Vendredi 8 juillet 2005

J’ai fini le tome 3 du Journal. C’est vraiment magnifique. Très dur, très brut, très beau, très juste. Une phrase m’a beaucoup plu, qui s’applique aussi à mon cas : « Mais si cela ne peut même pas commencer entre Dominique et Fabrice, ce n’est pas parce que Dominique est Dominique à qui Fabrice, qui est Fabrice, ne plaît pas, c’est que Fabrice est pédé et que Dominique ne l’est pas… Avant d’être victime d’un échec personnel, Fabrice est soumis à la courbe de Gauss collective… d’un « genre » ». Je ne sais pas ce qu’est la courbe de Gauss, mais je suis sûr de comprendre le sens quand même. C’est dit avec des mots simples, ça résume atrocement la situation.

J’ai dessiné les planches 10, 11 et 12.

Ce soir, à 21 heures, je vais au café Le Celtique au Vésinet, où se réunit une bonne partie de la classe et M. A*.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no5 (intitulé B*, 8 juin – 1er août 2005), j’ai dix-sept ans.

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