Mardi 8 février 2005

C’est dingue. Je dois avoir un don surnaturel. C’est comme la fois où j’écrivais ici « Il faut absolument que je parle à quelqu’un ou je vais devenir fou » et que Juline m’a invité à parler quelques heures plus tard… Hier, je disais ma crainte que maman fasse comme si de rien n’était, depuis qu’elle savait ; eh bien, le soir même, elle me demande : « Tu en es où de tes doutes existentiels ? » J’ai juste répondu : « Au même point qu’avant. » Voilà. Elle a enchaîné sur le fait que je devrais sortir plus, voir du monde, etc. Elle a raison. Je le sais bien, malheureusement ! Je le ferai, cet effort.

Sinon, aujourd’hui au lycée, c’était une journée banale. Quoique non : c’était mardi gras, il y a eu pas mal d’élèves déguisés, c’était marrant. J’ai mangé avec les habituels : S*, B*, Lisa, Amandine, M*. Et puis Flore. J’aime bien Flore. Elle est marrante. Elle pose des questions étranges, elle est très branchée philosophie et spiritualité. Elle se pose des problèmes métaphysiques. Les autres s’en moquent un peu, parce qu’elle est très naïve quand elle parle de ça. Je crois qu’elle aime discuter avec moi, et moi de même : j’aime bien les gens avec qui on peut avoir de vraies conversations. Sans se prendre la tête pour autant, mais en allant au-delà des banalités habituelles. Et elle lit beaucoup. Il n’y a pas tellement de monde avec qui je peux partager mes lectures. Il y a Flore et ses bouquins plus ou moins mystiques, les Bernard Werber ou les Éric-Emmanuel Schmitt. Il y a Mathieu, qui ne lit pas trop de romans (sauf le Voyage de Céline), mais plutôt des bouquins d’histoire ou d’économie. Il y a Camille, assez diversifiée. M* se limite à Harry Potter. S* lit peu (elle ne trouve pas le temps), sinon ses goûts sont plutôt bien (si on excepte les Mary Higgins Clark et Autant en emporte le vent…). B*, je ne sais pas. Moi, en ce moment, je lis Une journée d’Ivan Denissovitch de Soljenitsyne. Avant, j’ai lu un Amélie Nothomb (et ça me fait penser à Adeline, qui est très branchée Amélie Nothomb).


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no3 (Finalement, c’est comme tout, on s’y habitue, 19 janvier – 15 mars 2005), j’ai dix-sept ans.

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