Mardi 14 juin 2005

Hier soir, dans mon lit, j’ai pensé à ce que serait cette BD sur mon histoire avec B*. Elle serait longue, en noir et blanc, au format A5. Je n’ai pas pu m’empêcher d’ébaucher un scénario. Ce serait découpé en chapitres. J’ai tenté un découpage chronologique, mais ce n’est pas intéressant. Ce serait plutôt un chapitre pour chaque aspect de notre relation… Je l’ai écrit rapidement.

J’ai peur que ce ne soit pas intéressant. Est-ce que cette BD intéressera quelqu’un d’autre que moi ? Je raconte ce qui m’est arrivé : une histoire assez banale.

Plus tard

Est-ce bien utile de lui donner cette lettre ? Si je lui dis tout, face à face, à quoi servira la lettre ? j’aviserai.

Il faut que je la relise. Depuis que je l’ai écrite, je ne l’ai pas relue (mais je la connais par cœur). J’ai peur qu’elle soit trop sérieuse, trop « mélo », vous voyez ?

Demain, je passe l’épreuve la plus difficile (je parle du bac, à présent, pas de B*). C’est l’histoire-géo. Le truc ennuyeux, c’est qu’on ne connaît pas la nature de l’épreuve : ça peut tomber sur une majeure histoire, ou une majeure géo.

Je n’ai pas travaillé cet après-midi, je considère que tout est bouclé. J’ai essayé de me vider la tête, mais j’ai un mal fou à ne pas penser à B*. Et je dois avouer que, secondairement, j’appréhende un peu le bac.

Je ne peux pas m’empêcher de rêver que, demain, avec B*, tout se passera exactement comme je le rêve, c’est-à-dire comme cela n’arrivera jamais. Je m’imagine les plus belles choses. Je pousse l’audace jusqu’à l’embrasser, et je deviens dingue. Déjà, l’idée de le toucher ou, mieux, qu’il me touche, ça me met dans tous mes états.

J’ai eu du mal à ne pas penser à lui, mais j’ai fait des efforts. J’ai vu le film Central do Brasil de Walter Salles, celui qui avait fait le désormais mythique (pour moi) Carnets de voyage. J’ai reçu le nouveau Fluide. Il y a le début de Beijing Baby, le récit de Larcenet sur son voyage en Chine, que j’avais découvert sur son blog. Et puis Roy et Al de Ralf König. Je suis ravi que Fluide le publie, il n’y a pas beaucoup d’histoires de pédés dans ce magazine.

J’ai accompagné maman qui allait chercher la voiture au garage, pour la révision annuelle, et je n’ai eu d’yeux que pour le petit apprenti. C’est fou. Un jeune mec, avec une petite gueule comme j’aime. Dommage qu’il soit dans ce décor de garage. Je ne vois que lui, et ça me cause une sensation très agréable dans la poitrine, je me sens léger, je crois que je souris. Je suis pire qu’une fille : j’aperçois un garçon quelques secondes, et je suis dans cet état. Navrant.

J’ai terminé L’étranger. Très fort. Il y a tellement de choses là-dedans, il faudra que j’en parle à Camille. Ça lui fera plaisir de savoir que j’ai suivi son conseil.

Plus tard

J’ai relu la lettre à B*. Pour l’alléger un peu, j’ai fait un Riri le Clown à la fin, près de la signature. Pour dédramatiser la situation.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no5 (intitulé B*, 8 juin – 1er août 2005), j’ai dix-sept ans.

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