
Je dessine toujours des logos pour des boutiques qui ont fermé il y a plus de quarante ans, dans la rue Vilin, à Paris 20e.

Je dessine toujours des logos pour des boutiques qui ont fermé il y a plus de quarante ans, dans la rue Vilin, à Paris 20e.
Photo prise de l’intérieur d’un immeuble de l’actuelle rue Vilin, Paris 20e.
1921, 1931, 1958, 1968, 1978, 1985.
Le joli salon de coiffure de la rue Caillé (que je vous présentais là) a drôlement changé de physionomie depuis la dernière fois, comme une cure d’amaigrissement, quelques tonnes de béton qui se sont envolées.
195, rue du Faubourg-Saint-Antoine, Paris 11e.



Je dessine le plan d’une rue qui n’existe plus, telle qu’elle était à une époque où elle n’existait pas encore.
Chez les Schtroumpfs, les nuits de lune bleue sont celles où passe la cigogne (cf. Le bébé schtroumpf). Chez moi, les nuits de guirlande bleue, il ne se passe rien de spécial.
Quai de Béthune, Paris 4e.

J’ai trouvé dans un tiroir ces gribouillages d’un scénario d’une bande dessinée qui n’a jamais dépassé le stade du brouillon. Ça date de Mathusalem, genre-style quand j’avais douze ans, et je trouve que cette case est très réussie. La coiffure surtout.
C’est un film de Jean-Eudes mettant en scène Mr. Champi sur une musique d’Érik Satie.
Je ferme la porte derrière moi, et depuis la cour, je lève la tête vers les fenêtres. Il n’y a que la mienne de noire : les appartements du premier et du deuxième ont encore leur lumière allumée ; au quatrième, je vois la silhouette de mon voisin du dessus à travers les persiennes. Je sors de l’immeuble sans avoir aperçu Rosa, la gardienne – comme à chaque fois que je suis en avance. La deuxième porte, plus lourde, claque dans un grand bruit, et à chaque fois j’ai l’impression que je vais réveiller toute la rue de Picpus.
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