Des cigognes (et puis quoi encore)

par Antonin Crenn

Vous le saviez, vous, qu’il y avait des cigognes en Vendée ? Moi, non. Je croyais qu’elles n’existaient qu’en Alsace, où elles font leur nid sur les cheminées, et au village des Schtroumpfs, où elles apportent les bébés les nuits de lune bleue. Quand j’y pense : c’était la pleine lune, quand W. m’a emmené voir les cigognes. Ça ne peut pas être un hasard.

Il y a tout, finalement, en Vendée. Par exemple : on croit que la côte vendéenne n’est qu’une immense plage de sable à perte de vue — mais, en vrai, il y a aussi des falaises. Elles sont à Jard-sur-Mer : je les ai vues. La plage comme on l’imagine, c’est celle de la Tranche, que je me rappelais vaguement : j’y ai été, môme, mais impossible d’en retrouver un autre souvenir que celui du sable et de l’eau.

Le jour des cigognes, on revenait de la Tranche, justement : W. a arrêté la voiture à Lairoux, il m’a expliqué ce qu’est le communal, et il m’a dit « Tu vas voir ». Et j’ai vu les cigognes. Perchées sur leurs longues pattes, fouillant l’eau et, visiblement, y trouvant leur bonheur : elles renversaient la tête en arrière pour avaler leur proie — ce qu’elles mangeaient, je ne sais pas. Et puis, le soleil s’est couché. Les cigognes aussi, peut-être. Comment savoir.