Cette photo retrouvée de notre escapade à Cracovie en compagnie de nos amis ATC, pour bien prouver que ce week-end ne fut pas que débauche, mais aussi recueillement pieu auprès du Très-Saint-Père Jan Paweł II.
Doit-on plutôt faire confiance… : 1. à un professeur de lithographie plein de bonne volonté, mais au vocabulaire francophone très limité ? 2. ou à un pictogramme explicite sur un flacon, universellement reconnu ? La question reste posée.
Parfois, je me plante avec tellement d’assurance que Camille n’ose pas me contredire. Ici : comment j’ai entraîné deux copains Erasmus dans un quartier où il n’y a rien à voir…
En montrant mon book au professeur par traducteur interposé, sensation étrange de se retrouver dans un film mal doublé, où les dialogues traduits ne correspondent pas aux mouvements des lèvres…
L’excellente réputation de l’affiche polonaise n’est pas usurpée, loin de là ! Se promener parmi les colonnes Morris et les murs d’affichage est un vrai plaisir des yeux. Je propose une présentation régulière de nos trouvailles ; le thème d’aujourd’hui serait Romantique.
Entre ces deux affiches, j’avoue en avoir une préférée, trouverez-vous laquelle ?
Malheureusement, elle ne recouvre pas tout ! Cette statue est effrayante : elle mesure bien dix mètres de haut…
Dans les parcs de Varsovie, on rencontre des animaux exotiques : une girafe ; et le célèbre bison Żubrówka (avec un point sur le Z), qui broute sur les rives de Praga, et qui s’est enfui quand j’ai voulu le photographier.
Et voilà ma tronche ! Avec ma toute nouvelle carte d’étudiant qui a une sacrée allure, dans mon bar-wifi-quartier général. Je ne suis pas excessivement bronzé, j’arrive à maintenir mon teint de Parisien sans trop de soucis !
Cracovie, ça fait « crac crac » quand la neige craque sous nos pas… Nous avons passé quatre jours dans Cracovie enneigée, chez nos camarades ATC et néanmoins très sympathiques ! Un très beau séjour qui dépayse vraiment de Varsovie : Cracovie est une vraie belle ville, historique et tout ; Varsovie est moderne, sans passé.
C’était aussi l’occasion d’expérimenter les trains polonais : les guichetières de la gare qui vous méprisent quand vous leur faites comprendre que vous ne parlez pas polonais ; les toilettes du train qui se résument à une trappe s’ouvrant sur la voie ; les retards de trois heures qui sont pardonnés dans la bonne humeur autour d’un jus de pomme et de biscuits Tuc. Ils sont fous ces Polonais !
En Pologne, la télévision — comme toutes les télévisions du monde probablement — diffuse essentiellement des films et séries américaines… Mais attention ! Pas en version originale, ni en version doublée, mais les deux à la fois !
En réalité, le doublage est tellement cheap qu’il consiste à baisser le son du film et à parler par dessus. Tous les personnages sont doublés par la même voix, qui ne connaît qu’un seul ton : inexpressif. Je vous laisse juger vous-même l’étendue du désastre :
Croyez-le ou non, mais c’est ce qu’on voit sur toutes les chaînes ! Nous sommes tombés sur À bout de souffle de Godard saccagé de la même manière…
Camille : « Durant notre première semaine de vacances, chaque midi, nous mangions, non pas à la cantine d’Estienne, mais dans des bars mleczny qui signifie littéralement « bar à lait ». Le décor est inexistant, la caissière pas très aimable… mais c’est vraiment super, surtout que le plat principal est à deux euros. J’ai remarqué, au fil des expériences, une chose des plus étonnante. Les Polonais mélangent le sucré/salé de manière surprenante. Dans tous les plats, ils te case du fromage blanc, passage obligé. Sinon, beaucoup sont à base de purée de fruit ou de confiture. Exemple d’Antonin, qui n’a pas eu froid aux yeux ! Tout d’abord, placez une louche de pâtes avec rapidité. Ajoutez une louche de fromage blanc d’un mouvement sec du poignet. Pour finir, déposez une cuillerée de confiture sur le bord de l’assiette. Vous obtiendrez le plat typique polonais à moins de 1,80 euro ! Pas mal… »
* Pour les non-polonophones (il y en a peut-être parmi vous) : La cantinière. — Y’a plus d’riz ! Des pâtes ? Le touriste français. — OK !