Lundi 25 juillet 2005

Cette nuit, un de ces rêves comme j’en fais quelquefois, que je n’aime pas. Ils me mettent mal à l’aise. Sur le moment, le rêve se passe sans problème, mais au réveil, je réalise. Et c’est là que j’ai ce sentiment désagréable. J’étais à une soirée, une sorte de fête de famille. Bien sûr, il y avait maman et Juline, et un tas d’autres gens. Je vois papa. Je suis surpris : depuis si longtemps je ne l’ai pas vu ! Je me demande pourquoi ce temps si long. Toutes ces années sans se voir… Je me demande ce qu’il est devenu. Je comprends plus ou moins que c’est maman qui s’est arrangée pour que je n’aie plus de contact avec lui. Au début, je ne sais pas comment me comporter avec lui. Nous sommes comme des étrangers. Puis, petit à petit, le lien s’établit. À la fin de rêve, je m’aperçois que, pendant cette soirée, j’ai passé le plus clair de mon temps avec lui. Je me souviens qu’il était beau.

Malaise au réveil.

Autre chose. Cet après-midi, j’ai vu une pelleteuse restée coincée sous la rampe du pont. Elle a amoché le pont, elle n’a pas pu passer.

Je vois un beau mec dans la rue. Il téléphone. Je le regarde. Argh ! Je m’aperçois que c’est le type du marché. Je lui souris. Le sourire le plus bête que j’aie jamais fait, je crois. Pitoyable. Il me dit « Salut » en même temps. Je me suis trouvé idiot, ridicule. Le mec me reconnaît, il me salue (familièrement, en plus) alors qu’il est au téléphone… et moi, ça y est, je fonds sur place. Une vraie midinette.

J’ai très bien travaillé : dessiné les planches 46, 47, 48 et 49.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no5 (intitulé B*, 8 juin – 1er août 2005), j’ai dix-sept ans.

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