Liste : lectures de janvier 2020

Annie Dillard. Apprendre à parler à une pierre.
Mathias Énard. Zone.
Mario Cyr. Nuit claire comme le jour.
Amélie Lucas-Gary. Hic.
Marie-Hélène Lafon. Sur la photo.
Arnaud Gosselin. Les abeilles noires de l’île d’Ouessant.
Paul Nizon. Chien.
Antoine Wauters. Pense aux pierres sous tes pas.
Raymond Queneau. Le dimanche de la vie.
Gabriella Zalapì. Antonia.

Si la photo est bonne

À nouveau, je choisis un livre presque au hasard (trouvé à la Petite Rockette, jamais entendu parler de lui ni de son autrice). Antonia, de Gabriella Zalapì. Je l’ouvre : il y a des photos en noir et blanc. C’est un journal (presque fictif) : la vie de cette Antonia, reconstituée à partir des traces qu’elle laisse pour elle-même (l’écriture intime). Antonia qui cherche à reconstituer la vie d’autres personnages (ses parents) en regardant des photos (les archives).

Je relis Les présents : « on y est presque ». Il ne s’agit plus que d’intégrer les dernières corrections discutées avec Guillaume, et de m’assurer que tout va bien. Alors je relis, mais tout ne va pas bien. Dans les premières pages : je veux changer plein de trucs. Des détails, mais nombreux. Des adverbes horribles (il y en a trop), des phrases ampoulées. Je simplifie. Et je m’inquiète : est-ce que je vais être le mec relou qui ne saura pas s’arrêter ? Qui voudra encore bouger une virgule la veille du BAT, alors que tout a été confirmé cent fois ? Je poursuis. Dans les chapitres suivants, je trouve moins à redire. Un peu, mais pas trop. Je crois que ça va. « On y est presque. » Il reste cette question en suspens : faut-il la mettre, cette photo ?

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