Vendredi 20 mai 2005

Encore une bonne journée ! Décidément. Je ne commençais qu’à 10h30, mais je suis arrivé à 10 heures car les autres étaient en perm : je les ai rejoint. Il faisait beau. J’ai passé un moment dehors avec S*, Lisa, Amandine. Et Florian. Pourquoi était-il là, lui ? Je ne sais plus. Petit à petit, ça avance, avec Florian. Mais j’ai du mal. Je ne sais pas trop quoi lui dire, sur le ton de la conversation anodine ; j’aurais seulement des choses plus sérieuses à lui dire. C’est mon défaut. Je suis nul en conversation légère et agréable entre copains. Avec lui, j’y arrive un peu tout de même, parce qu’il est bavard et de bonne volonté. À la pause de 13h30, nous avions cours dans des salles situées l’une en face de l’autre. Du coup, on a causé dix-quinze minutes tous les deux. Vous voyez, ça avance !

J’ai donné son cadeau à B*. Ça lui a fait plaisir. À moi aussi.

Quand je suis arrivé à 10 heures, je portais mes lunettes de soleil. J’ai fait sensation. Je n’ai pas pu éviter les remarques de Mathieu ! Ça m’a fait plaisir de me faire charrier comme ça. Ça montre qu’on fait attention à moi.

Après les cours, je suis allé au centre-ville du Vésinet. Sur la place devant le Monoprix, il y avait une petite brocante de livres au profit d’Amnesty International. J’y avait déjà été, une fois, mais là je n’ai rien trouvé. Aucune BD ! J’aime bien regarder tous les livres quand même. Comme Arnaud habite à côté, on a fait le trajet ensemble. J’aime bien ce type, il faut le connaître. Il est intéressant. On peut rigoler, avec lui. Ses sujets préférés, c’est : la politique (en ce moment, donc, le non à la Constitution européenne), l’écologie, la décroissance, la lutte contre la pub. La politique dans l’ensemble. Et ça n’empêche pas de rigoler.

Ça m’a fait plaisir : on m’a félicité pour mon admission à Duperré. Certes, on félicite toujours quelqu’un qui réussit un concours ou un examen, même si on n’en a rien à foutre. Mais là, ils étaient sincères, les copains. Ils étaient contents pour moi.

Ça me fait bizarre de me rendre compte que ces copains, eh bien, je les aime bien. Il m’a fallu du temps pour le réaliser. On est à la fin de l’année, et c’est seulement maintenant que je passe du temps avec les gens de ma classe, à papoter, à rigoler. À les fréquenter, quoi. Ils vont sûrement me manquer un peu. Je ne sais pas qui je continuerai à voir. Plus que dix jours de cours…

Demain, on va au mariage.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no4 (À la découverte de la vie normale, 13 avril – 6 juin 2005), j’ai dix-sept ans.

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