Jeudi 27 avril 2006

Puisque le hasard ne suffira pas, je choisis de passer à l’action. Ce matin, j’écris ce petit mot à É*, que je glisse dans une enveloppe. À 11h30, au BDE, je vois Adrien, un mec de sa classe qui m’inspire plutôt confiance et que j’aime bien :
« Tu sais où je pourrais trouver É* ?
— Il n’a pas cours aujourd’hui, mais il passera peut-être dans l’après-midi pour chercher un boulot d’édition. Attends, je l’appelle, si tu veux ! »
Je m’affole :
« Ouh la la, non, c’est pas la peine ! T’en fais pas. Est-ce que je pourrais éventuellement te confier ça, pour lui ? Tu finiras bien par le voir !
— Pas de problème. Au pire, je le vois samedi.
— Je te fais confiance ? ou bien tu préfères que je ferme l’enveloppe ?
— De toute façon, je le lirai avec lui !
— C’est ça, oui… »

Un mec cool. C’est à lui que j’avais confié le lot de Bazart, souvenez-vous.

Je flippe un peu à l’idée qu’É* risque de me téléphoner, mais bon : c’est ce que je cherche, après tout !

Je suis plutôt gai aujourd’hui. Et bizarrement : plutôt serein, en fait… bien que cette histoire vienne de prendre un tour décisif.


Tout à coup, je fais un rapprochement avec mon année dernière : le conflit d’intérêt bac / B*. Et aujourd’hui : concours d’entrée en BTS / É* ?


L’adorable Camille G* est tenue au courant de tout ce qui m’arrive de ce côté-là. Bizarrement, elle ne sait même pas à quoi ressemble É* (sait-elle seulement son nom ?)


Journée plutôt pépère. On chante Lennon en anglais, on écoute Deleuze en histoire de l’art, on dessine Marie-Christine. J’achète L’étrangleur no2 à midi. Le soir, je m’éternise avec Mme Marot qui s’occupe de mon dossier.

Ce soir, dans le métro, un type qui pourrait être mon cousin G*. Beau gosse, en costume, il bouquine. Je crois reconnaître un petit mouvement de bouche, qui tient du tic, mais qui me semble caractéristique… mais caractéristique de qui ? Finalement, je ne le connais pas, ce cousin. Je l’ai vu quelques heures, il y a un an, après des années sans aucun contact. Je serais incapable de dire si ce type est G* ou non. Et le fait qu’il ne me reconnaisse pas non plus n’est pas un indice, car, en toute logique, il me connaît aussi peu que je le connais. Ce doute me fait flipper.


Maman est sortie de l’hôpital. Des pansements sur les jambes, une visite de l’infirmière tous les jours et quinze jours d’arrêt de travail.

C’est tout de même mieux quand elle est là, dans cette maison !


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no8 (intitulé Croissance exponentielle, 19 mars – 23 juin 2006), j’ai dix-huit ans.

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