Mercredi 20 juillet 2005

D’après un site à la con, les « B* » sont des personnes sociables, généreuses, bien intégrées au groupe, agréables en société. Tu parles ! Le mien est secret, silencieux, taciturne, solitaire !

J’ai dessiné les planches 36 et 37 (et hier, une seule planche).

J’ai terminé La secte des égoïstes d’Éric-Emmanuel Schmitt, emprunté à la bibliothèque après que Flore me l’a conseillé. Elle aime bien cet auteur. J’ai bien aimé aussi.

Je n’ai pas fait grand chose aujourd’hui.

En ce moment, il y a des travaux sur le pont. Ils refont la route, sur une voie seulement. Ils ont fait l’autre l’année dernière. Du coup, c’est le bordel pour traverser la Seine (pour les bagnoles, je veux dire). Je veux passer sur le trottoir de gauche, mais il est obstrué par une petite barrière merdique. Je vois que tout le monde passe quand même, en la contournant, sous les yeux d’un responsable qui ne bronche pas. Alors, je passe. Et là, il me dit : « On ne passe pas. Passez sur l’autre côté. » Je dis : « Mais les autres, ils passent… » Il insiste. J’obtempère. Je rebrousse chemin pour traverser la route plus loin, et prendre l’autre trottoir. Je croise un type et je ricane intérieurement : « Toi aussi, mon pote, tu vas te faire refouler. » Et il passe. Mais ! Pourquoi lui, et pas moi ? Je le suis des yeux : nous sommes donc chacun sur un trottoir, allant dans la même direction. Il va à Casino, comme moi. Mais il y va par la voie la plus directe, alors que je vais être obligé de faire le tour. Alors je presse le pas. J’arrive presque à son niveau. Je rattrape mon retard : on arrive quasiment en même temps, au même but.

Le 26 septembre ressort au cinéma La fureur de vivre. J’aimerais bien voir ce film.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no5 (intitulé B*, 8 juin – 1er août 2005), j’ai dix-sept ans.

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