Mercredi 9 novembre 2005

J’ai rêvé que B* m’écrivait. J’allais vérifier le courrier et, dans la boîte aux lettres, je trouvais une enveloppe à moitié ouverte, comme arrachée. Mais cet incident n’était pas important pour moi. Dans l’enveloppe, il y avait plusieurs choses :

  • un dessin fait par B*, du même format que l’enveloppe. C’était comme une BD de quatre cases, la page étant divisée en deux horizontalement et verticalement. Dans chaque case, il avait dessiné nos deux personnages : lui et moi. Ils ressemblaient à nos personnages quand c’est moi qui les dessine, mais en plus stylisés (le trait plus froid, comme dessiné à l’ordinateur). L’une des cases était ainsi (à peu près) : nous deux, face à face, lui à gauche et moi à droite. Son profil, impassible, et le mien animé par une émotion vive. Entre nous deux, des pointillés et deux petits cœurs tracés comme des pictogrammes ;
  • une boîte d’aquarelle ;
  • et enfin, une lettre, qu’il m’écrivait en réponse à Brusquement…

À ce moment-là, j’étais presque éveillé. J’étais dans un demi-sommeil et, malgré tous mes efforts pour rester endormi et terminer mon rêve, afin de connaître le contenu de la lettre… je me suis réveillé. Pof ! J’étais déçu. Je me suis rendormi en essayant de prolonger ce rêve, mais ça devenait artificiel. C’est moi qui ai fabriqué le rêve suivant :

J’écrivais moi-même la lettre que j’aurais aimé recevoir de lui. En substance, elle disait ceci : « Je suis content que tout ceci soit arrivé avec toi plutôt qu’avec n’importe qui, parce que tu es un type bien et que ça me fait plaisir. »

suite

Cours de MCR (Modes conventionnels de représentation) : la boîte. Dernière séance.

Je vends pour trois euros (pas osé demander plus) Les vacances de Torink à Agathe.

J’ai deux heures à midi. Après déjeuner, je me promène seul. Je retourne voir la librairie de la rue Pavée où nous sommes allés dimanche par hasard. Je n’achète rien, mais au moins j’ai tout vu : je n’ai pas de regret. Puis je marche tout au long de la rue des Francs-Bourgeois, puis la rue des Archives, et inévitablement la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. C’est ridicule, mais c’est plus fort que moi. Beaubourg, rue Quincampoix, rue Dussoubs. J’arrive à l’annexe de l’école, où j’ai cours d’anglais.

Ce soir : Les enfants en DVD.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no6 (intitulé Mieux dans mes baskets, mieux dans ma vie, 3 août – 25 novembre 2005), j’ai dix-sept ans.

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