Mardi 21 février 2006

Des nouvelles de Y* par Morgane, qui l’a appelée hier soir. Elle est sortie de l’hôpital. Elle devrait venir en cours demain…

Avec Mme Bonhivers, nous dessinons Marie-Christine (pour la troisième fois).

Micro-événement : j’achète mon deuxième Têtu après moult tergiversations. J’y pensais depuis quelque temps (oui, vous le savez, avec moi, tout est préparé, prémédité…) et c’est le titre Brokeback Mountain en couverture qui m’a décidé. Je l’ai acheté au kiosque de la gare, à Auber. Je suis entré, je l’ai repéré, je suis ressorti, je suis resté dix minutes devant le kiosque, j’ai hésité. Je me suis dit : « Allez, Antonin ! Assumer ton homosexualité, c’est aussi face au marchand de journaux ! » et alors, zou, j’y ai été. Et j’ai réalisé que ce n’était pas si terrible. Tout ça pour ça…

Arrivé à la maison, je suis un peu déçu de ne voir que trois pages sur Brokeback Mountain… mais content du reste. Je passe un bon bout de temps à le lire.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no7 (intitulé Vincent, Alexandre, Édouard et les autres, 29 novembre 2005 – 18 mars 2006), j’ai dix-sept et dix-huit ans.

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3 commentaires

  1. Ah je me.souviens des premiers achats de Têtu… j’avais fait plusieurs dizaines de kilomètres pour être sûr de ne rencontrer personne qui me connaisse, 🤦‍♂️ tourner en rond je ne sais combien de temps avant de le prendre et de prendre aussi un autre magazine, histoire de recouvrir le Têtu à la caisse…. tout cela plusieurs fois jusqu’à ce qu’un jour, je puisse l’acheter “Tête haute”.
    Têtu a dû être une béquille pour pas mal de garçon sur le chemin du “s’assumer”…

  2. Eh oui, cher Éric, nous appartenons à cette vielle génération qui a connu l’achat de magazines en kiosque ;)
    L’autre grand saut, pour moi, c’est la première fois que je suis entré à la librairie Les Mots à la bouche. C’était décisif. Tellement important que je continue de la fréquenter avec émotion… !

  3. Il me semble bien que je ne suis jamais entré dans cette librairie. Mais je ne désespère pas que ça arrive un jour… Qui sait. Si en plus, je savais que j’avais des chances d’y croiser un auteur que je connais !

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