Vendredi 3 juin 2005

J’ai passé l’espagnol cet après-midi. Le matin, j’étais à des années-lumière de penser à l’espagnol. Même cinq minutes avant de passer, je n’étais pas stressé… Bizarre. Mais tant mieux !

Si j’étais si loin de penser à cet oral, c’est parce que j’étais absorbé par mon abécédaire (décidons de l’appeler comme ça). J’ai bazardé les deux planches Arcade et Causette, parce que c’était mauvais. Je reprends tout. Je modifie le concept. Ce sera toujours vingt-six histoires en une planche, mais sans variation de style. Et il faudra que ce soit drôle à chaque fois. J’ai fait neuf scénarios. Je crois que j’attendrai de les avoir tous, pour commencer les découpages. Pas d’impatience. Et puis, j’ai le bac à passer, quand même !

Alors, cet oral d’espagnol. On était quatre convoqués à 16 heures, je suis passé le premier. Je suis tombé sur le texte que je voulais ! C’est « El beso ». Ça parle des Espagnols des années Franco qui étaient choqués de voir qu’en France on s’embrassait dans la rue ; et pire, les Russes qui s’embrassaient sur la bouche entre hommes. Tous pédés ! Donc j’ai présenté le texte, j’ai parlé dix minutes. Puis j’ai conclu en disant qu’aujourd’hui ça a bien changé. Les Espagnols sont plus ouverts et, même, plus avancés que les Français : je parle du mariage gay et de l’adoption. Voilà pourquoi ce texte me plaît : pendant l’entretien avec l’examinatrice, on a un support de discussion intéressant. Elle m’a fait parler de la movida (elle était contente, car elle m’a dit que j’étais le seul jusqu’ici à lui citer ce nom), elle m’a fait parler d’Almodóvar. J’ai dit que j’avais vu son dernier film : La Mala Educación. Elle m’a demandé si j’avais aimé, et pourquoi. Euh ! Déjà, en français, ce n’est pas facile à expliquer… mais bon, voilà, j’ai fait bonne impression, parce qu’il m’a semblé qu’elle aimait bien Almodóvar aussi. Je suis ressorti ravi.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no4 (À la découverte de la vie normale, 13 avril – 6 juin 2005), j’ai dix-sept ans.

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