Brest-Luçon-Vintimille

À Saint-Michel-en-l’Herm, il existe une rue de l’Ancienne-Voie-Ferrée. C’est parce qu’il y avait une voie ferrée, autrefois (je vous en ai touché un mot l’autre jour à propos de Lairoux). Elle a disparu en même temps que les trains, je suppose, ou peu après.

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Faire connaissance

Si on aime les vieilles pierres, Luçon, c’est chouette. Moi, j’aime ça, les vieilles pierres. Je n’ai pas encore visité la cathédrale, mais j’ai vu le château d’eau, qui est une autre cathédrale à sa manière, en béton 1900 avec des ornements beaux comme tout. Je l’ai vu hier quand il faisait soleil. Cet après-midi, il bruine gentiment.

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Un atlas

J’étais môme, j’avais inventé des pays et les avais dessinés dans cet atlas — voilà les trois premières pages. Pour chacun, sont indiqués la surface, le drapeau et le nom d’abitants. Vous reconnaîtrez : un pon, des mers et des îles, et notamment l’île du Scelète de Girafe. À propos d’une autre, vous êtes prévenus : il ne faut jamais yalé, c’est trop dangereux.

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Remonter le courant (la Vendée est une rivière)

Je fais un peu d’archéologie. Je fouille dans mes papiers. À la médiathèque de Luçon, on prévoit une expo qui s’intitulera « dans l’atelier d’Antonin Crenn », qui durera le temps de ma présence là-bas. J’y montrerai mon travail comme si j’étais quelqu’un d’important. Plus précisément, ce sera autour du Héros et les autres : je vais étaler sur le mur toutes les choses qui ont participé à sa création, autour d’un plan de Saint-Céré. Chaque lieu important du récit sera lié à des images, des petits objets, des bouts de texte. Par association d’idées. Je ne montrerai pas seulement les choses qui m’ont servi concrètement pendant l’écriture (il y en a peu) : en fait, je vais inventer après coup une sorte de constellation. Je montrerai des livres que j’aime. Et aussi — c’est là qu’intervient l’archéologie — des petits bouts de vieux projets écrits ou dessinés quand j’avais l’âge de Martin, et qui contiennent déjà des motifs qui se sont retrouvés dans Le Héros. Et qui vont continuer de se retrouver dans d’autres textes, je vous le garantis.

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Noms de lieux : les deux Charcot

Le Pourquoi Pas ? a fait naufrage au large de Reykjavík le 16 septembre 1936. Un homme a survécu et quarante autres sont morts en mer, parmi lesquels Jean-Baptiste Charcot. Le lendemain, au Conseil municipal de Paris, Alex Biscarre demande qu’une rue de Paris porte le nom de Charcot afin de lui rendre l’hommage qu’il mérite.

L’Ouest-Éclair, 19 septembre 1936

Il existait déjà une rue Charcot à Paris depuis 1894, à côté de la Salpêtrière, pour honorer Jean-Martin Charcot — qui s’était illustré (notamment) dans cet hôpital. On n’avait pas précisé le prénom, à l’époque, parce que son fils Jean-Baptiste n’était pas connu.

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Deux lieux

Là, c’est le plan du soi-disant « appartement » d’Alexandre dans L’épaisseur du trait, dessiné dans mon carnet en 2015.

Là, c’est le plan de mon soi-disant « chez moi », c’est-à-dire le lieu où je suis présentement, que je me suis trouvé en 2017 et que j’ai aménagé selon ce dessin fait dans un autre carnet.

Toute ressemblance de moi-même avec un personnage de fiction ne saurait être fortuite : ce serait plutôt une coïncidence, voire un fait exprès.