir… Il est avec une fille. À mon passage, il fait une sorte de sourire, comme un salut. Mais… je me demande… Me fait-il ce signe parce que c’est moi (parce qu’il m’a repéré et que je lui semble intéressant) ou parce que c’est ainsi qu’il salue n’importe quel étudiant de l’école ?

Je cède à la tentation : je vais chez Gibert. Comme la semaine dernière. Faudrait pas que ça devienne une habitude. Mais ça part d’une bonne intention : je cherche des bouquins sur le polar (pour la com’) ou sur Bacon ou Giacometti (pour l’histoire de l’art). Rien de tout ça. Résultat : je suis resté près d’une heure dans le magasin, à tout regarder. J’ai acheté De Profundis d’Oscar Wilde.

Cours d’infographie, et puis zou.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

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