Lundi 23 mai 2005

Je viens de finir Quinze ans de Philippe Labro. C’est vachement bien. C’est Camille qui me l’avait conseillé : je ne savais pas qu’il écrivait des romans, je connaissais seulement le journaliste qu’on voit à la télé. C’est bien écrit. Je ne peux pas m’empêcher d’être un peu jaloux : les sentiments sont bien exprimés. C’est le plus difficile, les sentiments.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no4 (À la découverte de la vie normale, 13 avril – 6 juin 2005), j’ai dix-sept ans.

Dimanche 22 mai 2005

Hier, on a donc été au mariage. On est arrivés dix minutes en retard à la mairie, mais on a pu y assister en restant debout, derrière la porte ouverte… Puis on a été à l’église : baptême de N*, puis mariage. Ensuite, on a été dans un domaine pour la réception, où on a mangé, etc. Au total, ça fait douze heures.

On a revu des personnes qu’on n’avait pas vues depuis perpète, et d’autres que je n’avais jamais vues. Je suis surtout resté avec G* et C*. G* est un cousin que je n’avais pas vu depuis peut-être dix ans. C* est une cousine (pas germaine, mais cousine quand même) que je ne connaissais pas. Ils ont vingt-trois et vingt-et-un ans. Avec Juline, on était tous les quatre à la même table, avec d’autres jeunes qu’on ne connaissait pas. Mais j’avoue ne pas avoir beaucoup causé. Heureusement, G* est très bavard. Et très beau. J’avoue que j’étais sous le charme.

C’était plutôt sympa. Je ne me suis pas ennuyé. J’ai pu revoir un peu papy, qu’on n’avait pas vu depuis l’été dernier. Et j’aime bien M* et R* (mais comme c’étaient les parents de la mariée, ils n’étaient pas très disponibles). Vers la fin, je commençais tout de même à trouver ça longuet. À partir de 23 heures, minuit, j’avais comme un coup de barre. On est rentrés à la maison vers 3h30.

Je me suis levé vers 11h30. Qu’est-ce que je vais faire de ma journée ? Il faut que je bosse ! Le bac approche !

Je viens de relire Ours du soir, espoir et j’ai été très déçu. Finalement, c’est chiant, il ne se passe rien. Ce n’est pas ce que je voulais faire. J’aurais dû fignoler mon scénario, plutôt que me précipiter. Là, c’est foutu.

J’ai des tas d’idées, mais pas le temps de les réaliser. Il faut que je me bride. J’ai envie d’une histoire loufoque où il se passerait des tas de trucs, sans chercher la vraisemblance. Ça changerait de mes histoires de « discussion sur canapé »…

J’ai toujours des envies d’autobiographie. Par exemple, une BD sur mon année de terminale, un chapitre par personnage marquant : un chapitre B*, un chapitre S*, Florian, Mathieu, Adeline, etc. Je ne retiendrais que les anecdotes marrantes. Je prendrais quelques libertés avec la réalité, pour que ce soit marrant, bien ficelé, intéressant à lire, quoi. Ou bien : je ne retiendrais qu’un aspect de chaque personnage : un chapitre pour chacune de mes sorties de placard… Donc, je commencerais par le chapitre B*, la première fois que je me suis confié. Puis S*, etc. Ça ferait dix chapitres, puisqu’une dizaine de personnes sont au courant…


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Vendredi 20 mai 2005

Encore une bonne journée ! Décidément. Je ne commençais qu’à 10h30, mais je suis arrivé à 10 heures car les autres étaient en perm : je les ai rejoint. Il faisait beau. J’ai passé un moment dehors avec S*, Lisa, Amandine. Et Florian. Pourquoi était-il là, lui ? Je ne sais plus. Petit à petit, ça avance, avec Florian. Mais j’ai du mal. Je ne sais pas trop quoi lui dire, sur le ton de la conversation anodine ; j’aurais seulement des choses plus sérieuses à lui dire. C’est mon défaut. Je suis nul en conversation légère et agréable entre copains. Avec lui, j’y arrive un peu tout de même, parce qu’il est bavard et de bonne volonté. À la pause de 13h30, nous avions cours dans des salles situées l’une en face de l’autre. Du coup, on a causé dix-quinze minutes tous les deux. Vous voyez, ça avance !

J’ai donné son cadeau à B*. Ça lui a fait plaisir. À moi aussi.

Quand je suis arrivé à 10 heures, je portais mes lunettes de soleil. J’ai fait sensation. Je n’ai pas pu éviter les remarques de Mathieu ! Ça m’a fait plaisir de me faire charrier comme ça. Ça montre qu’on fait attention à moi.

Après les cours, je suis allé au centre-ville du Vésinet. Sur la place devant le Monoprix, il y avait une petite brocante de livres au profit d’Amnesty International. J’y avait déjà été, une fois, mais là je n’ai rien trouvé. Aucune BD ! J’aime bien regarder tous les livres quand même. Comme Arnaud habite à côté, on a fait le trajet ensemble. J’aime bien ce type, il faut le connaître. Il est intéressant. On peut rigoler, avec lui. Ses sujets préférés, c’est : la politique (en ce moment, donc, le non à la Constitution européenne), l’écologie, la décroissance, la lutte contre la pub. La politique dans l’ensemble. Et ça n’empêche pas de rigoler.

Ça m’a fait plaisir : on m’a félicité pour mon admission à Duperré. Certes, on félicite toujours quelqu’un qui réussit un concours ou un examen, même si on n’en a rien à foutre. Mais là, ils étaient sincères, les copains. Ils étaient contents pour moi.

Ça me fait bizarre de me rendre compte que ces copains, eh bien, je les aime bien. Il m’a fallu du temps pour le réaliser. On est à la fin de l’année, et c’est seulement maintenant que je passe du temps avec les gens de ma classe, à papoter, à rigoler. À les fréquenter, quoi. Ils vont sûrement me manquer un peu. Je ne sais pas qui je continuerai à voir. Plus que dix jours de cours…

Demain, on va au mariage.


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Jeudi 19 mai 2005

Je suis admis à Duperré ! Youpi ! C’est génial ! Je suis heureux à un point, c’est dingue.

On pourrait dire que la journée d’aujourd’hui commence désagréablement, puis finit très bien. J’ai commencé par le bac de sport. J’ai été mauvais. Je veux dire : plus encore que d’habitude. Bon. C’était fini à 9h30. Je suis rentré à la maison, puis revenu au lycée pour la récré de 10h30, parce que je voulais voir Florian et lui proposer qu’on mange ensemble ce midi, tous les deux. Mais quand je l’ai vu, je ne le lui ai pas demandé, parce qu’il avait fini les cours, il rentrait chez lui pour reprendre à 16 heures. Je m’en suis voulu. Je me suis déçu. Tout était si bien rôdé dans ma tête ! Il me restait donc une heure à tuer avant de déjeuner avec S*, Adeline, etc. J’ai été en perm, j’ai expliqué un cours d’éco à Laure, une fille de première. D’où : lien social. Pas seul. Et donc : pas déprime. Puis, on a bien rigolé à midi. Puis, encore une heure à tuer. Je l’ai passée avec Mathieu, puis Mathieu encore mais avec B* (qui venait de passer un oral pour une école de commerce). Mathieu n’a fait que causer de sexe. De ses expériences, et de ce que ses copines lui racontent. Il est intarissable sur le sujet. Et ça m’a causé une impression désagréable de le voir parler de ça avec B* : je n’arrive pas à réaliser que B* est un mec comme les autres. Mais on a bien rigolé. Vous voyez : ma journée s’améliore. Et ce n’est pas fini. Une heure de philo. C’est toujours super avec ce prof, un type formidable. Ai-je déjà cité son nom ? Si je ne l’ai pas fait, je répare l’oubli : il s’appelle M. Lanthaume.

Puis, deux heures de perm (décidément). La première en tête-à-tête avec Adeline. Avec elle, je peux causer de tout. Souvent, j’ai l’impression que personne ne peut me comprendre, mais pas avec elle. Je suis en totale confiance, je sais que je ne l’ennuierai pas en parlant. Ça m’a fait plaisir qu’elle me dise la même chose : « Tu es la seule personne au lycée à qui j’ai envie de parler de choses personnelles (à part ***). » Ça m’a surpris, car je n’avais pas l’impression qu’on était si proches. La deuxième heure, je l’ai passée avec Mathieu, et d’autres par intermittences. Pour finir, une heure d’éco. En bref : une journée très satisfaisante, sur le plan de ma vie sociale.

Quand je suis rentré à la maison (il n’y avait personne), j’ai trouvé une lettre à mon nom. Un cachet de l’école Duperré… Argh ! Le flip. Mon destin est dans cette enveloppe. Je l’ouvre ? Je l’ouvre pas ? Je retire mes pompes, mon blouson, je m’installe dans ma chambre, bien calé dans mon fauteuil, je prends mon courage à deux mains, j’ouvre. Je vois quoi ? « J’ai le plaisir de vous faire savoir que le jury a retenu votre candidature et vous autorise à vous inscrire à l’ÉSAA Duperré à la rentrée de septembre 2005 en section de Mise à niveau. » Ouah ! Le soulagement. La joie. Y a pas à dire : ça fait plaisir. Je prends le téléphone, j’appelle maman à son boulot. Après, j’ai appelé S*. Puis Juline est rentrée. À midi, elle avait vu la lettre au courrier, alors elle me pose la question. Je suis pris !

Ils ont été rapides pour donner les résultats. La lettre est datée du 16 mai (j’ai passé le concours le 10). Voilà une bonne chose de faite. Je suis rassuré de savoir que je n’irai pas moisir à la fac, à me morfondre et à rater ma vie.


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Mercredi 18 mai 2005

Ouf ! Je vais mieux. Hier aussi, c’était la déprime. Alors, quand je suis rentré à la maison, le soir, j’ai décidé de ne pas me laisser abattre. Il fallait conjurer le mauvais sort. Programme : je me suis fait plaisir (je le dis avec pudeur mais vous avez compris). J’ai goûté. J’ai tapé deux-trois chapitres de La fin du monde sur l’ordinateur. J’ai dessiné deux pages d’un Riri le Clown « trash » pour me défouler (un Riri rien que pour moi). Le soir, j’ai vu un film (Les enfants du marais, même si je l’avais déjà vu). Puis, dodo. J’ai réussi à penser à d’autres choses, donc. Et zou : je vais mieux.

Ce matin, contrôle de maths, comme toutes les semaines (le prof prend ses habitudes). Puis, une heure d’éco sur la mondialisation, qui a suscité un débat animé entre le prof, Arnaud, Jérôme, Camille et moi. Sur l’altermondialisme, l’écologie, le nucléaire, la croissance et la décroissance (Arnaud est un grand défenseur de la décroissance, et j’avoue trouver l’idée séduisante moi aussi).

Adeline m’a montré des photos qu’un ami à elle, peintre, a faites de ses toiles. Il peint des choses fascinantes. Techniquement, c’est impressionnant, certes, mais c’est surtout un style que j’aime. C’est surréaliste. C’est dingue de voir une telle maîtrise chez un jeune de dix-sept ans. Il a déjà un monde personnel très construit, très abouti.

Cet après-midi, j’ai profité d’Internet, parce que ça marchait enfin, après deux semaines où ça refusait obstinément de se connecter. M’énerve, quand c’est comme ça.

J’ai l’impression qu’on est plus proches, avec M* : on a plus de choses à se dire. C’est marrant. Je suis persuadé que ça a un rapport avec le fait que je lui ai parlé de mes préférences amoureuses… J’en suis convaincu : faire des confidences, c’est très bon pour se faire des amis. Tu témoignes ta confiance, donc tu flattes l’autre. Ça rapproche. Et puis, surtout, ça me fait du bien à moi.

Je crois que je ne vais pas renouveler mon abonnement à Spirou. C’est dommage, mais il y a tellement de choses qui m’intéressent, il faut faire des choix. Je garde Fluide, mais je sacrifie Spirou. Peut-être qu’à la place je pourrai m’abonner au Psikopat ou à Ferraille. Ou aux deux.

Samedi, on va au mariage de G* (ma cousine : la fille de R* et M*) avec T*. Ce soir, avec maman, on va faire les magasins pour être bien habillés. Je mettrai ma chemise blanche Levi’s. J’aurais voulu porter mon jean noir avec, mais maman trouve qu’il est un peu « passé ». Elle veut je je m’en trouve un autre. Et j’aimerais bien une veste, ce serait classe. Ça me plairait, mais ce qui m’embête c’est que je ne sais pas si, ensuite, je la remettrai.

Demain, je passe le bac de sport. Athlétisme : trois fois cinq cents mètres. C’est très désagréable, croyez-moi. Mais c’est vite passé. Le plus embêtant, c’est que ça me fait rater mon cours de philo, mon préféré ! C’était toujours comme ça. Déjà, au premier trimestre, l’épreuve de sport est tombée pendant la philo. Et l’oral d’espagnol : pendant la philo. Le concours pour Duperré : m’a fait rater la philo. Pourquoi ça ne se passe jamais pendant les maths ?

J’ai regardé un peu le DVD qui est avec le Studio de ce mois-ci. Un extrait sur James Dean. Je n’ai jamais vu ses films. Mais il a quelque chose de passionnant. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de lui comme d’un mythe : je suis comme tout le monde, je me fais avoir. Samedi, à l’Univers du livre, j’ai feuilleté deux bouquins sur lui. Surtout des photos. C’est le genre de type que j’aime : il n’est pas d’une beauté plastique, banale ; c’est plutôt dans son air, dans son regard, dans ses cheveux ébouriffés que ça se passe. Même avec ses lunettes. J’ai cherché une photo à dessiner, mais il n’y en a qu’une dans Studio, trop petite. Pas exploitable.


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Lundi 16 mai 2005

Gros coup de blues. Envie de rien. Envie de pleurer. Me trouve nul. Ne sais pas quoi faire, ni comment. Ai envie de parler à quelqu’un. Ne sais pas à qui. Sais que je ne le ferai pas, de toute façon. Vais pas déranger quelqu’un pour ça.

Ai envie de connaître Florian. D’être ami avec lui. Me trouve stupide, car je sais que je n’y arriverai pas. Les cours sont terminés dans quinze jours : je ne le verrai plus jamais. Faut que je me dépêche. Or, j’y pense depuis plusieurs mois et ce n’est toujours pas fait. Suis lent. Ne me comprends pas moi-même.

Voudrais écrire ce que je ressens. N’y arrive pas. Trouve tout ça vain. Suis admiratif et rageur quand je lis une belle phrase dans un roman. Aimerais savoir écrire juste. Exprimer mes émotions. Suis jaloux des dessins de Neaud (par exemple). Voudrais être aussi juste. Voudrais être aussi talentueux.

Tout est vain.

Envie de me laisser aller. Envie de me coucher. Envie d’être demain. Envie d’attendre un siècle dans mon lit. Envie de tout et de rien. Envie de pleurer.

Surtout, envie d’arrêter cette déprime stupide. Envie d’arrêter de me lamenter.

Envie de me laisser aller, mais ne le veux pas. Ne veux pas inquiéter maman. Ne veux pas me complaire là-dedans. Envie d’être fort, d’être capable de me prendre en main. D’être capable de me raisonner. De surmonter mes états d’âme ridicules.

Le coup de blues classique du frustré romantique. Le prince charmant ne viendra pas, ne rêve pas.

Le coup de blues de celui qui sait qu’il ne sait rien de la vie. De l’étranger qui voudrait connaître ce pays-là. Qui désire très fort y entrer. Mais qui ne fait rien pour ça.

Jamais sur moi ne se sont posés des yeux amoureux. On ne m’a jamais regardé avec désir. Pourquoi ? Je n’ai que dix-sept ans. C’est très peu. Je l’oublie souvent. J’ai encore tout à attendre de la vie. Je ne dois pas être pressé.

Un coup de blues imprévu. J’allais bien, aujourd’hui. J’allais bien depuis dix jours. J’étais même su un petit nuage. Un beau petit nuage. Qui est monté de plus en plus haut. Mardi, d’abord, quand je me suis débarrassé de ce concours. Vendredi ensuite, grâce à Florian.

Ce matin, B*. Il est venu me saluer. Rien que ça, ça m’émeut. Quand je le vois dans le couloir, un peu plus loin, avec les autres, et qu’il les quitte pour venir me voir ! Pour échanger juste deux mots avec moi avant de repartir en cours… Son sourire… Ses yeux… tout. (À l’interclasse, il reste en t-shirt, comme ça, il n’a pas son blouson…) J’aime son corps. J’aime son visage, son sourire, tout. J’aime le regarder. Quand je sais que je vais sûrement le voir, à telle heure, je l’attends et le redoute en même temps. Ça me fait autant de bien que de mal. Puis, quand il est parti, il est encore dans ma tête. Souvent, je serre très fort les poings, ou autre chose, n’importe quoi. J’ai besoin de reporter mon émotion sur quelque chose. M’en remettre. Je suis fou, je suis ridicule. Je suis normal, au fond, peut-être.

Je n’arrive pas à faire la part des choses, entre le plaisir et la douleur qu’il m’apporte en un seul regard. Entre le bonheur et le désespoir quand je pense à lui.

Bon. J’arrête. Je deviens excessif. J’emploie des mots qui ne devraient pas être employés. On n’est pas dans une tragédie grecque ! Je suis juste un adolescent comme tant d’autres, qui est amoureux pour la première fois d’un ami du lycée, qui se met dans des états pas possibles en imaginant qu’il vit quelque chose d’exceptionnel. C’est juste une banale histoire de sentiments contrariés. L’histoire d’un type qui rêve de quelque chose d’impossible. Et puis, non : qui n’en rêve même pas. Il sait tellement que c’est impossible qu’il ne se permet même pas d’en rêver.

Et bla bla bla. Voilà qu’il se remet à tartiner son journal de sentiments dégoulinants. Arrête de te répandre !


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